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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:54

Très attendu, le procès des implants mammaires PIP se tiendra pendant un mois à Marseille. Des milliers de femmes sont concernées par cette affaire de gel non homologué.

Le procès des prothèses mammaires PIP s'ouvre ce 17 avril 2013 à Marseille. Au cœur du scandale, des implants mammaires dont le gel utilisé n'est pas conforme à la loi. Pendant un mois, le tribunal correctionnel va se pencher sur cette affaire qui concerne environ 30 000 femmes en France. Le fondateur de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), Jean-Claude Mas sera confronté aux plaignantes, soit environ 5 250 personnes.

L'affaire a commencé le 30 mars 2010. La société PIP est placée en liquidation judiciaire après une alerte de l'Agence des produits médicaux (ANSM). Les implants mammaires qu'il produit sont retirés du marché à cause d'un taux anormal de ruptures et de l'utilisation d'un gel douteux.

En avril de la même année, le parquet de Marseille ouvre une enquête préliminaire pour "tromperie aggravée et mise en danger de la vie d'autrui". Quelques mois plus tard, le 28 septembre, l'Afssaps (Agence nationale de sécurité du médicament) recommande le retrait des prothèses en cas de risque de rupture.

L'année suivante, en octobre 2011, Jean-Claude Mas est placé en garde à vue. Il avoue, face aux enquêteurs, avoir utilisé un gel non homologué, sans regrets. “Je l'ai sciemment fait car il était moins cher, et de bien meilleure qualité", a-t-il affirmé, assurant qu’il était sans danger pour la santé.

Un mois plus tard, le 21 novembre 2011, une femme décède à Marseille après avoir développé un cancer suite à la rupture de ses prothèses PIP.

A la suite de ce décès, une information judiciaire contre X pour "homicide et blessures involontaires" et une enquête préliminaire pour tromperie aggravée sont ouvertes parallèlement, le 8 décembre 2011.

En janvier 2012, les événements s'enchaînent : le distributeur de produits chimiques Brenntag admet avoir fourni du silicone industriel à la société PIP. Quelques jours plus tard, le Figaro révèle que l'entreprise de Jean-Claude Mas aurait fourni des prothèses mammaires à des centres anticancéreux français.

A la fin du mois, le 27 janvier 2012, Jean-Claude Mas est mis en examen à Marseille pour "blessures involontaires". Le 5 juillet de la même année, il est mis de nouveau en examen, à propos de l'aspect financier de l'affaire.

Finalement, le 11 avril 2013, la justice française ouvre la voie à l'indemnisation des victimes, plusieurs milliers de femmes, moins d'une semaine avant l'ouverture du procès.

Auteur : Elena Bizzotto

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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