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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:35

Aux États-Unis, le nombre d’enfants diagnostiqués comme ayant des troubles bipolaires aurait été multiplié par 40 depuis dix ans.

Il est évident que cette augmentation de 4 000 % n’est pas crédible et démontre bien que les dépistages à tout va sont dangereux. Nombre de psychiatres révisent leurs diagnostics, inquiets de milliers d’enfants arbitrairement soignés pour une maladie dont ils étaient indemnes, et tout cela à cause d’un système de santé non fiable et de la publicité outrancière des compagnies pharmaceutiques.

Le 23 juin 2011, le Star Tribune signalait : “La volte-face de la profession pourrait aider les générations futures, mais elle soulève des questions au sujet du mal fait à des enfants qui n’auraient jamais dû entendre un tel diagnostic, ni recevoir les médicaments utilisés pour les soigner.”

Commentaires du Dr Mercola le 30 juillet 2011 : “De pareils articles prouvent bien que la terrifiante pratique routinière de prescrire des drogues antipsychotiques à des enfants est, dans la majorité des cas, une arnaque mal inspirée par l’industrie du médicament. Dans ce cas, une violente réaction contre ce diagnostic chez les enfants est sans doute la meilleure chose qui puisse survenir.”

D’après le Dr Mercola, ce diagnostic ridiculement établi vient de plusieurs causes : des médecins trop zélés, des parents désorientés, le système d’assurance-maladie qui réclame un diagnostic précis et codé d’une maladie établie et enfin le marketing agressif et même parfois illégal de Big Pharma. Ces facteurs contribuent à créer ce que le Dr Stephen Setterberg, fameux psychiatre américain pour enfants, qualifie de “diagnostic à la mode”, mais, pour le Dr Mercola, cette “mode” à la capacité de détruire des vies.

La violente réaction contre ce diagnostic a conduit la profession des psychiatres à reconsidérer les critères du diagnostic et surtout à changer son nom par “Disruptive Mood Dysregulation Disorder”, qu’on pourrait traduire par troubles de l'humeur par dérèglement de l’activité mentale, qui s’appliquera aux enfants sujets à de fréquentes colères et irritables en périodes normales. Cependant, si l’on ne change pas radicalement la façon de traiter ces enfants, ce changement de nom ne servira pas à grand-chose.

Bien qu’on ne recommande pas impunément des sirops pour la toux ou des antibiotiques aux enfants, avec la prise de drogues psychiatriques qui peuvent altérer le cerveau, on joue un jeu bien plus dramatique encore et souvent irréversible, d’autant que la moyenne des enfants traités ainsi augmente bien plus rapidement que celle des adultes.

En outre, la tendance à donner plusieurs médicaments à la fois croît également et les enfants reçoivent plusieurs drogues pour traiter un ensemble de symptômes dont certains sont des effets secondaires d’autres produits. Ainsi, le Dr Carrie Borchardt, psychiatre des Hôpitaux et cliniques pour enfants du Minnesota, a constaté : “Lorsque vous supprimez ces médicaments chez un nombre important d’enfants, les symptômes disparaissent et, alors, ils n’ont plus de problèmes bipolaires et n’ont eu que des problèmes médicamenteux.”

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Published by violence à l'hôpital - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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