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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:51

Selon certains psychiatres le Zyprexa® devrait continuer à être utilisé malgré ses effets nocifs car il est plus efficace que ses concurrents chez les patients gravement atteints, alors que pour d’autres confrères, le produit n’est pas plus efficace que les médicaments courants. Il serait intéressant de connaître les liens entre certains psychiatres et le laboratoire. En 2003, après avoir passé en revue les travaux interne de la firme, le FDA a déclaré que ces effets secondaires n’étaient pas spécifiques du Zyprexa®, et qu’on n’avait pas de preuve que ce médicament était responsable du diabète.

Ely Lilly a également été accusé d'avoir illégalement étendu l’usage du médicament depuis l'automne 2000. En effet, une campagne bien organisée, baptisée “Viva Zyprexa”, intimait aux représentants médicaux d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® aux patients âgés ayant des symptômes de démence. Il fallait bien rattraper le manque à gagner ! Or la Food and Drug Administration n’a jamais autorisé le Zyprexa® dans les cas de démence et a même averti les médecins “qu'il accroît le risque de décès chez les patients” en question.

Le 5 janvier 2007, Eli Lilly a accepté de payer plus de 500 millions pour arrêter 18 000 procès en cours, sans compter les indemnités déjà octroyées à des dizaines de milliers de victimes, mais cet arrangement ne met pas fin aux poursuites des avocats et procureurs fédéraux. Parmi les autres effets secondaires, on trouve des cas de vertige, somnolence, dyspepsie, constipation, asthénie, tremblement, hypotension posturale et même des cas, rares tout de même, de priapisme et de leucopénie.

D’après la compagnie, 1 200 procès sont encore en attente. Tarra Ryker, porte-parole de Lilly a signalé que ces affaires n’ont pas encore été réglées pour “diverses raisons”. Les actions de Lilly qui étaient tombées après l’annonce de ces règlements sont remontées très rapidement à 52,36 dollars.

Dominique Amory, qui dirige la filiale française, affirme avec superbe que “jamais Lilly ne s'est engagé dans une promotion hors autorisation”. Doit-on en déduire que ce laboratoire est au-dessus de tout soupçon ? Sûrement pas lorsqu’on connaît le nombre d’experts de la FDA qui ont de très importants intérêts financiers dans la compagnie, les milliers de procès qui lui sont intentés par les victimes du Prozac®, médicament fabriqué par ce laboratoire, et la protection dont il jouit grâce à la famille Bush qui entretient des liens étroits avec lui.

En mars 2007, lorsque j’avais publié dans le journal Votre Santé un article intitulé “Le Zyprexa® sera-t-il mis en examen ?”, ce dernier m’avait valu une réponse personnelle de Dominique Amory, qui dirige la filiale française du laboratoire Eli Lilly. Pour lui, la première valeur de Lilly est “le respect des autres”.

Dans sa lettre adressée à Votre Santé, il répondait à mes accusations en affirmant que son groupe avait toujours respecté les règles de transparence vis-à-vis du monde médical, et il me reprochait mon “récit biaisé des faits” et les suspicions dont je faisais état, qui “pouvaient susciter la crainte des patients voire conduire certains d’entre eux à interrompre voire à abandonner leur traitement avec tous les risques pourtant bien établis que cela implique.” En fin de lettre, il disait espérer que je tiendrais compte de ces éléments à l’occasion d’une prochaine analyse.

À l’époque, j’ai préféré ignorer une telle lettre car j’estimais que ce monsieur connaissait, aussi bien que moi-même, les graves suspicions qui entouraient ce produit, puisque, depuis 2005, Eli Lilly avait déjà accepté de payer plus d’un milliard et deux cents millions de dollars à quelque 28 500 personnes, victimes de diabète ou diverses pathologies après la prise de ce médicament, et que des milliers d'autres procédures sont en cours.

Il savait également qu’en 2002, la firme avait rejeté le projet d’informer les psychiatres au sujet du diabète afin de ne pas ternir la réputation du Zyprexa® et qu’elle était accusée d'avoir illégalement étendu l’usage du médicament auprès des généralistes, encourageant ses représentants à décrire ce médicament comme un psychotrope “sûr, doux, parfait pour ceux qui ont des maladies mentales sans gravité”. Il savait aussi que les visiteurs médicaux avaient reçu l’ordre d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® aux patients âgés ayant des symptômes de démence, alors que la Food and Drug Administration n’a jamais autorisé le Zyprexa® dans les cas de démence et a même averti les médecins “qu'il accroît le risque de décès chez les patients” en question.

Or, le directeur de la filiale française n’a pas hésité à écrire : “l’ensemble de nos collaborateurs sont tenus de respecter, à travers la charte de la visite médicale, les bonnes pratiques de promotion favorisant le bon usage du médicament”. Est-ce que le fait d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® à des patients chez lesquels il accroît le risque de décès et sans l’autorisation de la FDA, pourtant laxiste sur le sujet, relève des “bonnes pratiques” et du “respect scrupuleux d’une éthique médicale dans ses relations avec les professionnels de la santé”, dont se targue l’auteur de cette lettre ?

Je n’ai donc pas répondu alors, mais le 31 janvier 2008, dans sa Newsletter, FiercePharma, association américaine qui dénonce les scandales de la santé publique, répondait pour moi en avertissait ses lecteurs : “Si les remords sont proportionnels aux sommes que vous pouvez accepter de payer pour absoudre vos fautes, alors Eli Lilly doit se sentir très coupable au sujet de son produit le Zyprexa®.”

Et à l’instar de FiercePharma, le New York Times du même jour nous rappelait que la compagnie était accusée d’avoir incité les médecins à prescrire ce médicament aux patients atteints de démence ou seulement déprimés, alors qu’il n’était agréé que pour les cas de schizophrénie et de troubles bipolaires graves. Les deux médias confirmaient que le laboratoire et les parties civiles qui l’attaquent essaient de trouver un accord pour arrêter les enquêtes gouvernementales et fédérales sur la commercialisation de ce produit.

Peu de temps après, tout le monde pouvait voir une vidéo dans laquelle Shahram Ahari, un ancien visiteur médical d’Eli Lilly, qui dévoilait le “cynisme absolu” et les “combines” d’Eli Lilly pour influencer les médecins et ajoutait qu’il n’avait aucun mal à reconnaître dans la rue des patients psychotiques traités par le Zyprexa®. “Quant aux études médicales et aux fameuses statistiques censées fonder scientifiquement la publicité des firmes, “elles sont comme les prisonniers. Il suffit de les torturer assez longtemps pour leur faire dire tout ce qu’on veut qu’elles disent”.

D'autres anciens visiteurs médicaux ont dévoilé les techniques utilisées pour influencer et manipuler les médecins et pour créer un terrain accueillant en les “intéressant” par des voyages, des repas, des cadeaux, des échantillons et toutes sortes de gadgets que les visiteurs médicaux tiennent à la disposition de “ces grands enfants innocents que sont les médecins, émerveillés par ce qu'on leur offre et ne pouvant pas résister à la tentation...”

C’est alors que j’ai décidé d’envoyer une lettre ouverte à Monsieur Amory par le biais du journal Votre Santé, et cette fois, il n’a pas répondu.

Enfin, le 17 juillet 2008, le juge new-yorkais Jack Weinstein, en charge du recours collectif contre Eli Lilly pour les effets indésirables du Zyprexa®, a violemment accusé les instances publiques de régulation, les autorités sanitaires et particulièrement la FDA, qui ont “laissé faire Eli Lilly et n’ont pas pris les mesures nécessaires afin que les informations disponibles sur l’efficacité et les dangers pharmacologiques du produit parviennent rapidement aux médecins prescripteurs”.


Pour cela il faudra découvrir les victimes françaises du Zyprexa® qui, selon nos bonnes habitudes, n'existent même pas puisqu'elles ne connaissent pas leur prédateur et ne peuvent donc obtenir justice. Si aucun intérêt financier n’est en jeu, il nous reste à penser que nos autorités sanitaires ne lisent rien d’autre que Le Quotidien du médecin, ignorent totalement ce qui se passe hors de l’hexagone, et ont perdu tout sens critique.

Cependant, tout s’explique lorsqu’on apprend que le Zyprexa® est, de loin, le médicament le plus rentable du laboratoire. Ses ventes, qui représentent 28 % de son chiffre d’affaires, s’élevaient à 5 milliards de dollars en 2010. On comprend pourquoi la firme s’acharne à défendre son produit et se permet de payer de telles sommes pour le blanchir

Selon certains psychiatres le Zyprexa® devrait continuer à être utilisé malgré ses effets nocifs car il est plus efficace que ses concurrents chez les patients gravement atteints, alors que pour d’autres confrères, le produit n’est pas plus efficace que les médicaments courants. Il serait intéressant de connaître les liens entre certains psychiatres et le laboratoire. En 2003, après avoir passé en revue les travaux interne de la firme, le FDA a déclaré que ces effets secondaires n’étaient pas spécifiques du Zyprexa®, et qu’on n’avait pas de preuve que ce médicament était responsable du diabète.

Ely Lilly a également été accusé d'avoir illégalement étendu l’usage du médicament depuis l'automne 2000. En effet, une campagne bien organisée, baptisée “Viva Zyprexa”, intimait aux représentants médicaux d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® aux patients âgés ayant des symptômes de démence. Il fallait bien rattraper le manque à gagner ! Or la Food and Drug Administration n’a jamais autorisé le Zyprexa® dans les cas de démence et a même averti les médecins “qu'il accroît le risque de décès chez les patients” en question.

Le 5 janvier 2007, Eli Lilly a accepté de payer plus de 500 millions pour arrêter 18 000 procès en cours, sans compter les indemnités déjà octroyées à des dizaines de milliers de victimes, mais cet arrangement ne met pas fin aux poursuites des avocats et procureurs fédéraux. Parmi les autres effets secondaires, on trouve des cas de vertige, somnolence, dyspepsie, constipation, asthénie, tremblement, hypotension posturale et même des cas, rares tout de même, de priapisme et de leucopénie.

D’après la compagnie, 1 200 procès sont encore en attente. Tarra Ryker, porte-parole de Lilly a signalé que ces affaires n’ont pas encore été réglées pour “diverses raisons”. Les actions de Lilly qui étaient tombées après l’annonce de ces règlements sont remontées très rapidement à 52,36 dollars.

Dominique Amory, qui dirige la filiale française, affirme avec superbe que “jamais Lilly ne s'est engagé dans une promotion hors autorisation”. Doit-on en déduire que ce laboratoire est au-dessus de tout soupçon ? Sûrement pas lorsqu’on connaît le nombre d’experts de la FDA qui ont de très importants intérêts financiers dans la compagnie, les milliers de procès qui lui sont intentés par les victimes du Prozac®, médicament fabriqué par ce laboratoire, et la protection dont il jouit grâce à la famille Bush qui entretient des liens étroits avec lui.

En mars 2007, lorsque j’avais publié dans le journal Votre Santé un article intitulé “Le Zyprexa® sera-t-il mis en examen ?”, ce dernier m’avait valu une réponse personnelle de Dominique Amory, qui dirige la filiale française du laboratoire Eli Lilly. Pour lui, la première valeur de Lilly est “le respect des autres”.

Dans sa lettre adressée à Votre Santé, il répondait à mes accusations en affirmant que son groupe avait toujours respecté les règles de transparence vis-à-vis du monde médical, et il me reprochait mon “récit biaisé des faits” et les suspicions dont je faisais état, qui “pouvaient susciter la crainte des patients voire conduire certains d’entre eux à interrompre voire à abandonner leur traitement avec tous les risques pourtant bien établis que cela implique.” En fin de lettre, il disait espérer que je tiendrais compte de ces éléments à l’occasion d’une prochaine analyse.

À l’époque, j’ai préféré ignorer une telle lettre car j’estimais que ce monsieur connaissait, aussi bien que moi-même, les graves suspicions qui entouraient ce produit, puisque, depuis 2005, Eli Lilly avait déjà accepté de payer plus d’un milliard et deux cents millions de dollars à quelque 28 500 personnes, victimes de diabète ou diverses pathologies après la prise de ce médicament, et que des milliers d'autres procédures sont en cours.

Il savait également qu’en 2002, la firme avait rejeté le projet d’informer les psychiatres au sujet du diabète afin de ne pas ternir la réputation du Zyprexa® et qu’elle était accusée d'avoir illégalement étendu l’usage du médicament auprès des généralistes, encourageant ses représentants à décrire ce médicament comme un psychotrope “sûr, doux, parfait pour ceux qui ont des maladies mentales sans gravité”. Il savait aussi que les visiteurs médicaux avaient reçu l’ordre d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® aux patients âgés ayant des symptômes de démence, alors que la Food and Drug Administration n’a jamais autorisé le Zyprexa® dans les cas de démence et a même averti les médecins “qu'il accroît le risque de décès chez les patients” en question.

Or, le directeur de la filiale française n’a pas hésité à écrire : “l’ensemble de nos collaborateurs sont tenus de respecter, à travers la charte de la visite médicale, les bonnes pratiques de promotion favorisant le bon usage du médicament”. Est-ce que le fait d’influencer les médecins pour prescrire le Zyprexa® à des patients chez lesquels il accroît le risque de décès et sans l’autorisation de la FDA, pourtant laxiste sur le sujet, relève des “bonnes pratiques” et du “respect scrupuleux d’une éthique médicale dans ses relations avec les professionnels de la santé”, dont se targue l’auteur de cette lettre ?

Je n’ai donc pas répondu alors, mais le 31 janvier 2008, dans sa Newsletter, FiercePharma, association américaine qui dénonce les scandales de la santé publique, répondait pour moi en avertissait ses lecteurs : “Si les remords sont proportionnels aux sommes que vous pouvez accepter de payer pour absoudre vos fautes, alors Eli Lilly doit se sentir très coupable au sujet de son produit le Zyprexa®.”

Et à l’instar de FiercePharma, le New York Times du même jour nous rappelait que la compagnie était accusée d’avoir incité les médecins à prescrire ce médicament aux patients atteints de démence ou seulement déprimés, alors qu’il n’était agréé que pour les cas de schizophrénie et de troubles bipolaires graves. Les deux médias confirmaient que le laboratoire et les parties civiles qui l’attaquent essaient de trouver un accord pour arrêter les enquêtes gouvernementales et fédérales sur la commercialisation de ce produit.

Peu de temps après, tout le monde pouvait voir une vidéo dans laquelle Shahram Ahari, un ancien visiteur médical d’Eli Lilly, qui dévoilait le “cynisme absolu” et les “combines” d’Eli Lilly pour influencer les médecins et ajoutait qu’il n’avait aucun mal à reconnaître dans la rue des patients psychotiques traités par le Zyprexa®. “Quant aux études médicales et aux fameuses statistiques censées fonder scientifiquement la publicité des firmes, “elles sont comme les prisonniers. Il suffit de les torturer assez longtemps pour leur faire dire tout ce qu’on veut qu’elles disent”.

D'autres anciens visiteurs médicaux ont dévoilé les techniques utilisées pour influencer et manipuler les médecins et pour créer un terrain accueillant en les “intéressant” par des voyages, des repas, des cadeaux, des échantillons et toutes sortes de gadgets que les visiteurs médicaux tiennent à la disposition de “ces grands enfants innocents que sont les médecins, émerveillés par ce qu'on leur offre et ne pouvant pas résister à la tentation...”

C’est alors que j’ai décidé d’envoyer une lettre ouverte à Monsieur Amory par le biais du journal Votre Santé, et cette fois, il n’a pas répondu.

Enfin, le 17 juillet 2008, le juge new-yorkais Jack Weinstein, en charge du recours collectif contre Eli Lilly pour les effets indésirables du Zyprexa®, a violemment accusé les instances publiques de régulation, les autorités sanitaires et particulièrement la FDA, qui ont “laissé faire Eli Lilly et n’ont pas pris les mesures nécessaires afin que les informations disponibles sur l’efficacité et les dangers pharmacologiques du produit parviennent rapidement aux médecins prescripteurs”.

Aurons-nous un jour en France un juge qui accusera le laxisme des autorités françaises qui persistent à autoriser un médicament dont l’efficacité est contestable, les effets secondaires indiscutables et le prix exorbitant, et dont la renommée est basée sur des mensonges ?

Pour cela il faudra découvrir les victimes françaises du Zyprexa® qui, selon nos bonnes habitudes, n'existent même pas puisqu'elles ne connaissent pas leur prédateur et ne peuvent donc obtenir justice. Si aucun intérêt financier n’est en jeu, il nous reste à penser que nos autorités sanitaires ne lisent rien d’autre que Le Quotidien du médecin, ignorent totalement ce qui se passe hors de l’hexagone, et ont perdu tout sens critique.

Cependant, tout s’explique lorsqu’on apprend que le Zyprexa® est, de loin, le médicament le plus rentable du laboratoire. Ses ventes, qui représentent 28 % de son chiffre d’affaires, s’élevaient à 5 milliards de dollars en 2010. On comprend pourquoi la firme s’acharne à défendre son produit et se permet de payer de telles sommes pour le blanchir

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Published by violence à l'hôpital - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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