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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 12:27

Le dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA présente une balance bénéfices-risques défavorable.

Le dosage dans le sang de l'antigène spécifique de la prostate (PSA) est utilisé notamment dans le dépistage des cancers de la prostate. En septembre 2012, l'Agence française des produits de santé a interdit la mise à disposition en France des autotests de dosage du PSA, qui permettent la mesure du taux de PSA dans le sang hors d'un cadre médicalisé, notamment à domicile, à partir d'une goutte de sang capillaire.

Indépendamment des performances de ces autotests, l'intérêt clinique du dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA n'est pas démontré, quel que soit l'âge. Son effet est au mieux minime sur la mortalité par cancer de la prostate, sans effet sur la mortalité globale. Mais ses effets indésirables sont avérés.

Environ 70 % des participants dont le résultat du dosage du PSA est estimé anormal n'ont pas de cancer. Outre l'inquiétude d'avoir peut-être un cancer, ils sont exposés aux effets indésirables des prélèvements de la prostate servant à confirmer le diagnostic, parfois graves, notamment par complication infectieuse.

Souvent, le dépistage conduit à des diagnostics par excès, c'est-à-dire à la découverte de cancers dont l'évolution naturelle n'aurait pas compromis la santé des personnes atteintes. Le traitement de ces cancers expose pourtant à l'incontinence urinaire, à des troubles de l'érection, etc.

Pour les hommes qui envisagent un dépistage du cancer de la prostate, mieux vaut que cette démarche s'accompagne d'une information équilibrée de la part d'un soignant, sur son efficacité incertaine et sur ses conséquences parfois néfastes.

©Prescrire 1er mai 2013

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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