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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 21:12

 Le Rohypnol®, une benzodiazépine du laboratoire Roche ne sera bientôt plus commercialisée en France.

Cette décision prend effet aujourd'hui dans tous les établissements de santé.

Les pharmacies suivront le 30 septembre. Cet arrêt est essentiellement lié au phénomène d'abus chez les toxicomanes, en particulier dans la région PACA. Explications. « Le Rohypnol® (flunitrazépam) a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France le 24 décembre 1984 », indique l'Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM). Médicament hypnotique de la famille des benzodiazépines, il est prescrit sur ordonnance sécurisée dans des indications limitées aux troubles sévères du sommeil. « Vers la fin des années 90, l'Agence avait mis en évidence un abus et un usage détourné extrêmement important du Rohypnol® par les toxicomanes, associés à un trafic », souligne l'ANSM.

Il était également utilisé dans le cadre d'une soumission chimique, c'est-à-dire à des fins criminelles ou délictuelles (vols, violences ou viols). Aussi, pour diminuer ces mésusages, plusieurs mesures réglementaires strictes ont été prises par les autorités sanitaires.

Le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) a été modifié au cours des vingt dernières années, en lien avec l'accroissement des connaissances sur les risques liés à ce médicament. Un usage détourné trop fréquent Depuis 2008, le flunitrazépam figure donc sur la liste des traitements susceptibles de faire l'objet d'un mésusage, d'un usage détourné ou abusifs.

Ceci rend obligatoire l'inscription du nom du pharmacien sur l'ordonnance et la mise en place d'un protocole de soins. « Ces mesures ont ainsi fortement restreint les abus et détournements du Rohypnol® », précise l'ANSM.

Les ventes ont diminué de 94% entre 2000 et 2009. Cependant, les problèmes d'abus demeurent chez les toxicomanes, « en particulier dans la région PACA ». Selon l'ANSM, « le flunitrazépam figure parmi les molécules les plus retrouvées sur les ordonnances suspectes de falsification présentées aux pharmaciens d'officine ». Pour les patients actuellement traités, l'ANSM leur conseille « au cours de leur prochaine consultation, de voir avec leur médecin les modalités à mettre en place pour le sevrage de leur traitement ».

 

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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