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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:43
L'Agence du médicament s'est dotée d'un outil informatique. Il a pour mission de repérer les mauvaises molécules. 

Le Mediator aurait obtenu une très mauvaise note avec 1100 points. Le Doliprane, un résultat beaucoup plus modeste avec 210 points et l'Aspirine, seulement 200 points.

Cette grille de notation qui va jusqu'à 1450 points est issue d'une toute nouvelle procédure d'évaluation des médicaments mise au point à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cet algorithme vise à hiérarchiser les médicaments que la France va devoir réévaluer. Il a été présenté mercredi lors du conseil d'administration de l'Afssaps. L'objectif du mandat de l'Agence délivré par le ministère de la Santé est de restaurer la confiance des Français mise à mal par le scandale du Mediator. À partir d'un score de 600 points, la molécule court de grands risques d'être retirée du marché. Mais des médicaments obtenant un résultat plus bas pourront également être interdits si leur bénéfice en terme de santé publique est déclaré trop faible. C'est le cas du Vastarel, une autre molécule de Servier prescrite pour les baisses d'acuité et les troubles du champ visuel présumés d'origine vasculaire, le traitement d'appoint des vertiges et des acouphènes. Le Vastarel avait obtenu la bonne note de 380 points mais, en raison de sa trop faible efficacité, il a été suspendu.

Parmi les critères entrant dans l'élaboration de cet algorithme, figure en très bonne place la comparaison avec ce qui se passe dans les autres pays européens. On se souvient que le Mediator avait été suspendu en Espagne et en Italie en 2003 et 2004. Que le médicament soit retiré du marché parce que le laboratoire estime que le chiffre d'affaires est insuffisant ou parce que les autorités sanitaires en ont pris la décision en raison d'effets secondaires graves rentrera en ligne de compte. Seront également considérés, les risques intrinsèques aux molécules, leur mode d'administration et, évidemment, les risques avérés.

La méthode doit être affinée 

C'est François Hébert - qui a rejoint l'Afssaps fin mars -, un ancien élève de l'École polytechnique et de l'École nationale d'aéronautique, qui fut également responsable de plusieurs programmes d'équipements de défense au sein de la Direction générale de l'armement (DGA), qui a coordonné la mise en place de cet algorithme. La méthode doit être affinée mais elle permet d'ores et déjà d'établir une hiérarchie dans les médicaments à réexaminer en priorité.

L'histoire du Mediator a notamment mis en lumière la pauvreté et l'inefficacité du système de vigilance sanitaire français. Elle a permis à l'opinion publique de voir qu'un médicament dont le service médical rendu était qualifié d'«insuffisant» en 1999 pouvait rester encore dix ans sur le marché.

À l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), on a promis la réévaluation de quelque 100 à 200 molécules avant la fin 2011. En tout, c'est l'ensemble de la pharmacopée commercialisée avant 2005, soit 4000 médicaments qui doivent être passés à la loupe.

Ce jeudi matin, la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'Agence étudie le cas de la Nitrofurantoïne (des laboratoires Merck), utilisée contre les cystites chez la femme. Cet antibiotique est accusé d'entraîner la survenue de graves pathologies pulmonaires, rénales et hépatiques depuis sa mise sur le marché au début des années 1970. Une jeune fille de 18 ans qui avait pris ce médicament pendant plusieurs mois a dû subir une greffe du foie. Une réduction d'utilisation sera très certainement décidée pour ne prescrire la Nitrofurantoïne uniquement quand aucune autre alternative est possible.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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