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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 21:45

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Article extrait d’un Libre Journal de Serge de Beketch du 27 septembre 2006 – N° 387.

 

Le principe actif de plusieurs produits comme le Valium, le Lexomil, le Rohypnol, le Stilnox, le Lysanxia, le Tranxène, le Témesta, etc.

L’Halcion, lui, a été retiré du marché après qu’il a été démontré qu’il était à l’origine de plusieurs tueries dont celle perpétrée par un ex-policier qui a passé onze ans en prison pour le meurtre de sa femme avant de faire reconnaître la responsabilité de ce médicament dont il était consommateur régulier.

 

En Grande-Bretagne, le produit  est interdit, aux Etats-Unis, le laboratoire et le médecin prescripteur ont été reconnus responsables des crimes commis par un autre policier.

 

En 1996, à Sceaux (Hauts-de-Seine), Marguerite Zakrewski égorge son mari et son fils aîné, étrangle son plus jeune fils et se pend. L’enquête révèle qu’elle est sous benzodiazépine.

En septembre 1995, à Auxerre, un père jette son bébé dans l’Yonne et va raconter son geste aux gendarmes sans autre explication. L’enquête révèle que son médecin lui avait prescrit onze ( !) médicaments dont l’Haldol, le Rohypnol et le Prozac, à prendre matin, midi et soir. En 1998, une femme qui suit un régime amaigrissant constitué d’un cocktail d’amphétamines et de Lysanxia découpe en morceaux une amie qui ‟l’agaçait”… En 1996, un artisan est acquitté pour avoir agi en état de  démence après avoir incendié sa propre maison alors qu’il venait de prendre deux comprimés de benzodiazépine.

 

A ce réquisitoire, les laboratoires répondent par une statistique : selon le Dr Jean-Claude Monfort, de l’hôpital Chennevier à Créteil « sept consommateurs de benzodiazépine sur 10 000 seraient exposés à un risque grave ».

Sept sur dix mille, c’est effectivement dérisoire… sauf si l’on sait que le nombre d’adeptes des psychotropes est de deux millions. Ce qui veut dire qu’il se promène en France mille cinq cent ‟tueurs fous” potentiels

 

Alors, dira-t-on, pourquoi ne pas interdire ces produits ? La réponse est donnée par le professeur Zarifian :la France consomme de deux à quatre fois plus de psychotropes que n’importe quel autre pays européens. Et le chiffre provient, explique le psychiatre « des sociétés privées spécialisées qui  vendent leurs informations aux laboratoires pharmaceutiques, pour permettre à ces derniers d’affiner leur marketing ».

Voilà la clef de l’affaire : les psychotropes sont comme les produits laitiers ou les disques, de purs produits commerciaux. Et comme tels, ils constituent la principale source de bénéfice de l’industrie pharmaceutique.

 

La France, avec plus de cent millions de boîtes par an (11% des adultes prennent, au moins deux fois par an, un médicament psychotrope, tranquillisant, hypnotique, neuroleptique ou antidépresseur) rapporte à elle seule deux cent millions d’euros. Et le Pr Zarifian d’ajouter (1) ce détail effrayant : les généralistes, insuffisamment formés et mal rémunérés, étant forcés de multiplier les actes, « il est plus rapide de prescrire un tranquillisant que de prendre le temps d’écouter son patient ».

 

Quant à l’Etat, sa passivité face à ce fléau s’explique : la plupart des experts de l’Agence du Médicaments, des universitaires et chercheurs influents dans les instances nationales de la santé publique, sont aussi consultants auprès des laboratoires pharmaceutiques, ou dépendent d’eux pour le financement de leurs recherches.

 

Les effets de cette connivence sont catastrophiques : en 1996, Kouchner, alors ministre de la Santé, commande un rapport sur les effets des psychotropes.

 

Résultat : dix ans plus tard, un décret oblige les fabricants à apposer sur l’emballage de leurs molécules un cryptogramme triangulaire rouge contenant la silhouette d’une voiture…

 

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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