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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 19:47


«En 2007, en Australie, le système de pharmacovigilance a alerté les médecins sur les troubles neuropsychiatriques provoqués par le zolpidem (Stilnox), de la famille des hypnotiques. Les troubles observés sont les hallucinations (104 cas) et les amnésies (62 cas). Mais le plus grave et le plus inquiétant, c'est la survenue de somnambulisme avec des comportements étranges ou inappropriés. [...] Une patiente a été observée en train de manger devant son réfrigérateur ouvert... alors qu'elle dormait. Elle a grossi de 23 kilos en sept mois. Un patient s'est réveillé avec un pinceau dans la main : il venait de peindre la porte d'entrée en dormant ! Enfin deux autres cas ont été signalés: des patients ont conduit leur véhicule alors qu'ils dormaient!»

Les effets secondaires peuvent être ravageurs
«Pratiquement toutes les classes thérapeutiques peuvent induire des effets secondaires graves, voire mortels, surtout lorsqu'ils surviennent chez des personnes âgées ou fragiles. Les anti-inflammatoires utiles dans les poussées d'arthrose peuvent provoquer des hémorragies digestives ou des ulcères gastro-duodénaux. Les antalgiques aussi facilement prescrits ou consommés que le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, etc.) peuvent induire des hépatites graves, dont certaines sont fulminantes, voire mortelles. Les psychotropes, dont la France détient le record européen de consommation, sont responsables de 10 à 30 % des hospitalisations en urgence, surtout chez les personnes âgées. Les antibiotiques, dont là encore les Français sont les champions de la prescription, induisent des accidents cutanés de type allergique et, pour certains d'entre eux, des problèmes hématologiques ou rénaux. Il est essentiel de connaître les effets secondaires d'un médicament pour les dépister et prévenir les risques ! Il y a des effets indésirables fréquents mais bénins ; il y a des effets secondaires rares mais graves. [...] L'acné chez les adolescents est banale ; le traitement par l'isotrétinoïne (Roaccutane) des laboratoires Roche peut provoquer des troubles psychiques graves. En mars 2007, la FDA [NDLR : Food and Drug Administration, autorité sanitaire américaine] avait déjà signalé l'existence de troubles psychiques chez des patients prenant du Roaccutane ; entre 1982 et mai 2000, elle avait recensé 37 cas de suicide (24 pendant le traitement et 13 après), 110 hospitalisations pour dépression, idées suicidaires ou tentative de suicide et 284 cas de dépression sans hospitalisation!»

Quand Le sevrage nuit à la santé
«En 2001, un médicament est mis sur le marché: le bupropion (Zyban). C'est une substance proche d'un psychostimulant amphétaminique. La dénomination commune internationale est l'amfébutamone, et cette molécule était autrefois commercialisée comme anorexigène coupe-faim amphétaminique sous le nom de Tenuate Dospan, de Moderatan, de Prefamone Chronules, médicaments retirés du marché en 1999 en raison du risque d'hypertension artérielle pulmonaire et de risques cardiaques. Aux Etats-Unis, l'amfébutamone est commercialisée depuis 1997 pour le sevrage tabagique. En France, son autorisation de mise sur le marché n'a été accordée qu'en 2001 sous réserve d'une surveillance destinée à poursuivre l'évaluation du potentiel de pharmacovigilance. Ce médicament a une efficacité modeste, mais son succès dépend de la posologie : plus on augmente la dose du bupropion, plus le taux de réussite de sevrage tabagique s'accroît. En revanche, les effets secondaires ne sont pas mineurs : sur 1 237 cas d'effets secondaires rapportés au centre de pharmacovigilance d'Australie, on compte 427 cas de troubles psychiques (anxiété, dépression, agitation) et 406 cas de troubles neurologiques (tremblements, convulsions, céphalées). On a décrit des risques accrus de cauchemars. En dehors de ces risques psychiques, il existe aussi des réactions allergiques graves qui surviennent dix à vingt jours après le début du traitement : réaction d'urticaire, d'oedème, de démangeaisons. Enfin, des cas d'hypertension artérielle ont été rapportés.»

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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