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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 19:37

La notification des effets indésirables par les soignants est une activité utile à la collectivité, qui leur demande un peu de temps. Les autorités de santé doivent l'encourager, notamment par un retour d'informations.

Lors de la mise sur le marché d'un médicament, ses effets indésirables sont peu ou pas connus. C'est pourquoi il est important d'encourager la déclaration des effets indésirables survenus chez les patients, par les soignants et par les patients. 

Peu de soignants déclarent les effets indésirables aux centres de pharmacovigilance, au motif d'un manque de temps, d'un excès de "formalités administratives", d'un manque de retour d'informations, etc. L'expérience d'un médecin généraliste en région parisienne montre pourtant que cette notification est à la portée des soignants motivés. 

Ce médecin a décidé de relever en 2010 tous les effets indésirables qu'il constatait. Il a ainsi recueilli et déclaré 163 effets indésirables, soit 2,3 pour 100 actes. 12 effets indésirables étaient graves, 5 effets indésirables étaient inattendus.

L'auteur a retiré de son expérience que le recueil de tous les effets indésirables permet « d'analyser les effets indésirables bénins attendus pouvant être générateurs d'anxiété et/ou de consommation de soins secondaires et de réfléchir à la nécessité des prescriptions elles-mêmes dans une vision globale du rapport bénéfices/risques des prescriptions». 

Il témoigne que cette activité s'est intégrée à son activité médicale et qu'elle est à la portée des soignants. Les centres de pharmacovigilance ont un rôle fondamental pour inciter à la notification, notamment par un retour d'informations aux soignants, ce qui est loin d'être le cas général.

©Prescrire 1er janvier 2013

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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