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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:47

 

Les soins de santé coûtent cher. A titre individuel, ils deviennent inabordables, à charge de la communauté, ils peuvent compromettre le budget d’un état. Nouvelles maladies et nouveaux dépistages sont sans cesse portés par les médias à l’attention d’un public avide de sécurité et de santé comme sont tous les publics âgés.

Jusqu’à la fin des années 70, le coût des soins de santé comme celui de l’enseignement était assuré par des mécanismes de solidarité. C’est fini et cela fracture nos sociétés en deux : ceux qui peuvent s’assurer et ceux qui ne le peuvent pas.
 
 
Les progrès attendus en génomique et thérapies cellulaires nous préparent une médecine sur mesure, donc très chère, au lieu d’une médecine de prêt-à-porter encore abordable.

Il faudra disposer de plus de moyens ou les utiliser autrement. Comme les moyens sont limités, c’est essentiellement à leur meilleur usage qu’il faudra s’attacher.

Je cherche à savoir ce que l’on peut, ce que l’on doit faire pour préserver les soins de santé utiles, accessibles à tous, dans un monde qui semble avoir oublié les mécanismes d’équité que nos parents avaient mis en place. Il s’agit d’un débat sur la médecine et ses réponses solvables à des demandes raisonnables.

Commençons par le commencement. La reproduction ne devrait plus être pour notre espèce un but en soi et la société ne devrait pas avoir à la financer, surtout si elle implique des prises de risques disproportionnées. Faut-il vraiment que chacun ajoute sa petite pierre biologique à l’édifice surchargé ?  Là est la question : avoir des enfants ou pas.

Elle est d’autant plus pertinente que l’homme est devenu la première cause de dégradation de l’environnement et le principal obstacle au développement durable. Tout irait sans doute mieux si nous étions deux ou trois fois moins nombreux.

Aujourd’hui, c’est après trente ans que le couple ou la mère seule, déjà sur le déclin de sa fécondité, envisage une première grossesse programmée et sans délai, ce qui amène souvent à médicaliser la conception pour rencontrer l’impatience du couple et la baisse naturelle de fertilité maternelle.

En facilitant les études, la vie reproductive, l’emploi et le travail des jeunes mères à l’âge où elles sont naturellement le plus fécondes, on éviterait une bonne part des dépenses en procréations médicalement assistées et prises en charge des dégâts qu’elles génèrent.

La consultation pré-conceptionnelle entre trop lentement dans nos habitudes. Elle permet pourtant d’éviter les maladies congénitales et héréditaires et de pallier les risques connus en recourant au diagnostic préimplantatoire, moindre mal si le désir de se reproduire malgré tout est impérieux.

Une fois l’enfant conçu, le suivi de la grossesse par les échographies et les tests de plus en plus précis et non invasifs permet de déceler les affections qui n’auraient pas été prévenues et de proposer à la mère objectivement éclairée l’interruption volontaire de grossesse ou l’avortement thérapeutique. Peu de mères correctement informées acceptent pour elles-mêmes, leur couple et la fratrie le fardeau d’un enfant handicapé. Ce n’est pas parce qu’une malformation se traite qu’il faut convaincre les parents de l’accepter. Ou alors la société doit en assumer toutes les charges.

Comme on vient à la vie, il faut un jour la quitter, parfois même avant d’y avoir goûté. Aux deux bouts de l’existence, il y a des choix à faire. Etre et cesser d’être, le mieux possible, au bon moment, sans coûts économiques et humains déraisonnables.

La médicalisation de la conception a généré une épidémie de prématurés de plus en plus précoces jusqu’à moins de 25 semaines au lieu des 40 prévues.

Si en 60, un prématuré de moins d’un kilo avait 95 % de chance de mourir, en 2007, il a 95 % de malchance de survivre.
 
Les grands prématurés en-dessous de 26 semaines gardent souvent des séquelles sensorimotrices et des handicaps majeurs. Parmi vingt enfants de 25 semaines, seuls 10 % survivront et 80 % de ces 10 % seront atteints de troubles graves qui compromettent la qualité de leur vie et constituent un calvaire parental. Maintenant que des grands prématurés qui ont bien évolué arrivent à l’âge adulte, on les découvre fragiles au plan rénal, cardio-vasculaire et neuroendocrinien. Dans nos pays, les services de neurologie pédiatrique sont peuplés de prématurés. Plutôt que de forcer la survie des grands prématurés dont l’avenir est aussi sombre que le présent, ne vaudrait-il pas mieux investir dans l’éducation et l’aide aux mères et aux enfants ?
 
Rendre l’éducation et l’enseignement accessibles à tous de la crèche à la fin d’une formation serait plus sage que de développer à tout va des services pointus de néonatologie.
 
A l’autre bout de la vie, les dépenses inutiles et à nos corps défendant ont aussi explosé. La longévité fait que l’esprit s’éteint de plus en plus tôt que le corps dont la médecine prolonge la survie. Vivre plus longtemps, autonome, avec l’esprit en éveil ne poserait pas de problème. S’il vous arrive de fréquenter les maisons de repos et de soins pour personnes âgées, vous savez combien d’aînés avant de partir connaissent une longue période de régression mentale et affective pénible pour leur entourage et peut-être pour eux-mêmes. La médecine maintient des esprits morts dans des corps délabrés dont les fonctions vitales sont parfois réanimées sans le consentement de personne. Ces souffrances sont vaines et coûteuses, nous serons des millions à les subir si nous n’y prenons garde. Les lois bienvenues sur l’euthanasie devraient voir étendre leur champ d’application, le suicide assisté devrait être mieux connu et banalisé. L’acharnement thérapeutique prohibé.
 
Au crépuscule de sa vie, la personne âgée devrait pouvoir user de sa lucidité pour partir à temps, en communion avec les êtres et les choses qu’elle a aimés avant qu’ils ne lui deviennent étrangers ou même hostiles.
 
Cela ne doit pas empêcher de se battre pour que la longévité de l’esprit rattrape celle du corps et que les personnes âgées continuent à faire partie des adultes actifs de demain. La maîtrise que l’homme a acquise sur la naissance, il peut l’acquérir sur la mort si elle cesse d’être considérée comme un échec mais plutôt comme le terme d’un accomplissement.

Après avoir parlé des deux bouts de la vie, parlons de l’entre-deux. Notre façon de vivre, de nous alimenter, de nous droguer de multiples façons mais surtout de nous informer, de cultiver notre esprit critique sont les bases de la santé. Une santé inégalement répartie au départ par le génome et qui s’use plus ou moins vite au fil du temps selon l’environnement de chacun.
 
Les habitudes alimentaires s’acquièrent dès avant la naissance par ce que mange la maman. Ensuite par l’allaitement maternel, base d’une alimentation saine et qui a enfin fait son grand retour.
 
 

 

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans MANIPULATION MENTALE
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