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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 19:50

 

"Ma maladie fait peur à tout le monde alors que si elle avait été prise à temps... jamais je n’aurais eu de telles séquelles." confie Rosalie.
"Ma maladie fait peur à tout le monde alors que si elle avait été prise à temps... jamais je n’aurais eu de telles séquelles." confie Rosalie. (D.R)

Quand Rosalie Boulanghein a été hospitalisée en urgence à Montpellier, en juillet 2010, les médecins ont diagnostiqué une phlébite. Elle avait 18 ans.

Après deux jours de traitement et des séances de kiné, la jeune femme, pliée de douleurs, est retournée aux urgences pour être prise en charge une nouvelle fois. Rien n’y a fait. Elle est ressortie avec une poche de glace sur la jambe et un diagnostic assuré : une lombosciatique. Le lendemain, Rosalie sera de nouveau hospitalisée pour une thrombose veineuse profonde.

"Sans traitement adéquat, le mal était fait, assure Pascal Boulanghein, le père. Toutes les veines de ma fille étaient obstruées et il a fallu lui placer des ressorts pour lui sauver la jambe. Depuis, elle n’a plus l’usage de son membre. La maladie orpheline dont souffrait sa mère et qui était connue de tous est alors confirmée."

La famille, qui demeure à Florensac, a décidé de poursuivre les médecins devant les tribunaux

"Nous ne sommes pas là pour gagner de l’argent mais pour que les malades soient entendus. Quand les diagnostics sont différents, comme ils l’étaient pour ma fille, les médecins auraient dû, d’eux-mêmes, demander l’avis d’un tiers", insiste ce père qui souffre moralement de voir son enfant dans cet état.

"J’ai 22 ans et j’envisage mon avenir de façon très difficile. J’ai beaucoup de rancœur, assure Rosalie. Je suis dégoûtée, je ne comprends pas pourquoi nous en sommes là aujourd’hui. J’ai tellement souffert. Je l’ai tellement criée cette douleur et jamais personne ne m’a entendue."

"Malgré mes cris, pour eux, je n’avais rien !"

Les services de santé mis en cause se réfugient derrière le secret médical et n’expliquent pas comment ils sont passés à côté de la maladie de la jeune femme.

"Mon premier combat sera celui de remarcher. Ensuite, je veux que l’on punisse ceux qui se sont trompés. Car ils ne m’ont ni écoutée, ni entendue. Je ne veux plus entendre que l’erreur est humaine, comme on me l’a déjà servi. Ces médecins se sont arrêtés à leur spécialité sans jamais envisager d’autres examens. Malgré mes cris, pour eux, je n’avais rien !"

Rosalie, reconnue travailleuse handicapée, œuvre dans une administration. Elle sera handicapée à vie, n’a plus de vie sociale, ni même sentimentale. "Comment voulez-vous. Ma maladie fait peur à tout le monde alors que si elle avait été prise à temps... jamais je n’aurais eu de telles séquelles."

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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