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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 10:05

reud a été élevé et allaité jusqu'à trois ans par une nourrice avec laquelle il avait une relation très forte. Elle était catholique et l'amenait à l'église ; les parents de Freud étaient juifs et pas du tout religieux, mais Freud s'est imbibé dès son jeune âge de l'univers catholique (paradis, enfer, jugement dernier).

Sa nourrice valorisait son intelligence et était persuadée qu'il deviendrait un "grand homme".

Mais elle l'a aussi violé (utilisé pour son plaisir = probablement forcé à lui faire des cunnilingus).

Puis, suite à des vols qu'elle a commis et qu'elle lui a fait commettre dans la maison, les parents de Freud ont fait enfermé la nourrice pendant 10 mois en prison.

Freud ne l'a jamais revu. ça a été un gros traumatisme pour lui, accentué par le fait que ses demi-frères lui ont expliqué les choses d'une telle manière, qu'il a cru qu'elle avait été tué...

Qui plus est, à la même période, la famille a déménagé en catastrophe à cause d'une histoire de fausse monnaie (sa famille trempait dans une affaire louche).

Il est aussi probable que Freud a vu sa mère coucher avec les fils de son mari, soit séparément, soit ensemble. Re-traumatisme.

Et il est aussi probable - et là pour le cas quasi-certain - que Freud a été violé par son père. Il a confié à son ami Fliess que son père a violé ses frères et soeurs, on voit mal pourquoi seul le petit Freud aurait été épargné ?

Donc une enfance particulièrement orageuse et traumatisante, avec des viols imposés aussi bien par une figure maternelle (sa nourrice) que par une figure paternelle (son père).

Une famille incestueuse où tout le monde couche plus ou moins avec tout le monde : la mère de Freud avec ses beau-fils, le père de Freud peut-être avec la nourrice, la nourrice avec Freud, le père de Freud qui viole ses enfants...

+ le fait que le père de Freud a probablement tué sa précédente épouse.

+ le scandale de la fausse monnaie qui a éclaboussé toute la famille Freud.

+ le fait que Freud ne savait pas s'il était bien le fils de son père, ou un "batard" - son vrai père était peut-être son demi-frère (le fils de son père). Car sa date de naissance est problématique, qu'il a vu sa mère coucher avec cet homme et avec d'autres, et qu'adulte, son demi-frère lui a fait à demi-mot un aveu de paternité.

Pas étonnant ensuite que Freud ait pensé que le sexe est au centre de tout et que les traumatismes sexuels de l'enfance soient à l'origine de divers troubles mentaux...

D'autant que Freud était lui-même très déprimé, instable et qu'il a traversé plusieurs épisodes de demi-folie.

Un des points très intéressant de "Deadly Dr Freud", c'est qu'il met en lumière les identifications de Freud.

D'après Scagnelli, l'auteur de "Deadly Dr Freud", Freud a subi à cause de ses traumatismes sexuels des dédoublement de personnalité - ce n'est pas prouvé mais c'est une hypothèse intéressante.

Ce qui est sûr c'est qu'il éprouvait le besoin de s'identifier de façon très précise à un grand nombre de personnages réels ou littéraires :

Oedipe, Hamlet, Macbeth...

(j'en oublie)

or beaucoup de ces figures sont des assassins. En fait, Scagnelli a fait le compte : Freud s'est fortement identifié à 20 figures d'assassins !

Et la plus significative de ses projections-identification, c'est probablement celle du Diable.

Freud s'identifiait fortement au diable - il en a d'ailleurs parlé à ses disciples.

Ce qui ne l'empêchait pas, selon Scagnelli, de s'identifier aussi partiellement à Jésus, Moïse, etc.

Autre aspect très intéressant du livre du Scagnelli : la mise en lumière du fait que Freud a passé plusieurs pactes avec le diable. Certains biographes pensent qu'il s'agit de pactes purement métaphoriques, d'autres pensent qu'il a carrément signé des parchemins.

Quand l'un de ces pactes arrivait à échéance, il était envahi par l'angoisse, il avait peur de mourir...

Et faisait un nouveau pacte dans l'espoir de prolonger sa vie.

Autre aspect intéressant : je savais déjà que Freud avait poussé beaucoup de gens au suicide mais ce qui ressort du livre de Scagnelli c'est qu'il savait très bien ce qu'il faisait, c'était un besoin chez lui de pousser les gens à se suicider. Une manière d'exorciser ses propres pulsions suicidaires.

Freud est d'ailleurs mort suicidé (il a délégué son suicide à son médecin).

Il est très dommage que "Deadly Dr Freud" ne soit pas plus connu... c'est un gros travail de recherche très convaincant.

Eric Miller et Scagnelli n'ont pas le même point de vue sur Freud. Scagnelli est beaucoup plus empathique (probablement parce qu'il est psychothérapeute) que Miller, qui lui est plus dans le jugement.

Scagnelli pense que Freud a tué son demi-frère John (qui était probablement son vrai père) quand celui-ci avait plus de quarante ans, tandis que Miller pense qu'il l'a tué quand il avait dix-sept ans. Les deux points de vue tiennent la route mais j'aurais tendance à penser que c'est Miller qui a raison.

Scagnelli est moins catégorique dans l'attribution de différents meurtres à Freud - sauf pour la tentative d'assassinat de Fliess, qui est elle suffisamment prouvée pour qu'on ne puisse pas en douter.

Mais Scagnelli montre aussi que Freud avait une personnalité de meurtrier et des motifs puissants (liés à son enfance, mais pas seulement) de tuer beaucoup de gens...

Par exemple, si Freud a tenté d'assassiner Fliess, c'était pour lui piquer sa théorie sur la bisexualité originelle. Il voulait en être l'inventeur. Des facteurs émotionnels ont aussi joué : Fliess était pour Freud comme un père, et Freud a toujours voulu tué les figures paternelles qui l'entouraient.

Scagnelli met aussi en lumière la personnalité du principal hagiographe de Freud, Jones, et on découvre un type qui était lui aussi très perturbé, mythomane, et qui a commis différents forfaits.

Si vous lisez l'anglais et que vous êtes curieux de mieux connaître la véritable personnalité de Freud, je vous conseille de lire "Deadly Dr Freud".

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans PSYCHIATRIE
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