Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 21:00

 

Nicole Delépine

 

Nicole Delépine est responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches. Fille de l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale et thérapeute engagée, elle a récemment publié La face cachée des médicaments.


Il ne faut surtout pas légiférer car cela ne favorisera que les lobbys pharmaceutiques. Il faut seulement redonner le bon sens aux Français pour qu’ils comprennent que quand ils sont fatigués c’est parce qu’ils se sont couché trop tard, et qu’ils doivent se reposer.

De la même manière, vous perdrez dix kilos si vous mangez mieux et si vous êtes mieux dans votre tête, pas en prenant des herbes pour maigrir. C’est une tendance terrible, car plus les gens prennent conscience qu’il y a des problèmes avec les médicaments, plus ils se tournent vers les compléments alimentaires. C’est du marketing !

Toujours selon Nutrinet, les consommateurs de compléments alimentaires sont généralement au courant des recommandations nutritionnelles, mangent souvent bio et ont un mode de vie plus sain que la moyenne. Comment expliquer que ce soit ces personnes, qui a priori n’en ont pas besoin, qui achètent le plus de compléments alimentaires ? Cette étude est-elle révélatrice d’un rapport "maladif" aux médicaments et aux compléments en tout genre en France ?

Manger bio, c’est bien. Même s’il n’est pas toujours facile d’être sûr qu’il s’agit de nourriture bio. Ce sont des gens qui sont à l’écoute de tout ce qui peut être positif en termes de bien-être, et qui sont très largement victimes de la publicité mensongère.  Les bien-portants qui mangent bio n’ont pas besoin d’autre chose, normalement.

Certaines personnes qui subissent une chimiothérapie peuvent trouver que tel ou tel complément alimentaire leur fait du bien. Il y a au moins effet placebo, ce qui n’est pas si mal. J’aime mieux qu’il y ait cet effet avec un complément, si tant est que le médecin soit au courant et qu’il n’y ait pas de contre-indication. Au contraire, ce sont des produits qui, pour un certain nombre, sont assez efficaces. Mais efficacité veut dire toxicité potentielle, et cette dernière peut elle-même être mélangée avec la toxicité des médicaments prescrits normalement.

J’évoque l’épisode du fluor dans mon livre, qui est extraordinaire : pour des histoires d’argent on a fait donner pendant une vingtaine d’années du fluor à tous les enfants. Ce qui a créé des complications… Il faut être extrêmement prudent, mais ne pas légiférer.

Partager cet article

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens