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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 14:14

Tout part d'un rhume mal soigné de Philippe, le mari de Violaine Vanoyeke. Comme il doit se rendre avec elle quelques jours plus tard en Egypte, un médecin lui conseille d'aller prendre les antibiotiques nécessaires à l'hôpital. Ils se rendent donc dans un C.H.U de la région parisienne pour régler ce problème bénin. Philippe doit sortir de l'hôpital l'après-midi même, au plus tard le lendemain.
C'est en fait le début de deux mois d'enfer inimaginable pour le couple, l'enchaînement incroyable d'erreurs qui vont entraîner la mort de Philippe.
Comme il était très fatigué, Violaine a préféré un transport en ambulance, son médecin lui ayant indiqué différentes sociétés privées. Elle se rend alors compte de la difficulté de trouver des ambulances de libres, et n'ose imaginer des cas urgents. Elle finit par trouver une société qui lui envoie une ambulance ... après quatre heures d'attente. Les ambulanciers, dont le look (boucles d'oreilles et tatouages) étonne sur le coup Violaine lui interdisent de monter dans l'ambulance avec son mari. Elle les rejoint donc à l'hôpital avec sa voiture personnelle.
MAIS que s'est-il passé dans l'ambulance.... Philippe y rentre avec un mauvais rhume, un quart d'heure après Violaine le retrouve littéralement jeté en travers du lit à l'hôpital, la tête dans le vide, dans un coma respiratoire ! L'enquête judiciaire en cours s'attache notamment à retrouver les ambulanciers et à savoir ce qui s'est passé dans cette ambulance, car là est le début de leur enfer.
Le chef de service constate rapidement le coma respiratoire, et Philippe est transporté en service de réanimation. Il sort de son coma et retrouve un état à peu près normal dix jours après.
Une autre erreur intervient, que le chef de service reconnaît à plusieurs reprises ... oralement : alors qu'il est intubé, Phillipe a été placé en position assise, ce qu'il ne faut jamais faire dans un tel cas. Le tube est alors tombé, mais étant resté sans surveillance, Philippe fait un arrêt cardiaque, le tube ne sera remis en place ... qu'une demie-heure plus tard.
Le cerveau ayant été très mal oxygéné pendant ces trente minutes, on laisse donc entendre à Violaine Vanoyeke que son mari ne sera plus qu'un légume. Il s'en sortira cependant, mais à la suite du réintubage, il va contracter une bactérie.
A partir de là, Violaine et son mari vont se retrouver complètement seuls et abandonnés par tout le personnel médical, car lorsqu'un patient est maltraité ou mal soigné, il rompt avec les médecins, en qui il n'a plus, et c'est logique, confiance. Un mur entre le patient et les médecins s'érige alors, qui conduit à un véritable abandon du patient :
Quand Philippe est finalement revenu à lui, il était très encombré au niveau bronchique. A plusieurs reprises, Violaine a demandé un kiné, pour pouvoir faire remonter les encombrements et les évacuer. Mais personne n'a répondu à son appel à l'aide, aucun kiné n'est venu s'occuper de son mari, sachant qu'on lui a refusé de faire venir un kiné de l'extérieur.
Philippe est mort étouffé par ses encombrements, faute d'attention et de présence des médecins....

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Published by violence à l'hôpital - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
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