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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:09

Le très sérieux journal français « Le Monde » publie un dossier sur les dangers des pilules de 3ème et 4ème génération, suite à une plainte déposée au pénal en France contre une pilule contraceptive accusée d’avoir provoqué un accident vasculaire cérébral très grave, lourdement handicapant chez une jeune femme auparavant en bonne santé. Depuis, des témoignages sortent au grand jour : les pilules contraceptives pourraient handicaper, ou même tuer.

Les pilules contraceptives augmentent les risques d’accidents thromboemboliques (= formation de caillots dans les veines ou les artères), les embolies pulmonaires, les infarctus ou les accidents vasculaires cérébraux. On le sait depuis toujours, c’est même spécifié dans toutes les notices. Et les accidents, on en observe depuis des années, mêmes s’ils sont heureusement rares. Mais voilà, personne n’en parlait jusqu’ici. Pourquoi ? Sans doute parce que parler en négatif de la pilule, c’était sans doute parler contre la libération sexuelle en général, et la libération des femmes en particulier.
Ces accidents sont terribles : ils peuvent entraîner des décès de toutes jeunes femmes, de jeunes mamans, ou des handicaps parfois très lourds.
Ils sont d’autant plus inacceptables que la fertilité n’est pas une maladie. La pilule n’est pas un médicament : elle ne soigne pas une maladie, elle rend infertile, ce qui est très différent. Autant l’on peut accepter un risque en prenant un médicament pour soigner une maladie, autant il est difficile d’accepter un risque très grave quand on est jeune et en bonne santé.

On accuse actuellement les pilules de 3ème et 4ème génération car elles entraînent PLUS de risque que les pilules de 2ième génération. Cela signifie que ces pilules entraînent elles aussi un risque. Moins élevé certes. Mais si l’accident existe et s’il tombe sur vous…

Quelles sont les alternatives à la pilule estroprogestative ?

Les contraceptions sans hormones :
- la ligature de trompes ou le dispositif Essure pour les femmes et les couples ne souhaitant plus d’enfants. Mais il s’agit d’une stérilisation et non d’une contraception.
- Le stérilet au cuivre, très efficace, mais qui présente l’inconvénient d’avoir tendance à augmenter le flux des règles et qui est refusé par des femmes n’aimant pas l’idée d’avoir un dispositif dans l’organisme.
- Le préservatif ou les spermicides. Il s’agit de contraceptions locales sans risque généraux, mais nettement moins efficaces.

Les contraceptions hormonales sans estrogènes :
- La pilule microprogestative contraceptive, ne contenant pas d’estrogènes (= hormone à l’origine des troubles de la coagulation), par exemple Cérazette (désogestrel à 0,075 mg) n’a jamais montré d’augmentation de risque thromboembolique… On peut se demander pourquoi elle n’est pas prescrite plus souvent comme premier choix.
- Le stérilet à la progestérone, comme la pilule microprogestative n’a jamais montré d’augmentation du risque thromboembolique. Il a tendance à faire diminuer le flux des règles, voire à éliminer totalement les saignements, ce qui est plus ou moins bien accepté par les femmes.
- L’implant contraceptif, à base de progestérone à plus forte dose est contre indiqué en cas de phlébites, plus par précautions que par preuve de sa toxicité. On ne sait pas s’il augmente le risque.

Les pilules contenant un estrogène naturel (Zoely, Qlaira) ne sont pas des alternatives puisqu’elles présentent le même risque thrombo-embolique que les autres pilules.


Au total, il me semble que la contraception idéale n’est pas encore découverte. Au 21ème siècle, on aimerait entendre que des recherches actives existent en ce sens et sont prêtes à aboutir. A part dans les romans de science fiction, on en est encore loin. À quand une contraception très efficace, sans risque pour la santé, et partagée entre l’homme et la femme ?


Sources :
- Alerte sur la pilule de 3e et 4e génération Le Monde, 14.12.2012
- Ces vies brisées par la pilule. Le Monde, 14.12.2012.
- Pilule : Marion Larat, l'injustice transformée en combat. Le Monde, 14.12.2012
- Aux Etats-Unis, 15 000 plaintes déjà déposées contre Bayer. Le Monde, 14.12.2012
- Quereux, E. Raimond, O. Maurice, O. Graesslin Institut Mère-Enfant Alix de champagne, CHU, Reims. Quelle contraception après phlébite ? Réalités en gynécologie obstétrique. N°140.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans L'ENFER DES TRAITEMENTS
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