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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:41

Surnommée


Surnommée "la cocaïne des enfants", la Ritaline a connu une progression de ses ventes de 70 % en cinq ans. Prescrite contre l’hyperactivité infantile, la Ritaline fait débat…

 

Le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) se caractérise, chez les enfants, par de l’inattention, des difficultés de concentration, une impulsivité marquée et une forte agitation. Pour y remédier, la Ritaline est le médicament le plus utilisé en France : 9.000 enfants hyperactifs suivraient ce traitement dans l’Hexagone. Problème : la molécule utilisée dans la Ritaline, le méthylphénidate, est une cousine des amphétamines. Ce psychostimulant est même surnommé, outre-Manche, "kiddy coke" (la cocaïne des enfants) et "camisole chimique" en France. Le laboratoire de recherche Celtipharm vient de dévoiler une étude, démontrant que le nombre de boîtes de Ritaline vendues en cinq ans en France a augmenté de 70 %. Près de 500.000 boîtes ont été vendues en 2013. Un succès qui inquiète.

 

L’Ordre national des Pharmaciens indique que la prescription de ce médicament est initialement « réservée à certains médecins spécialistes exerçant dans les centres du sommeil, en neurologie, en pédiatrie et en psychiatrie. » Pire, la Haute autorité de santé (HAS) recommande de n’utiliser la Ritaline qu’en « seconde intention » et insiste sur le fait que« des incertitudes demeurent sur les effets à moyen et long terme.»  La Ritaline entraînerait notamment des retards de croissance et les experts de la HAS évoquent un « risque d’usage détourné, de mésusage ou d’abus », notamment dû au risque de dépendance.

 

« Le diagnostic de l’hyperactivité est souvent mal posé », explique le professeur Maurice Corcos, spécialiste de l’adolescent à l’institut Montsouris, qui ajoute que  « L’hyperactivité ne renvoie pas forcément à une anomalie biologique qui nécessiterait ce traitement. Elle peut renvoyer à un contexte d’anxiété de dépression. Il faut soigner ce contexte avant de se précipiter à donner un traitement. » Or, de plus en plus, ce sont les parents qui insistent souvent pour que le médecin prescrive ce médicament à leur enfant. Pour quelles raisons ? Dans "Mon enfant est hyperactif" (éd. De Boeck), les auteurs, Sylvie Vigo et Nathalie Franc, expliquent en substance que cela peut être dû à un ras-le-bol des parents ou à la pression du regard des autres. Mais aussi à une méconnaissance des effets secondaires potentiels de la Ritaline.

Par marieclaire.fr / News

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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