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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:48

le 10 novembre 2011  

S'ils se sont montrés rassurants quant à l'étendue du phénomène, les spécialistes réunis en congrès à Marseille, ont convenu que le dépistage du cancer du sein est responsable du surdiagnostic.

 
 
dépistage cancerUn test de dépistage du cancer du sein. © LCI

Le dépistage par mammographie tous les deux ans peut entraîner des examens inutilement pénibles et angoissants pour les femmes chez qui une anomalie est détectée,  qui se révèlera finalement bénigne (les "faux positifs") ou un sur-traitement pour des cancers qui ne se seraient jamais manifestés (surdiagnostic). C'est le constat jeudi des spécialistes réunis en congrès à Marseille jusqu'à vendredi. "Le surdiagnostic est un inconvénient du dépistage", temporise Jacques Fracheboud (Erasmus University Medical Center, Rotterdam). Tout en indiquant qu'il est "inévitable".

 
Les progrès de la technologie font que l'on dépiste de plus en plus de petites lésions, ce qui risque d'augmenter le sur-diagnostic. L'autre difficulté est d'en mesurer l'importance. Les différentes études sur le sujet font varier les pourcentages de 1% jusqu'à plus de 50% des cancers dépistés.
 
Le dépistage sert des intérêts financiers ?
 
En France, "aucune évaluation nationale précise du surdiagnostic n'a encore été publiée", selon Brigitte Séradour, co-organisatrice du 33e congrès de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) consacré au sur-diagnostic et au sur-traitement. Il se situerait entre 5 et 10%, "10% apparaissant comme le maximum", a indiqué la radiologue.
 
Bernard Junod, médecin de santé publique, pour qui "le dépistage du cancer du sein sert principalement les avantages financiers de quelques-uns au détriment de la santé de nombreuses femmes", indiquait de son côté, le 5 octobre sur le site du Formindep, qu'"on peut estimer le nombre moyen de sur-diagnostics à une centaine par jour en 2008".
 
Pour le Dr Séradour, qui a été coordinatrice du Suivi national du dépistage de 2007 à 2010, "on est dans un cadre de polémique", dont il faut sortir.   Elle a jugé "assez rassurantes" les données présentées lors du congrès, que ce soit sur la baisse de la mortalité, la stabilité des taux de détection de cancers du sein dans le cadre du dépistage organisé observée depuis 2004, la baisse du taux de "faux positifs" ou encore la stabilité du taux de mastectomie totale (ablation d'un sein) depuis 2005 chez les femmes entre 50 et 74 ans.   

Depuis 2004, le dépistage organisé du cancer du sein, généralisé en France, pour les femmes de 50 à 74 ans, vise à repérer des cancers en phase précoce ou des lésions précancéreuses qui vont pouvoir être plus facilement curables. Détecté à un stade précoce, la survie à 5 ans du cancer du sein est supérieure à 90%.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans L'ENFER DES TRAITEMENTS
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