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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:35



  1. SATISFACTION :
    " Seuls les médicaments sûrs reçoivent l'autorisation de mise sur le marché et sont commercialisés". Or : la majeure partie des accidents survient après commercialisation et avec des médicaments anciens.

  2. PEUR :
    " La déclaration d'un accident auprès d'un centre de Pharmacovigilance risque d'entraîner un litige ou une enquête source de soucis ". Or la notification spontanée n'implique qu'une déclaration certes complète mais peu lourde et sans conséquence pour le déclarant.

  3. CULPABILITE :
    " L'induction d'une pathologie par la thérapeutique culpabilise le médecin surtout si l'accident est grave ". Or : les effets indésirables constituent la rançon de l'efficacité de nombreux produits ; l'amélioration de la sécurité des médicaments passe par une connaissance tant de l'épidémiologie que des mécanismes de ces accidents.

  4. AMBITION :
    " L'accumulation d'une série de cas ou d'accidents permettra de faire un scoop et de publier ; l'accident médicamenteux source de notoriété ?.. " Or : grâce à la confidentialité, la pharmacovigilance n'interfère pas avec les publications ; la notification permet simplement d'accélérer l'alerte et de confronter les interrogations sur l'ensemble du territoire ; rappelons les délais toujours longs des publications d'effets indésirables, et les questions d'éthique soulevées par la " compilation secrète ".

  5. IGNORANCE :
    " Que rapporter aux centres de pharmacovigilance et quel est l'intérêt de ces notifications ? De toute façon tout est dans le Vidal ". Or la limite à tout effet inattendu mérite d'être notifié et archivé immédiatement dans la banque nationale de pharmacovigilance. Ceci est impératif pour les cas graves et non connus. La richesse enfin des dictionnaires et de la bibliographie découle de la pharmacovigilance.

  6. TIMIDITE:
    "La simplicité du cas risqué me fait déconsidérer ". Or : les notifications les plus simples ne sont pas nécessairement les plus banales. L'évidence n'est pas partagée par tout le monde.

  7. INDIFFERENCE :
    " Je n'exerce pas la médecine pour faire de la santé publique ou pour aider l'industrie pharmaceutique, seule compte ma clientèle ". Or : le médicament est un objet industriel particulier par son caractère constamment évolutif et dont les effets inattendus ne sont pas rares (rôle de la susceptibilité individuelle, du métabolisme individuel….). La contribution à l'amélioration de la sécurité de nos armes thérapeutiques est l'affaire de tout thérapeute, voire même de consommateur de médicaments.
Pr. Hervé ALLAIN

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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