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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:47

Les anxiolytiques

anxiolytiques

Les anxiolytiques ou tranquillisants mineurs sont des substances destinées à combattre l’anxiété et le stress. Ce sont des sédatifs mais à plus fortes doses que les somnifères. A dose normale, ils entraînent une somnolence qui les rend incompatibles avec la conduite d’un véhicule. Il existe un large panel d'anxiolytiques mais les plus prescrits, pour soigner l’anxiété, surtout sur une longue durée, appartiennent à la famille des benzodiazépines.

Tout comme les somnifères, les anxiolytiques peuvent induire une dépendance en traitement prolongé, et tout comme les somnifères, ils sont suspectés d’entrainer des risques de démence chez les personnes âgées.

Des chercheurs[10] de l’Inserm ont suivi 1 063 personnes, âgées de 78 ans en moyenne, sans symptômes de démence au début de l’étude et qui n'avaient pas consommé de benzodiazépines avant la 5ème année du suivi. Sur les 1 063 participants, 95 ont consommé des benzodiazépines à partir de la 5ème année, les participants ont donc été divisés en 2 groupes, les personnes "exposées aux benzodiazépines" et les "non exposées".

Les chercheurs ont alors constaté une incidence de la démence plus élevée chez les personnes exposées : 4,8 personnes sur 100 par an contre 3,2 personnes sur 100 par an pour les "non exposées", soit une augmentation de 50%.

Suite à cette étude, en décembre 2012, l’ANSM a souhaité rappeler les règles de bon usage des benzodiazépines afin d’en diminuer la consommation. D’après l’agence, la prescription ne doit être envisagée qu'après l'échec d’autres approches médicamenteuses et qu'elle doit être la plus courte possible : 4 semaines au maximum pour les hypnotiques (somnifères) et 12 semaines pour les anxiolytiques. En savoir plus…

Attention : les psychotropes soulagent les symptômes mais ne guérissent pas ! Ils constituent une solution temporaire pour surmonter des épreuves difficiles, mais ils ne traitent pas la cause sous-jacente. D’autres possibilités doivent être envisagées en complément comme une thérapie comportementale ou la psychothérapie.

 

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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