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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 19:36

Les risques à long terme

Tranquillisants et somnifères figurent au premier rang (devant l’antidépresseur) dans notre pays et sont pris majoritairement par des femmes (60%). 20 % des Français en consomment ponctuellement, 10 % régulièrement, les trois quarts d’entre eux sur une durée très au-delà des recommandations actuelles, et de plus en plus en prenant de l’âge. Tel est l’état des lieux publié par l’Afssaps ce mois-ci. Déjà, en 2006, un rapport alertait les pouvoirs publics sur la banalisation de la prescription (réalisée à 80 % par les médecins généralistes) et s’inquiétait de l’installation de traitements chroniques de benzodiazépines par manque de formation d’une partie des médecins non spécialistes.

Le Pr Lader souligne qu’« au-delà de trois mois le bénéfice des tranquillisants et des somnifères s’estompe à cause du phénomène d’accoutumance. A l’arrêt d’un traitement, les troubles psychiques qui apparaissent (souvent plus importants qu’avant le traitement) sont pris pour l’état naturel du patient qui s’aggrave, alors qu’il s’agit d’un syndrome de sevrage ». Ces symptômes peuvent même se manifester dans l’intervalle qui sépare deux prises d’une benzodiazépine dont la durée d’action est courte ! Ce qui pousse souvent le médecin à renforcer et à prolonger le traitement quand il devrait l’interrompre progressivement. Un cercle vicieux. Le Pr Ashton, forte de son expérience clinique en sevrage, a observé, chez des patients sous traitement de benzodiazépines depuis plusieurs années, l’apparition de troubles psychiques liés soit à l’accoutumance au produit (aggravation de l’anxiété, crises de panique, apparition d’une agoraphobie), soit à l’action de la molécule à long terme (incapacité à ressentir du plaisir ou de la peine, apparition ou aggravation de la dépression, notamment chez les alcooliques).

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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