Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:20

 

 

Je trouve que la plus belle chose que cette fille fait à sa mère c’est de l’aider à vivre chez elle et heureusement qu’elle a le cran de se battre contre ces psychiatres.

Vaucluse : elle refuse que l’hôpital place sa mère sous tutelle.

Selon la famille, l’hôpital de Montfavet est coupable d’un abus d’autorité.

Le contexte
Andrée Bonnet refuse que sa mère de 92 ans soit mise sous tutelle suite à un signalement de l’hôpital psychiatrique de Montfavet. Elle estime que l’établissement veut se couvrir après avoir accueilli sa mère sans véritable raison médicale pendant quatre ans.
Elle est du genre à prendre un bazooka quand on l’attaque au canif, Andrée. Alors quand le médecin responsable de l’hôpital de jour qui accueillait sa mère trois fois par semaine depuis quatre ans lui a annoncé qu’il demandait une mise sous tutelle, elle est sortie de ses gonds puis a préparé sa riposte à grand renfort d’attestations, histoire d’être fin prête pour le 31 mai.

Ce jour-là, au tribunal d’instance de Tarascon, le juge des tutelles décidera du sort de Marcelle Monniot, 92ans, qu’une expertise psychiatrique réalisée à l’insu de sa famille décrit comme incapable de s’exprimer et de s’administrer elle-même. Selon Andrée Bonnet, cette procédure à la hussarde n’est rien d’autre qu’une mesure de rétorsion consécutive à une lettre adressée à la Ddass.
Pendant quatre ans, maman est allée trois fois par semaine au pavillon Pinel de l’hôpital de Montfavet, explique cette assistante de direction à la retraite qui habite Sénas avec sa mère. L’automne dernier, à trois reprises, maman est revenue couverte d’ecchymoses. Je n’ai pas pensé à de la maltraitance, plutôt à une stagiaire qui ne saurait pas comment la prendre. J’ai demandé à chaque fois des explications, on ne m’a jamais répondu. La troisième fois, le 18 décembre, j’ai écrit à la direction de l’hôpital et j’ai envoyé une copie à la Ddass. C’est ça qui a tout déclenché… »
Le responsable du pôle auquel est intégré le pavillon Pinel convoque Andrée et son époux et leur signifie qu’il s’apprête à faire un signalement au juge des tutelles. « Il a même ajouté qu’on allait mettre maman en maison de retraite d’office, tempête Andrée. Même si ce n’est pas possible, j’ai trouvé ça honteux…
« On lui a construit un studio sur notre terrain, avec tous les équipements, on s’occupe très bien d’elle, jamais elle n’ira en maison de retraite contre sa volonté, c’est une promesse que j’ai faite à mon père sur son lit de mort ! Mais le pire, c’est que pour se venger de nous, de cette lettre à la Ddass, ils font passer maman pour une dingue. Ils veulent même lui ôter le droit de vote ! »
« Mais moi je ne veux pas, je suis une citoyenne comme les autres quand même », réagissait hier Marcelle Monniot avec bon sens, prouvant au passage qu’elle est tout à fait en mesure de s’exprimer. La vieille dame a « les problèmes de son âge », comme le dit sa fille, elle oublie les dates, a du mal avec les noms propres.
Mais elle est loin d’être « hors d’état d’exprimer sa volonté lors d’une audition par monsieur le juge des tutelles », ainsi que le précise bizarrement l’expertise réalisée au sein de l’hôpital. Reste à savoir pourquoi Marcelle, qui avait certes du mal à supporter la disparition de son époux, a fréquenté quatre ans une unité que l’hôpital de Montfavet présente comme clairement psychiatrique.
« Si quelqu’un est soigné en psychiatrie, c’est forcément en rapport avec un problème psychiatrique« , commente simplement le directeur de l’hôpital. « C’est faux, on m’a toujours présenté le pavillon Pinel comme un service servant à soulager les familles, et c’est exactement ce dont nous avions besoin, insiste Andrée.
« C’est l’hôpital qui nous a proposé de faire venir maman plus souvent, et même toute la semaine si on voulait. Aujourd’hui, sachant que la journée est très chère, autour de 650€ remboursés par la Sécu, je me demande s’ils n’ont pas tout simplement maintenu maman et d’autres dans ce service dans un but lucratif. La mise sous tutelle justifierait la longévité de cette hospitalisation de jour… »
Andrée a d’ailleurs écrit au conseil de l’ordre. Le juge, s’il décide qu’il y a lieu de placer Marcelle sous tutelle, pourrait parfaitement désigner sa fille comme tutrice. « Mais ça non plus, je ne veux pas,conclut Andrée. En plus elle n’a pas de biens, elle a une toute petite pension de réversion, c’est nous qui lui payons tout! Qu’on nous fiche la paix et qu’on mette au tribunal ceux qui ont besoin d’y aller, pas ceux qui consacrent leur retraite à un parent… »

Une procédure ordinaire » selon l’hôpital

« Lorsqu’un médecin se rend compte qu’une personne âgée n’est plus en mesure d’administrer ses biens et de s’administrer elle-même, il est tenu d’en informer le juge des tutelles, qui demande ensuite une expertise, réagit Jean-Pierre Staebler, directeur du centre hospitalier de Montfavet. C’est une procédure ordinaire et cette affaire est une non-affaire. Je crois que nous avons surtout face à nous des gens qui n’acceptent pas cette procédure et il est possible qu’un certain nombre de choses qu’ils avancent soient imaginaires. »
Les ecchymoses sur lesquelles l’hôpital a toujours refusé de s’expliquer ont pourtant été constatées par les deux auxiliaires de vie qui s’occupent de Marcelle au domicile de sa fille ainsi que par son médecin traitant.
Quant à la présence de la vieille dame au pavillon de psychiatrie, M. Staebler indique « qu’en aucun cas il ne s’agit d’un accueil de jour occupationnel mais bien d’un hôpital de jour qui dispense des soins, même si l’aspect relationnel y est important ». Pourquoi Marcelle y est-elle resté quatre ans ? Impossible de répondre, secret médical oblige.

Partager cet article

Repost 0
Published by VIOLENCE A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens