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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:56


« Depuis longtemps, notre système de santé est la
cible de tricheurs qui pensaient faire un profit facile au
détriment de la sécurité publique » (1). Ces mots sont
ceux du ministre adjoint de la Santé des États-Unis
d’Amérique en juillet 2012 ; et ils concernent une firme
pharmaceutique, GlaxoSmithKline (GSK).
Amende record pour GSK, notamment pour dissimulation.
Mi-2012, GSK a accepté de payer 3 milliards
de dollars pour mettre un terme à plusieurs poursuites
intentées par les autorités états uniennes (1). En cause :
la dissimulation à la Food and Drug Administration étatsunienne
(FDA) des effets indésirables cardiovasculaires
de la rosiglitazone (Avandia°) ; la promotion trompeuse
et hors indication de l’anti dépresseur paroxétine
(Deroxat° ou autre) aux jeunes de moins de 18 ans ; la
promotion de la bupropione, pour maigrir et faciliter
les relations sexuelles hors indication (Wellbutrin°, autorisé
comme antidépresseur aux États-Unis ; Zyban°,
dans le sevrage tabagique en France) ; etc. (1,2).
L’association étatsunienne de consommateurs Public
Citizen estime que les amendes pénales, au regard des
profits dégagés, sont insuffisantes pour dissuader. Elle
réclame des peines de prison contre de telles actions
nocives pour la santé des patients (3).
Roche : effets indésirables non étudiés et non
transmis. Une inspection de routine menée en 2012
pour le compte de l’Agence européenne du médicament
(EMA) a révélé que la firme Roche n’avait pas analysé
ni transmis aux agences du médicament plus de
80 000 cas suspectés d’effets indésirables, dont plus
de 15 000 chez des patients décédés (4).
Pharmacovigilance : mission impossible pour
les firmes. Ces deux affaires montrent une nouvelle
fois combien le discours des firmes pharmaceutiques
sur leur rôle de « partenaire de santé » est en réalité
très loin de leurs agissements.
Les firmes ont un intérêt certain à minimiser voire
dissimuler les effets indésirables de leurs médicaments.
Les professionnels de santé, les pouvoirs publics, les
financeurs des systèmes de santé qui, pour diverses
raisons, souhaitent une implication des firmes dans
l’information des patients et du public, ou qui estiment
que les firmes ont un rôle central à jouer dans le système
de pharmacovigilance, exposent les patients à des
risques inacceptables.
©Prescrire

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
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