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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:47

La Haute autorité de santé (HAS) a publié  les résultats d’une étude permettant de mieux comprendre le phénomène de maltraitance dite « ordinaire»  dans les hôpitaux. Elle espère ainsi apporter les solutions les plus adaptées à ce problème.

L’étude est fondée sur les témoignages analysés de patients ainsi que de leurs proches. Elle utilise trois critères d’évaluation : la gestion des plaintes et des réclamations, le respect des patients en fin de vie et la bientraitance du personnel de santé envers les patients.

La maltraitance ordinaire, ce sont tous ces petits riens qui mettent en cause «la dignité du malade». «C’est attendre pendant plus d’une heure debout dans le couloir pour l’admission d’un proche gravement malade», dit une infirmière. Une autre : «Ce sont ces décisions que l’on impose au malade et à ses proches sans leur permettre de rien anticiper. C’est aussi un homme avec un cancer des os très douloureux. L’aide-soignante n’attend pas que la morphine fasse effet pour lui faire sa toilette. On l’a retrouvé dans son lit, propre, mais en pleurs.»

L’étude fait ressortir deux types de maltraitance ordinaire, également dite maltraitance « institutionnelle»  ou passive» . Le premier relèverait du comportement individuel du personnel de santé qui se désintéresserait de ses patients allant même parfois jusqu’au dénigrement. Les patients évoquent l’attitude des professionnels qui vaqueraient à leurs occupations (discussions notamment) sans se soucier des malades. Cela concerne également des plaintes et demandes non prises en compte ou encore des menaces et propos humiliants.
La seconde forme serait directement en lien avec l’organisation de l’établissement de santé qui répondrait mal aux attentes des patients et de leurs proches. Il s’agirait essentiellement d’une mise à l’écart des proches, d’un manque de disponibilité du personnel de santé, d’un rythme imposé des soins, de sorties mal préparées et de l’absence de réponse aux courriers de doléance.
En un an, 4800 requêtes venant des usagers du système de santé ont dû être traitées.

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Published by violence à l'hôpital - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
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