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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:49

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©AFP / Loic Venance
 

L'allopurinol, médicament commercialisé depuis plus de 40 ans pour traiter la goutte, est connu pour causer des effets indésirables cutanés graves, mais plus de la moitié (60%) des cas signalés récemment sur 3 ans étaient "évitables" en raison d'une prescription "non justifiée", alerte l'agence du médicament (ANSM).

Ces cas graves, parfois mortels, surviennent les plus souvent au cours des deux premiers mois de traitement, souligne l'agence sanitaire dans une lettre adressée aux médecins prescripteurs et aux pharmaciens, accessible en ligne (http://bit.ly/YteLc8).

L'agence du médicament s'alarmant de la persistance de signalements d'effets indésirables cutanés graves, a analysé les observations qui lui ont été transmises sur une période récente (2008-2010).

"Au total, plus de la moitié des cas signalés au cours de ces 3 ans - soit 60 % d'entre eux - étaient jugés évitables du fait d'une indication non justifiée", constate-t-elle.

L'analyse a mis en évidence "une incidence élevée, estimée en moyenne à 1 cas pour 2.000 nouveaux patients traités, des toxidermies graves à l'allopurinol (incluant syndromes de Lyell, de Stevens-Johnson et syndromes d’hypersensibilité médicamenteuse appelés "DRESS") survenant le plus souvent au cours des deux premiers mois du traitement, avec parfois une issue fatale".

Elle note également "une prédominance féminine, un non-respect de l'adaptation des doses à l'état de la fonction rénale "dans environ la moitié des cas" ainsi qu'une "utilisation hors AMM fréquente" (hors des indications de l'autorisation de mise sur le marché, ndlr).

L'analyse des cas montre en outre un lien entre les doses élevées et le risque de survenue de ces toxidermies graves, et "une prise en charge retardée due à une méconnaissance de ce risque par les professionnels de santé et les patients." Or, l'arrêt rapide du traitement est à l'origine d'un meilleur pronostic de ces effets indésirables, précise-t-elle.

L'ANSM rappelle donc aux professionnels de santé la nécessité de bien respecter les indications du médicament et par conséquent de ne pas l'instaurer en cas d'hyperuricémie (excès d'acide urique dans le sang) non accompagnée de symptômes (par exemple, calculs rénaux, goutte, ndlr).

Il convient, rappelle-t-elle également, d’"augmenter progressivement les doses" d’allopurinol lors de son instauration "et d’informer les patients de la nécessité d’arrêter immédiatement ce traitement en cas de survenue d’une éruption cutanée ou d’autres signes d’hypersensibilité"(atteinte des muqueuses oculaire, buccale ou génitale, fièvre, ganglions, érosion cutanée).

La notice du médicament a été modifiée, note-t-elle encore.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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