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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:42
par le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue à Montpellier
vendredi 1er mars 2013

 

Un article du Lancet du 7 février 2004, « un essai thérapeutique de THS vient d’être interrompu chez les femmes ayant eu un cancer du sein » du fait des importants risques de récidive. Ces faits confirment les dangers désormais incontestables du THS. Pourtant, dans Le Monde du 27 novembre dernier une gynécologue cherche à rassurer avec son titre "Oui au THS ? "

 

 Non au THS après un cancer du sein et non au THS à la ménopause

par le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue à Montpellier

(« pas de panique inutile ») les pratiquantes du THS (traitement hormonal substitutif). Les femmes qui ne s’y soumettraient pas à la ménopause seraient rigardes (« retour 20 ans en arrière »). Elle ajoute " chaque femme doit pouvoir choisir librement son traitement si elle en exprime le souhait..." en déclinant toute responsabilité en cas de risques. On comprend que les "femmes soient désemparées", puisqu’on les pousse à prendre à la fois décision et responsabilité : THS ou pas THS, sans leur donner vraiment les informations indispensables pour faire le bon choix. Et les derniers passages télévisés sur les grandes chaînes “enfoncent le clou” avec des gynécologues affirmant :

« ne pas prendre le THS, risque de voir un grand nombre de femmes, non suivies, par les médecins, ce qui fera découvrir (sous entendu chez elles) des cancers du sein à un stade avancé ! ». Bref surtout ne quittez pas le THS…

 Le débat est important : il ne s’agit pas seulement de confort, mais de santé publique

 Un constat s’impose :

10 millions de femmes ménopausées prenant un comprimé par jour, quelle aubaine pour les laboratoires pharmaceutiques et les médecins qu’ils soutiennent ! Il est astucieux de prescrire des traitements à des gens sains en leur faisant croire qu’on prévient des maladies : les gens sains sont bien plus nombreux que les malades ! Si la sécurité sociale prend en charge les traitements préventifs exigés par la santé, et les lobbies, on peut prévoir que son déficit n’est pas prêt de se réduire.

 Les Françaises ont été habituées à consommer des hormones.

On est parvenu à leur faire prendre la pilule en moyenne pendant 11 ans pour la contraception, sans leur faire savoir qu’elle contient des oestro-progestatifs puissants. Le THS n’est que la poursuite de cette double consommation hormonale. Loin de nous l’idée de sous estimer l’importance de la contraception ou les désagréments de la ménopause. Ces derniers existent mais peuvent être neutralisés autrement, et sans médicament.

 Ce qui est sûr :

  les études scientifiques américaines le démontrent, c’est que le THS augmente de façon non négligeable le risque de cancer du sein.

On leur oppose que les médicaments utilisés aux USA diffèrent des nôtres : le substitut de la progestérone dit progestatif serait déconseillé en France ; et les 2/3 des femmes de l’étude étaient en surpoids, ce qui les plaçait dans une catégorie à risques de cancer du sein comme de maladie cardiovasculaire.

Quant à l’étude anglaise, elle serait scientifiquement légère, puisque le risque de cancer du sein apparaît curieusement dès la première année de prise du THS, alors qu’il faut des années pour fabriquer un cancer du sein. Conclusion juste de notre consœur, ces cancers existaient préalablement au traitement. Bref, les femmes de France n’auraient rien à craindre.

 Cependant elle reconnaît :

« l’augmentation du risque de cancer du sein semble indéniable ». En réalité, cette augmentation ne « semble » pas - le mot est volontairement rassurant -, elle est indéniable. Pourquoi ne pas dire la réalité ?

Le cancer du sein est devenu un authentique fléau social en France : 7000 nouveaux cas en 1975, 35000 en 1995, 41 826 en 2000, avec pour perspective 50 000 d’ici 2010.

Cette inquiétante croissance n’est due qu’en faible partie à un meilleur dépistage. Le cancer du sein touche de plus en plus de femmes jeunes et même très jeunes. Ses traitements sont lourds et les taux de guérison à 10 ans ne progressent pratiquement pas. On ne peut sous-estimer aussi l’augmentation des complications cardiovasculaires qui obstruent les vaisseaux des membres ou du cerveau, d’où des pertes de mémoire allant jusqu’aux démences précoces.

 Tous ces troubles étaient prévisibles, comme les risques de cancers, quand on connaît les effets expérimentaux de ces hormones.

J’entends bien nos collègues surligner la diminution du risque de cancer du colon qui n’est observée que dans une seule étude, donc non confirmée par ailleurs, et la « diminution de fracture par ostéoporose ». Retrouvons le bon sens en suivant le principe de précaution énoncé par un de nos collègues lyonnais dans une interview : "entre un cancer du sein difficile et lourd à guérir qui peut apparaître tôt avec le THS et une fracture du col du fémur, dont on ne meurt pas, le choix est vite fait, Non au THS." Quelles femmes bien informées ne souscriraient pas à ce jugement !

Chaque femme doit savoir que le THS peut être dangereux pour sa santé et qu’elle peut choisir une alternative écologique, plus efficace sur le long terme et beaucoup plus économique. Réduire progressivement le THS et le remplacer par des habitudes alimentaires nouvelles, voilà l’alternative.

A la ménopause les ovaires réduisent la fabrication des 2 hormones, œstrogène et progestérone. L’alternative se situe dans la consommation de phytohormones, présentes à doses homéopathiques dans notre alimentation.

Les phytohormones sont dans les fruits, les légumes et les légumineuses, les graines germées aussi, à des taux suffisants pour prévenir ou réduire les bouffées de chaleur, éviter la sécheresse vaginale, l’ostéoporose et rester jeune.

Pour la plupart des femmes l’avenir est dans le changement simple des habitudes alimentaires : pas de régime, simplement "manger mieux et meilleur" , en commençant le plus tôt possible avant la ménopause. Il faut savoir consommer les aliments sans que la cuisson ne les détériore.

La vapeur douce, (moins de 95°C) permet de garder toutes les qualités nutritionnelles des aliments. Les publicités ont 20 ans de retard sur la science : les consommations excessives de laitages ne réduisent pas l’ostéoporose.

Le calcium, comme les phytohormones, ne sont bien absorbés que s’ils sont accompagnés de vitamine C et de fibres (fruits, légumes, légumineuses). Le temps de changer vos habitudes alimentaires, quelques compléments peuvent être utiles pendant 2-3 mois.

« Ainsi, « un bon menu vaut mieux qu’une ordonnance », pour garder la ligne et rester jeune naturellement. »

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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