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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:25

J’aime beaucoup -si l’on peut dire- lire un « psychiatre » qui se veut « humble ».

Le plus drôle est dans ce à quoi se raccroche cette fameuse « humilité » :

- »nous savons identifier un délire ». Tiens donc ! C’est quoi, un « délire » ? On « l’identifie » selon quels critères ? Une incohérence dans les propos ? Soit : mais en a-t-on recherché une origine ORGANIQUE ? Sinon, que vient faire la « psychiatrie » là-dedans ? Une cohérence arbitrairement disqualifiée en « incohérence » parce qu’elle n’est pas du goût de tout le monde, qu’elle perturbe quelques « cohérences » bien établies ? Mais cela, c’est un désaccord moral ou philosophique : que vient faire la « médecine » là-dedans… sinon flatter les « cohérences » établies dans le sens du poil ? Cela s’appelle d’ailleurs de la coercition politique, pas de la médecine. Idem pour la plus petite fantaisie, d’ordre artistique ou autre (cf. l’article consacré à un Antonin Artaud miné par sa « thérapie »…) : cela n’entre pas dans les canons de « l’humble médecine » ? Pas de problème : on « identifie » le « délire » puisqu’on « sait faire » ! En fait, c’est à se demander s’il ne faut pas être un « humble » zombie pour être certain de ne pas « délirer » ? Ce qui tombe plutôt bien : c’est exactement le résultat « thérapeutique » obtenu !

- »nous savons identifier une perte de contact avec la réalité ». S’il ne s’agissait de « psychiatrie », on aurait pu penser un instant à un puissant trait d’humour. La « réalité » vue sous son prisme déformant a tout intérêt à ce que l’on perde son contact à toute jambes ! Au nom de quoi juge-t-elle de ce qui est réel ou non ? Ceci est une question d’essence philosophique : que vient faire la « médecine » là-dedans… sinon IMPOSER SA « philosophie » au détriment de toutes les autres, à commencer par celles qui ne lui plaisent pas ? Quand bien même on serait confronté à de l’imaginaire, à partir d’où, de quoi, la poésie ou la recherche créatrice seraient-elles « pathologiques » ? Cela ne fait visiblement « souffrir » que ceux qui les reçoivent négativement. Pas de chance : ce ne sont pas eux que l’on veut « soigner » mais le salaud qui les fait « souffrir » ! Histoire de faire plus court, on dit que c’est lui qui « souffre » et le tour est joué. Et tout ceci s’appelle sans rire « contact avec la réalité » : quelle « humilité de psychiatre » dans cette captation de la « réalité », en effet…

« Mais, en dehors de ces situations, il nous est impossible de comprendre quoi que ce soit à ce basculement irréversible de la pensée à l’acte. » Enfin, un VÉRITABLE acte d’humilité ! Pour avouer ce qu’il nous était TRÈS possible de comprendre dès le début : qu’ils ne sont experts qu’en manipulation mentale et en basculement monstrueux de la médecine en tortures… aux effets parfois irréversibles quand on leur laisse quartier libre pour passer de la pensée à l’acte. Ils sont donc bien « experts » et « médecins » et peuvent par conséquent nous « soigner »… comme le boa « soigne » sa proie en l’étouffant.

De fait, il sera difficile de tomber plus bas en matière de « summum de l’arnaque ». Si encore cela ne touchait que le portefeuille : mais cela brise des vies et des familles entières… et la société toute entière par capillarité. Entre porter un minimum de responsabilité sur ce champ de ruines et adopter la fuite en avant perpétuelle qui consiste à se faire passer pour des « thérapeutes » indispensables (version luxe, classe « expert »…), leur choix est vite fait ! C’est de ce « droit » qu’ils disent « qu’ils peuvent nous soigner » : à l’époque héroïque du Far-West, on lynchait les gens pour infiniment moins que cela…

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans PSYCHIATRIE
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