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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:57

A Saint-Hilaire dans le Lot-et-Garonne, une patiente de la clinique Esquirol a saisi l'ordre des medecins pour dénoncer les conditions d'hospitalisation dans lesquelles elle a été admise.

Pourquoi?

Hospitalisée pour une appendicite aiguë, Fatima Chrif aurait subi les moqueries et l'ignorance du corps hospitalier pendant plus de 16 heures.

Elle confie à La Depêche:  "Alors que je me tordais de douleur sur mon lit, à moitié assommée par le Lexomil et le Tranxène qu'on m'avait donné pour me calmer, mais surtout pour me faire taire, ils expliquaient à mes proches que c'était de la comédie!"

Pendant plusieurs heures, à cause d'une première batterie d'examens qui se sont révélés négatifs, et malgré les cris et les plaintes, les medecins n'ont pas pris au sérieux la souffrance de Fatima, précise La Depêche.

Enfin soignée?

Finalement, au bout de 16 heures, un autre medecin l'examine, et enfin soulage ses souffrances. :)

Des heures interminables pour Fatima, qui, alors qu'elle venait d'être opéré, a préféré quitter la clinique.

Fatima a réclamé son dossier médical à la clinique et a porté plainte auprès de l'ordre des medecins. Elle dénonce le comportement du medecin, et l'apparente à du racisme...

Qu'en pense le PDG de la clinique?

"Contrairement à ce que dit cette dame, on s'est bien occupé d'elle. Elle présentait des douleurs dont l'origine n'a effectivement pas été décelée tout de suite, ce qui explique qu'elle n'ait pas été opérée immédiatement".

"Mais encore heureux qu'on ne se jette pas sur les malades pour les opérer sitôt qu'ils se présentent !", a déclaré Gérard Angotti, selon La Dépêche.fr

Il se dit solidaire du médecin qui s'est occupé de cette patiente, en ajoutant qu'elle était "anxieuse" et que toute l'équipe médicale s'était efforcée de la calmer:lol:.:lol::heink:


Je pense que les examens  ne sont pas infaillibles. Je trouve déplorable qu'on utilise trop les psychotropes pour calmer les malades , des angoisses qui sont parfois normales quand on souffre ou qu'on présente un  ou des symptôme(s) alarmant(s)... Une des dérives de l'utilisation des sédatifs, c'est d'utiliser ces substances pour faire taire les malades,:heink: les ranger dans la catégorie des déranges, les manipuler eux et leur entourage.:sol:
UN GRAND BRAVO AU MEDECIN QUI A SU FAIRE LE BON DIAGNOSTIC,:love: qui a eu le courage de s'oppposer au diagnostic précédant fait par un autre confrère. Il n 'est pas normal que des soignants ridiculisent des patients, ne les respectent pas voire les méprisent. Ces soignants n'ont pas l'intelligence du coeur et ils devraient peut être songer à une reconversion professionnelle, ils n'ont pas leur place dans une clinique... Fatima pense que ces moqueries sont du racisme mais je pense que c'est aussi de l'intolérance. Elle aurait été grosse, vieille, aveugle, sourde, boiteuse, défigurée par un accident ou une maladie orpheline,  trop blanche, trop petite, trop blonde, trop brune, trop chauve, trop ....  elle aurait eu droit au même traitement.:sol: Ils auraient forcément trouvé autre chose à dénigrer...

Courage, Fatima ! C'est bien d'avoir médiatisé l'affaire, ça interpellera peut être Mr Sarkozy et Mme Bachelot.
Il faudrait que, régulièrement, on donne des cours de morale aux blouses blanches, qu'on leur remémore le serment d'Hippocrate, qu'on leur enseigne la tolérance, qu'on leur apprenne à accepter les différences, à admettre que si des gens sont différents d'eux  ils ne sont pas des êtres humains inférieurs, que ridiculiser les patients est indigne des soignants, leur apprendre à se comporter normalement, en personnes civilisées. Qu'on leur inculpe les notions du bien et du mal...

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
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