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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 19:15

Aussi bien dans les couloirs du Ministère de la Santé que chez certains politiques, il court le bruit que le vaccin Gardasil® devrait, à plus ou moins brève échéance, disparaître de l’actualité médicale. C’est ce que l’on pouvait aussi espérer des déclarations de Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, après la réunion annuelle de la SFSP (Société française de santé publique) qui s’est tenue à Lille fin 2011.

Le prétexte alors évoqué était son inefficacité et son coût de centaines de millions d’euros à l’Assurance maladie qui le rembourse à 65 %. Pour la seule année 2008, en terme de dépenses de médicament, le Gardasil® était en 5e position.

De l’avis de tous les spécialistes indépendants, c’est beaucoup trop, surtout en période de restrictions budgétaires, étant donné qu’il n’y a pas la moindre preuve que ce vaccin prévienne le cancer du col de l'utérus.

En outre, depuis le début de leur commercialisation, les vaccins contre le cancer du col de l'utérus, qu’il s’agisse du Gardasil® ou du Cervarix®, ont fait l'objet de nombreuses déclarations de graves effets secondaires et de décès auprès des autorités sanitaires internationales. Et ces derniers mois, la France, réputée pour être épargnée par ces effets réservés aux autres pays, commence enfin à les publier dans certains médias, sous la pression de parents révoltés.

Entre autres, deux jeunes femmes ont saisi la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon pour dénoncer les effets pernicieux que peuvent déclencher les injections. Charles Joseph-Oudin, qui est également l'avocat des victimes du Mediator, s'est saisi du cas des deux jeunes filles et a précisé que d'autres cas vont suivre.

Il faut, parmi d’autres, ajouter à ces accidents deux cas mentionnés dans le rapport de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé) concernant une jeune fille de 20 ans décédée quelques jours après l’injection et une autre de 18 ans, souffrant d'obésité morbide, morte deux mois et demi après.

Dans son rapport, l'Afssaps note que “les données présentées ici peuvent permettre tout au plus de s'assurer qu'il n'y a pas un nombre particulièrement important de maladies autoimmunes ou un type particulier d'une de ces maladies par rapport à ce qui est attendu en dehors de toute vaccination”.

Le nouveau directeur de l’Agence, le Pr Dominique Maraninchi a déclaré, après le scandale du Mediator, “plus jamais ça, c'est mon obsession”. Comment peut-on, le croire ?

Nous apprenons ainsi qu’il est “attendu” - donc “normal” - que de nombreuses jeunes filles de 14 à 18 ans, manifestent soudainement, sans aucune raison apparente, des maladies auto-immunes graves, des paralysies, scléroses en plaques, arthrites, lupus érythémateux, thyroïdite, diabète insulinodépendant ou des thrombopénies. Il est également “normal” et “attendu” que certaines d’entre elles meurent subitement, sans cause apparente, alors qu’elles étaient en parfaite santé quelques jours avant leur décès.

A cause de ces considérations, le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) a été consulté sur la question de cette vaccination. Il a rendu son verdict et considère qu'il “n'existe aucune donnée actuelle susceptible de remettre en cause l'efficacité de ces vaccins” et que “le suivi des effets secondaires notifiés dans les suites d'une vaccination HPV n'a révélé à ce jour aucun signal de pharmacovigilance”.

Aussi, recommande-t-il de poursuivre la campagne de vaccination contre le cancer du col de l'utérus chez les jeunes filles âgées de 14 à 23 ans et même d'améliorer la couverture vaccinale. Il serait ainsi justifié que le vaccin échappe à la haute surveillance de l’Afssaps dont il est victime depuis quelque temps.

Pour comprendre pourquoi nos autorités protègent ardemment ce vaccin, il faut rechercher les conflits d'intérêts concernant les experts. Ainsi, dans le groupe de travail qui s'est réuni pendant plus d'un an au sein de l’Institut national du cancer pour “informer” les politiques publiques sur les “Stratégies de dépistage du cancer du col de l'utérus”, on trouve le gynécologue Jean-Jacques Baldauf, qui dans sa déclaration de conflits d'intérêts signale qu'il est “investigateur principal” sur le Gardasil® pour Sanofi Pasteur. De même, sa consœur Brigitte Letombe signale qu'elle travaille pour la communication de Sanofi depuis janvier 2009, outre des missions ponctuelles pour les laboratoires qui fabriquent ce vaccin.

Il est bon de signaler ces conflits, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne pèsent pas leur poids dans le jugement de ces “experts”. En revanche, pour l’étude Edith III qui a servi de référence pour démontrer l’utilité du vaccin, on n’y trouvait lors de sa parution aucune mention de liens d’intérêts, alors que plus de la moitié des signataires de l’étude en avaient avec le laboratoire qui commercialise le Gardasil® : ainsi Jean-Luc Prétet, consultant pour Sanofi Pasteur MSD, Benoît Soubeyrand, Yann Leocmach et Anne-Carole Jacquard, salariés de Sanofi Pasteur MSD qui ont développé et commercialisé le vaccin Gardasil®, et Christine Clavel, conférencière pour le compte de Sanofi Pasteur MSD lors de la réunion internationale Eurogin 2007, sur le cancer du col de l’utérus. Tous affirment la “bonne tolérance de ce vaccin”.

Quant au Pr Didier Riethmuller, lui aussi consultant pour Sanofi Pasteur MSD, on ne trouve nulle part, ni dans l’étude Edith III (excepté depuis 2010), ni dans les revues françaises qui publient ses textes, la moindre mention de ses liens avec Sanofi Pasteur MSD.

Ces informations sont non seulement inconnues du grand public, mais ignorées également par de nombreux acteurs de la santé et iront au panier lorsqu’on retirera ce vaccin sous le seul prétexte de sa non efficacité, alors qu’en vérité il sera retiré à cause de ses nombreux effets secondaires graves et pour éviter un nouveau scandale. Mais combien faudra-t-il de victimes avant ce retrait, comme pour le Mediator ?

En 2011, l’Afssaps a déjà dénombré 351 victimes, et établi un taux d’effets indésirables graves de 8,1 cas pour 100 000 vaccinations. Ces chiffres ont été obtenus en fonction du nombre de doses de ce vaccin vendues en France, c’est-à-dire 4,3 millions depuis la fin 2006.

Toutefois, ils ne sont pas fiables car on sait que seul 1,5 million de femmes ont été vaccinées, et que la plupart d’entre elles ont reçu trois doses de vaccin.

Aussi, le taux d’effets indésirables graves (EIG) est-il en fait de 23,4 pour 100 000 femmes, ce qui change la donne.

En outre, il est bien connu que la plupart des cas ne sont pas répertoriés car nombre de médecins ne les déclarent pas et les victimes ont bien du mal à faire reconnaître la responsabilité du vaccin. Si l’on compare le taux d’incidence du cancer du col de l’utérus qui était de 6,4 pour 100 000 femmes en 2010, on s’aperçoit que le nombre d’effets secondaires graves - dont plusieurs décès - après la vaccination est plus de trois fois supérieur au risque d’être atteinte d’un cancer du col, d’autant que celui-ci n’est pas, de loin, forcément dû au papillomavirus.

Aussi, comme le demande le député Gérard Bapt “Il est urgent de réévaluer la balance bénéfice-risque”.
Nous sommes bien d’accord, mais cette réévaluation doit être faite par des experts totalement indépendants, sinon elle ne vaudra rien.

Sylvie SIMON
02 01 2012

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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