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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:57
le 22/11/2011
INFO LE FIGARO - L'agence du médicament a annoncé à ses employés la promotion d'une experte du Mediator, issue des laboratoires Servier. Un choix très critiqué en interne.

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Après le Mediator, il fallait absolument nettoyer les écuries d'Augias et éviter, disait-on, la reproduction d'un nouveau scandale sanitaire. Il était urgent de réformer l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui avait été créée en 1993 après l'affaire du sang contaminé pour éviter la survenue de nouveaux événements du même genre.

Or, selon nos informations, l'une des médecins de l'Afssaps qui a été chargée, entre autres, de l'évaluation du Mediator depuis 1998 jusqu'à son retrait du marché en 2009 vient d'être promue. Catherine Rey-Quinio est désormais directrice produit en oncologie, hématologie, immunologie et néphrologie. Cette nomination fait grincer des dents et jaser dans les couloirs de l'Afssaps car tous ont en mémoire la façon dont Catherine Rey-Quinio a surveillé les bénéfices du Mediator pendant des années.

Catherine Rey-Quinio a travaillé chez Servier avant de rejoindre l'Afssaps

Mais tous ne savent pas qu'avant de rejoindre l'Afssaps à la fin des années 90, elle a travaillé chez les laboratoires Servier où elle a occupé le poste de médecin produit en charge de l'Isomeride. C'est ce qu'elle avait confié au printemps dernier au docteur Irène Frachon en quittant le plateau télé de Public Sénat. L'Isoméride, retiré du marché en 1997 est en réalité le cousin germain du Mediator en raison de sa proximité chimique. Les deux médicaments se transforment dans l'organisme en norfenfluramine, substance toxique pour les vaves du coeur. Autrement dit, quand Catherine Rey-Quinio a pris en charge pour l'Afssaps le dossier du Mediator, elle connaissait parfaitement la molécule de Servier. Dans le mail adressé aux salariés de l'agence par son directeur et que Le Figaro s'est procuré, les quelques lignes qui reviennent sur son parcours professionnel évoquent pudiquement «plusieurs postes de chef projet dans différentes sociétés de l'industrie pharmaceutique». Sans plus.

Et pourtant, Dominique Maraninchi avait voulu faire bien les choses. Lundi, à 13 heures 30, dans la grande salle Jean-Paul Cano du rez-de-chaussée, il avait réuni ses troupes pour annoncer les nomminations au personnel de l'agence. «Je vous annonce aujourd'hui le résultat de la campagne de recrutement des préfigurateurs qui a démarré le 10 octobre dernier, a-t-il notamment dit. Toutes les candidatures ont été examinées avec la plus grande attention. Le cabinet de recrutement a reçu chaque candidat». En tout, 62 personnes ont candidaté dont 39 en interne et 13 nominations ont été annoncées. Mais celle de Catherine Rey-Quinio est celle qui concentre le plus de critiques acerbes en interne. «Quelle réforme ! ironise par ailleurs un expert de l'Afssaps. Sur 13 nommés, 10 viennent de l'agence !».

Deux anciennes cadres avaient déjà été recasées

En février dernier, le tout nouveau patron de l'agence, commencait le ménage en suspendant Anne Castot (ancienne chef du service de la gestion des risques et de l'information sur les médicaments), et Carmen Kreft-Jaïs (ancienne chef du département de pharmacovigilance). Problème : quelques mois plus tard, on apprenait que ces deux recalées avaient trouvé des points de chute à l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France en tant que responsable de la coordination des vigilances pour la première, et chargée de mission à l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) pour la seconde.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans MANIPULATION MENTALE
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