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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:30

Les psychiatres refusent de donner de vraies statistiques, malheureusement pour eux lorsque des résultats arrivent à nos oreilles ils sont comme par hasard nettement moins flambants que les leurs. Quelle chance que certains journalistes se penchent sur les inepties de la psychiatrie car ils ont un rôle important à jouer pour faire changer les choses !

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Psychiatrie : 10.000 internés d’office fuguent chaque année

Si les patients les plus dangereux sont enfermés, les autres peuvent circuler librement dans les établissements, avec des risques de fugue. Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales pointe du doigt les nombreux dysfonctionnements des unités psychiatriques, qui conduiraient à des fugues, des agressions et même des homicides.

Des fugues, des homicides, des enfants internés avec des adultes… Le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas) sur les hôpitaux psychiatriques français pointe du doigt «de vrais dysfonctionnements en matière de sécurité au sein des hôpitaux où sont soignés les internés d’office», selon un rapport rendu public mardi.
Sur 160.000 patients des hôpitaux psychiatriques, 80.000 atteints de troubles graves sont internés d’office afin de les protéger d’eux-mêmes, mais aussi pour les empêcher d’agresser d’autres personnes. Or, au cours de ces cinq dernières années, dix-neuf d’entre eux ont tué une autre personne dans l’établissement ou en dehors. Le cas le plus emblématique est le meurtre de deux infirmières en décembre 2004 à l’hôpital de Pau, l’une égorgée et l’autre décapitée par un ancien patient schizophrène de 21 ans. Outre ces homicides, 1.870 agressions du personnel ont été recensées en 2009 ainsi qu’une dizaine de cas de violences sexuelles. Un chiffre «probablement sous-estimé», selon le rapport.
10.000 fugues par an
Autre motif d’inquiétude, les fugues des unités de soin. L’Igas estime à 10.000, soit 12% de la population internée, le nombre de patients ayant réussi à s’enfuir de leur hôpital psychiatrique chaque année, que ce soit en escaladant les murs ou en passant par la porte principale de l’établissement. Si le plus souvent les malades fuguent pour aller voir leurs proches ou retourner chez eux, des évasions se sont terminées tragiquement.

L’Igas l’assure, ces drames sont dûs à des dysfonctionnements et à une mauvaise organisation du secteur. Ainsi, les malades sont regroupés par ville d’origine, et non par pathologies. «Au sein de ces petites structures, on assiste au mélange de sujets fragiles, parfois âgés, apaisés ou proches de la sortie, avec des jeunes entrant en crise, souvent violents», explique l’Igas. Certains schizophrènes et psychotiques sont ainsi hospitalisés avec des malades ayant des simples troubles de l’humeur ou du comportement. «De tels regroupements facilitent les agressions et les homicides», souligne le rapport.

L’inspection des affaires sociales propose quelques pistes pour améliorer la sécurité dans les établissements psychiatriques. L’installation de sas et l’utilisation de badges d’accès pour circuler dans l’établissement pourrait grandement limiter les fugues de patients. Pour minimiser les agressions, l’Igas rappelle qu’il est préférable que les hommes et les femmes aient des sanitaires séparés, ou que l’on puisse «permettre aux femmes et aux adolescents de fermer leurs chambres aux autres malades, sans interdire pour autant l’accès aux personnels soignants, grâce à des badges.»
Enfin, l’Igas souhaiterait que les familles soient consultées avant qu’un malade ne soit renvoyé chez lui. «La mission a constaté que ces personnes sont rarement entendues, alors que cela pourrait éviter des drames», note Le Parisien. Ces deux dernières années, deux patients franciliens ayant eu droit à des «sorties d’essai» ont tué leurs proches. L’un a assassiné sa femme, l’autre défénestré son fils de 5 ans.

Un enfant enfermé dans une cage

Le rapport de l’Igas pointe également le manque d’unités spécialisées pour les enfants malades mentaux. Ces derniers peuvent alors se retrouver internés au milieu des adultes faute de mieux. L’inspection générale relate ainsi le cas édifiant d’un enfant autiste de 9 ans en Guyane hospitalisé en unité fermée dans un service de psychiatrie pour adultes. «Ce garçon a été victime de violences puis d’agressions sexuelles de la part d’autres patients», note le rapport. Pour le protéger, le personnel a construit «une cage grillagée au milieu de l’unité» dans laquelle l’enfant a été enfermé. Il n’a pu être transféré dans une unité pour enfants dans un autre département qu’au bout d’un an.

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Published by violence à l'hôpital - dans PSYCHIATRIE
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