Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 14:25

 

C’est une honte ! Les profs dérivent et se laissent convaincre par la psychiatrie que la Ritaline mettrait fin à leurs conditions de travail difficiles. Ils oublient malheureusement que ce même médicament a des effets secondaires désastreux pour les enfants dont ils ont la charge. (Webmaster)

Des profs débordés exigent des pilules pour leurs élèves.

Gros scandale à Zurich. Débordés, des profs exigeraient de plus en plus souvent que leurs élèves turbulents prennent de la Ritaline, le médicament habituellement utilisé pour traiter l’hyperactivité.
Le Matin Bleu

Menaces d’exclusion des courses d’école ou même des classes, tous les moyens seraient bons pour faire pression sur leur entourage.
Interrogée hier par le «Tages-Anzeiger», l’avocate Susanne Raess confirme se retrouver régulièrement face à des parents victimes de ce chantage. Les profs y auraient recours à cause de conditions de travail difficiles: classes trop grandes, un contact insuffisant avec les élèves.

Cette affaire traduit le flou général qui entoure le diagnostic d’hyperactivité et la prescription de Ritaline. En Suisse, en dix ans, les ventes annuelles de ce produit et des autres marques similaires ont été multipliées par huit! Certains y voient une médication à outrance de la société, à laquelle participent parents, éducateurs et médecins. C’est le cas du pharmacien cantonal neuchâtelois, Jean-Blaise Montandon: «Nous sommes passés à un système où les prestataires de soins sont juste là pour répondre à la demande.»

Dans une étude, il avait montré que la quantité de Ritaline consommée dans son canton avait augmenté de 690% entre 1996 et 2000. «J’ai peur quand on me dit qu’il y a maintenant des classes où cinq écoliers sur vingt prendraient ces médicaments alors que leur cerveau est en pleine évolution.» Selon lui, on joue avec le feu en prescrivant à tout-va cette substance. «Qui sait ce que sont devenus les écoliers qui ont commencé à prendre de la Ritaline il y a dix ans?»

Les autorités ne prennent pas ces inquiétudes à la légère. A Zurich, le gouvernement a demandé un rapport sur les prescriptions du médicament aux écoliers. A Fribourg, le nouveau pharmacien cantonal enverra prochainement une lettre aux médecins pour leur demander de ne pas prescrire la Ritaline sous la pression des parents.

Hyperactivité: un diagnostic à problème

Le trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) toucherait en Suisse 4% des enfants en âge de scolarité, selon une étude vaudoise citée par l’ASPEDAH, l’association regroupant 250 familles concernées par ce problème en Suisse romande. Si la maladie est bien réelle, le diagnostic est toutefois extrêmement difficile à poser, et bien sûr réservé aux seuls spécialistes. En France, une enquête des autorités sanitaires a montré que le diagnostic d’hyperactivité chez les enfants varie de 0,4 à 16% selon les critères utilisés!- C.M.

Partager cet article

Repost 0
Published by violences à l'hôpital - dans LES PILULES DU MALHEUR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens