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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:07


Le 26 mars 2002, Richard Durn assiste aux délibérés du conseil municipal de Nanterre. Il se lève, se dirige vers les élus, prend son pistolet Glock et ouvre le feu. Il saisit une deuxième puis une troisième arme à feu. Avant qu’on ne parvienne à le plaquer au sol, il a tué 8 personnes et gravement blessé 14 autres. Il se suicide le surlendemain pendant sa garde à vue, en sautant par la fenêtre du local de police. Durn a expliqué les motivations de son acte. Il avait raté sa vie, il se considérait comme « une chose, un déchet [...]. Je vais devenir un serial killer, un forcené qui tue ». Richard Durn avait un dossier psychiatrique et était suivi au long cours.
Le Figaro s’interrogea sur la responsabilité des antidépresseurs dans le drame de Nanterre. « La prise de certains antidépresseurs peut-elle déclencher le basculement d’un individu dans la plus implacable violence ? Une question qui pourrait aujourd’hui éclabousser le monde de la psychiatrie française. »
Il fut découvert que Richard Durn prenait du Prozac. Mais les benzodiazépines*, souvent prescrites aux dépressifs, peuvent aussi provoquer de dangereux troubles du comportement. Un an auparavant, l’ancien ministre de la Santé Bernard Kouchner déclarait : « Les benzodiazépines sont parfois responsables de comportements violents et peuvent amener au passage à l’acte soit suicidaire, soit agressif pour autrui dans des conditions trop souvent dramatiques. »
Le 7 novembre 2007, dans un lycée paisible de Tuusula, au sud de la Finlande, un étudiant de 17 ans, Pekka-Eric Auvinen, ouvre le feu autour de lui et tue 8 personnes avant de se suicider. Le journal finlandais Helsingin Sanomat affirma que « le tireur de Jokela a sans doute pris des antidépresseurs, geste ayant un rapport avec les massacres perpétrés dans des écoles aux États-Unis. Un message d’Auvinen est apparu sur internet juste avant son acte, déclarant qu’il prenait des psychostimulants bien qu’il les ait en horreur ».

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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