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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 16:41

Attribué par la commission de la transparence de la Haute Autorité de santé (Has), le service médical rendu (Smr) évalue l’intérêt du médicament et détermine son taux de remboursement, selon quatre critères : son efficacité, la gravité de la maladie, sa place dans la stratégie thérapeutique et son intérêt en termes de santé publique.
En fonction de ces facteurs, le Smr est jugé important et le médicament est remboursé à 65 %  ; modéré ou faible et il est pris en charge à 35 %  ; insuffisant et il est non remboursé. En dernier ressort, c’est le ministre de la Santé qui signe l’arrêté fixant le taux de remboursement. Dans la pratique, les choses sont plus complexes. En effet, les molécules sont aussi classées en fonction du «  progrès médical  » qu’elles apportent : cela s’appelle l’amélioration du service médical rendu (Asmr). Or, un médicament peut recevoir un Smr important et n’être pas meilleur qu’un autre déjà sur le marché.

En 2008, sur 246 médicaments au Smr jugé important, 239 avaient une Asmr de niveau V, autrement dit nulle. Selon la revue Prescrire, seuls 10 à 20 % des nouveaux médicaments apportent une avancée significative. En revanche, ceux dont le Smr est moins bon que celui des produits déjà en vente seraient en constante augmentation depuis dix ans.

A qui se fier  ? Car il y a aussi des médicaments ayant un Smr insuffisant et qui sont remboursés à 65 %. «  C’est un pari purement politique, rapporte le Pr Avouac, ancien président de la commission de la transparence de la Has.
Le ministre de la Santé peut miser sur le remboursement d’un médicament pour favoriser un laboratoire français qui permettrait de développer la recherche de nouvelles molécules sur le territoire, par exemple.  »

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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