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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 19:13

Pour éclairer ces propos voici quatre exemples qui, à la fois, illustrent les tromperies médicales, industrielles et institutionnelles et nous rappellent que les décisions médicales devraient nous obliger à réveiller notre raison endormie par les discours intéressés de tous ceux qui sont moins soucieux de notre santé que du développement de leurs activités et de son fruit : le profit.

Le premier est celui de la prévention des maladies cardio-vasculaires par le dosage du cholestérol et la prise de statines. Chaque année des millions de Français effectuent, pour connaître l’état de leurs lipides sanguins environ 180 millions de dosages, au prétexte qu’un taux élevé de cholestérol peut les tuer en encrassant leurs artères coronaires ou cérébrales, mais que fort heureusement existent des médicaments : les statines, qui en abaissant ce cholestérol maudit préserveront leur espérance de vie. En réalité, chez les sujets sans antécédents héréditaires ou personnels de maladie cardiovasculaire, ne fumant pas, ayant une activité physique même modérée, ces dosages sont inutiles car les statines ne sont pas indiquées en prévention primaire chez des personnes en bonne santé dont les risques cardiovasculaires sont bas. En France, les trois quarts des statines sont inutilement consommées par approximativement 4 millions de sujets sains qui gaspillent ainsi environ 750 millions d’euros, sans aucun bénéfice pour leur santé mais en s’exposant à des risques probablement plus fréquents que le reconnaissent les entreprises pharmaceutiques.

Le second exemple est l’imposture de la prévention du cancer du col utérin, par la vaccination contre les papillomavirus. Ce vaccin est commercialisé depuis des années et vendu aujourd’hui dans le monde entier à des millions de doses, pourtant il n’a toujours pas démontré qu’il était capable d’éviter l’apparition d’un cancer du col ou d’un décès. Lorsqu’une adolescente a été vaccinée, elle doit savoir que cette vaccination ne lui garantit pas l’évitement d’un cancer. Elle doit régulièrement demander à son médecin la réalisation d’un frottis cervico utérin, seule technique ayant démontrée son efficacité préventive.

Le troisième exemple est celui du dépistage de la maladie d’Alzheimer qui est recommandé à toutes les personnes âgées éprouvant des troubles de la mémoire, qui sont banals, constants et liés au vieillissement cérébral. L’État dans le cadre du plan Alzheimer a prévu la mise en place des « Consultations Mémoire » ; 282 étaient prévues. En septembre 2012 : 469 fonctionnaient, les trois quarts des consultants ne souffraient pas de cette maladie et avaient des capacités mémorielles « normales » pour leur âge. De 2008 à 2012 ces consultations ont coûté 229 millions à l’assurance-maladie obligatoire. Leur utilité est évidente pour les chercheurs qui pourront publier des travaux sur l’épidémiologie de la maladie et sur les modifications de l’imagerie cérébrale observées chez ces patients. Elle est sans réelle utilité pour les patients pour trois raisons : aucun traitement efficace n’existe pour traiter cette maladie. La Haute Autorité de Santé a reconnu en octobre 2011 que l’amélioration du service médical rendu par les médicaments spécifiques proposés pour traiter cette maladie était nulle, mais a oublié de signaler ce fait dans la recommandation de bonne pratique, concernant cette maladie publiée en décembre 2011. Selon la direction générale de la santé, les dépenses de l’assurance-maladie pour rembourser ces médicaments aux malades atteints de la maladie d’Alzheimer atteindraient 380 millions en 2013. ; le pourcentage des patients chez lesquels le diagnostic de maladie d’Alzheimer a été porté à tord (faux positifs) n’est pas connu, même faible, il n’est certainement pas négligeable, tant les conséquences psychologiques et familiales de ce diagnostic sont graves ; inversement seront rassurés des patients qui en réalité sont atteints de cette maladie (faux négatifs).

Le dernier exemple est le dépistage du cancer du sein qui conduit chaque année à la réalisation de plus de 3 000 000 de mammographies dont les risques sont parfaitement connus : des excès de diagnostic, des interventions mutilantes inutiles, des examens répétés faussement positifs suscitant la peur, l’angoisse et des souffrances familiales. Au total lorsque 5 000 mammographies sont réalisées chez 1 000 femmes durant 10 ans, la vie d’une femme sera prolongée et plusieurs centaines (entre 300 et 400) seront affectées par des examens faussement négatifs qui conduiront chez plusieurs dizaines d’entre elles à la réalisation de biopsies et d’interventions inutiles.

 

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans DERIVE DE LA MEDECINE
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