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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 16:37

 

L’affaire du Mediator a mis en lumière les incohérences de la politique du médicament et suscite de nombreuses questions : pourquoi les médicaments sont-ils si chers  ? Comment leur mise sur le marché est-elle validée  ? Comment un produit dangereux peut-il rester en vente durant trente ans et être remboursé par la Sécurité sociale  ? Eléments de réponse…

La vente des médicaments en pharmacie a représenté en 2009 30,2 milliards d’euros. Sur cette somme, 27 milliards correspondent aux médicaments qui ont fait l’objet de prescriptions médicales et qui sont remboursables. Ce secteur représente donc une part importante des dépenses de santé des familles, soit directement, soit au travers de leur cotisation de complémentaire santé.
Entre franchise sur les boîtes et vagues successives de déremboursement, le reste à charge pour les patients ne cesse d’augmenter. L’an dernier, selon une enquête de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), 14 % des personnes modestes (ayant un revenu mensuel inférieur à 1 167 euros) ont soit repoussé, soit annulé l’achat de médicaments prescrits par leur médecin.

Maîtriser la consommation de médicaments dans un pays qui détient le record du monde en la matière se justifie. Mais les mesures de restriction prises en France relèvent davantage de la seule logique comptable que d’une véritable politique de santé publique.
L’exemple des campagnes sur les antibiotiques – expli­cations, formation – montre que des économies sont possibles en remplissant des objectifs de meilleur usage et de santé. Surtout, si ces efforts sont relayés par les médecins auxquels on garantit une formation autre que les «  discours  » des visiteurs médicaux en mission de promotion de leurs produits.

Mais les mécanismes à l’œuvre sont implacables : le médicament est devenu un marché, les patients des clients, la Sécu et les mutuelles une «  garantie  » de paiement. Dans cette marchandisation de la santé de plus en plus accentuée, les scandales sanitaires se succèdent : aujourd’hui le Mediator, hier l’Isoméride, le Vioxx, la campagne de vaccination contre la grippe H1N1…

Et demain  ? Rien ne va plus dans les expertises et la prise de décisions. C’est toute la chaîne du médicament, de la recherche à la délivrance au patient, qui pose problème. L’opacité, longtemps dénoncée par quelques «  lanceurs d’alerte  », devient une question publique.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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