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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 16:39

 

Pour qu’un médicament soit vendu, il faut le feu vert de la Commission d’autorisation de mise sur le marché, qui dépend de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Les experts consultés se fondent sur des tonnes de rapports décrivant les caractéristiques du médicament, l’indication, la posologie et le résultat des essais cliniques lors desquels la molécule a été testée sur des groupes de patients…

Tout irait bien si les payeurs n’étaient pas les décideurs. Or, l’Afssaps est financée à 90 % par les firmes pharmaceutiques qui paient pour que leurs dossiers soient examinés. Et, dans près de 80 % des cas, c’est sur la base d’essais cliniques que le laboratoire a menés et payés que le bénéfice-risque du médicament est évalué.

«  Quand j’arrivais à la commission, on m’apportait une pile de documents de 1,50 m de haut sur une molécule dont j’ignorais tout et je devais faire une synthèse d’une page et demie en une demi-journée  », raconte le Pr Philippe Even, directeur de l’institut Necker et ex-expert à l’Afssaps.
Pas étonnant, dans ces conditions, que l’autorisation de mise sur le marché (Amm) soit donnée dans 90 à 95 % des cas. D’autant que pour faire passer leurs dossiers les laboratoires n’hésitent pas à dissimuler des effets indésirables ou certaines données…
Quant aux experts de l’Afssaps, ils sont souvent juge et partie : les deux tiers travaillent pour l’industrie du médicament ou ont des liens avec elle. Depuis le 1er juillet 1998, ils doivent déclarer leurs conflits d’intérêt, et, depuis le 25 mars 2007, les mentionner quand ils s’expriment publiquement. Une mesure on ne peut moins appliquée.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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