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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:01

Atlantico

Selon les recherches de Philippe Even et Bernard Debré, 20% présentent des risques et 5% sont même "potentiellement très dangereux".

 

50% des médicaments que nous utilisons sont sans effet,  20% présentent des risques et 5% sont même "potentiellement très dangereux".

Ce sont les observations de deux professeurs dans leur livre "Le guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux". Philippe Even et Bernard Debré ont compilé pas moins de 20 000 études pour faire le point sur les vertus ou les méfaits des médicament les plus couramment utilisés. "C’est d’abord un outil pour les malades et les praticiens, mais aussi une matière de réflexion pour les politiques qui, théoriquement, devraient prendre des décisions", a expliqué sur Europe 1 le professeur Philippe Even.

Ce gaspillage est évalué à une perte de 10 milliards par an pour la France, qui pourrait économiser jusqu'à 15 milliards en cessant de rembourser les médicaments incriminés. Mais l'industrie pharmaceutique, elle, y perdrait gros. Les auteurs mettent donc en garde contre le système actuelle de contrôle des molécules mises sur le marché, qui reste opaque et trop laxiste.

La cause de ce gâchis : la multiplication lucrative de nouvelles molécules présentées comme innovantes, mais qui en réalité s’avèrent avoir au mieux la même efficacité que les molécules traditionnelles, et sont souvent plus dangereuses. Les molécules les plus efficaces ont souvent été mises sur le marché il y a longtemps, et ne rapportent plus suffisamment. ainsi, les antidiabétiques les plus performants datent des années 1960. Pour continuer à dégager du profit, l'industrie a donc développé de nombreux ersatz, moins efficaces, mais lucratifs.

Parmi les mauvais élèves pointés comme potentiellement inutiles voire dangereux, plusieurs familles reviennent régulièrement : "les médicaments utilisés en psychiatrie, en neurologie, certains anti-inflammatoires, les antidiabétiques mis sur le marché depuis dix ans". Mais aussi "les expectorants, les veinotoniques, les antitussifs ou encore les dilatateurs artériels destinés à oxygéner le cœur et le cerveau et qui n’ont absolument pas la moindre efficacité mais qui sont dangereux", détaille Philippe Even.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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