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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 18:15
D'après un ancien responsable de l'agence de sécurité des produits de santé, le Mediator aurait dû être retiré du marché au même moment que l'Isoméride et le Ponderal. ( LP/Philippe Lavieille. )

24.05.2013, 17h03

Le Mediator, un médicament accusé d'être responsable de centaines de morts en France, aurait dû être retiré du marché par les laboratoires Servier douze ans avant son interdiction en 2009. C'est ce qu'a affirmé ce vendredi un ex-directeur de l'agence de sécurité des produits de santé (Afssaps), devant le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine).



«Les laboratoires Servier auraient dû spontanément retirer le Benfluorex (principe actif du Mediator) en 1997» lorsque l'Isoméride et le Ponderal, deux médicaments de la même famille, ont été eux-mêmes retirés du marché, a expliqué à la barre Philippe Lechat, ex-directeur de l'évaluation des médicaments à l'Afssaps de 2007 à 2012, au 4e jour du procès.

Des déformations des valves cardiaques

La commercialisation de cet anti-diabétique détourné aussi comme coupe-faim avait été suspendue en 2009 par l'Afssaps (aujourd'hui appelée ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), à la suite de la mise en évidence d'un excès de cas de valvulopathies, des déformations des valves cardiaques.

En 2010, l'agence avait évalué à au moins 500 les décès dus à ce médicament en 33 ans. Une autre estimation, révélée un mois plus tard dans la presse, avait évoqué 1000 à 2000 morts.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles l'Afssaps n'avait pas pris une décision plus tôt, Philippe Lechat a expliqué que c'était dû à «l'absence de notification de pharmacovigilance alarmante» avant 2009.

Servier cherchait à «minimiser»

La «ligne» des laboratoires Servier était de positionner le Mediator comme différent de ses deux cousins, l'Isoméride et le Pondéral, selon le médecin qui a rédigé une note fin 2010. «Il y avait une volonté de minimiser, d'occulter», a-t-il insisté.

De son côté, la défense a concentré ses questions sur les conditions de rédaction de la note de Philippe Lechat et les références utilisées. Me Hervé Temime, avocat de Jacques Servier, absent à l'audience ce vendredi

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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