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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 17:58

12.04.2013

 L'agence européenne du médicament recommande de suspendre le tétrazépam, un décontractant musculaire bien connu sous le nom commercial de Myolastan. ( LP/Jean-Baptiste Quentin. )

C'est un des décontractants musculaires les plus répandus. Mais il risque fort de disparaître de nos armoires à pharmacie. L'Agence européenne du médicament (EMA), basée à Londres, a annoncé ce vendredi qu'elle recommandait la suspension du tétrazépam après la mise en garde française sur ses potentiels effets indésirables graves.


Cette molécule constitue le principe actif d'un médicament plus connu sous son nom commercial de Myolastan, fabriqué par Sanofi et également diffusé sous forme de génériques.

Le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l'EMA a «recommandé la suspension des médicaments contenant du tétrazépam à la suite d'une réévaluation engagée à la demande de la France en janvier 2013», indique l'EMA dans un communiqué.

Comme le tétrazépam a été autorisé par les différents pays membres de l'UE et non pas de manière centralisée au niveau européen, cet avis doit maintenant être examiné par le comité de l'EMA (CMDh), qui représente les différentes agences du médicament des pays membres, en vue d'un avis définitif.

Utilisé pour la relaxation des muscles

La France, à travers son Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), avait saisi l'EMA pour lui demander la «réévaluation du rapport bénéfice-risque de ce médicament et la suspension de son autorisation de mise sur le marché (AMM)».

Le tétrazépam, qui fait partie de la classe pharmaceutique des benzodiazépines, est utilisé pour ses propriétés myorelaxantes (relaxation des muscles), notamment en rhumatologie.

Des effets cutanés, neurologiques et psychiatriques

Une enquête de pharmacovigilance française avait mis en évidence «une fréquence élevée d'effets indésirables cutanés (..) tels que des syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson (qui se traduisent par des destructions brutales de la couche superficielle de la peau et des muqueuses) et des syndromes d'hypersensibilité médicamenteuses (DRESS)». L'ANSM avait signalé d'autres effets graves (neurologiques et psychiatriques).

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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