Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:44

warsaw0131

Bonsoir,

Je recherchais des informations sur un médicament que prenait ma grand-mère, et je suis tombée sur votre page. Le médicament en question est le Haldol faible du laboratoire Janssen-Cilag. Je me permets de vous raconter notre expérience avec ce médicament.
Ma grand-mère a 97 ans. Il y a environ 10 mois, elle a commencé à être très agitée et incohérente dans ses propos, et comme ça devenait invivable pour nous (fille + petits-enfants, nous vivons avec elle), le médecin a changé son traitement pour du Haldol faible. Auparavant, elle prenait du triapridal. A partir de là, son état physique s'est profondément dégradé. Chutes à répétition, tremblements, insuffisance rénale, hallucinations, crises d'épilepsie, accidents vasculaires cérébraux... Certes, son âge a quelque chose à voir là-dedans, mais tout s'est déclenché avec le médicament.
Le médecin est arrivé jusqu'à lui prescrire 40 gouttes 3 fois par jour, dose qui, apparemment était beaucoup trop élevée. Les crises d'épilepsie étaient suivies de "pseudo-comas", temps pendant lesquels elle était comme un légume, incontinente et ne réagissait à rien, ceci durait deux-trois jours à chaque fois. Réellement, on pensait que c'étaient des accidents vasculaires cérébraux, alors que c'était de l'épilepsie. Ceci, le médecin ne l'a jamais dit, il ne s'en rendait pas compte; c'est aux urgences qu'un chef de clinique nous a informés que son état était celui d'un patient après une crise d'épilepsie. C'est là également que nous avons su que ma grand-mère n'était pas correctement traitée pour son âge, et que nous lui administrions tous les jours une petite dose qui aurait pu finir par la tuer.
Prise en charge à l'hôpital, elle s'est récupérée quelques semaines après que le médicament a été arrêté. Elle a commencé à marcher, à reparler et à vouloir être utile dans la vie de famille. Croyez-moi, ça a étonné tout le monde de la revoir vivre.
Après ces épisodes des urgences et du service gériatrique, il était temps pour le généraliste de la reprendre en main. On lui a parlé et il ne veut pas admettre que c'est ce médicament qui l'a fait plonger. Selon lui, la cause n'est pas là... Selon d'autres médecins, il n'y a pas de doute là-dessus. S'il ne veut pas l'admettre, cela veut dire qu'il peut très bien se re-permettre, si elle est trop agitée, de lui redonner des neuroleptiques.
On a appris que le médicament en question avait été retiré de la vente, il y a un mois environ.
Que peuvent risquer le médecin et le pharmacien pour lui avoir donné de telles "doses de poison"? Et le laboratoire? Est-ce que cela vaut la peine de déposer plainte et d'aller devant les tribunaux pour mise en danger de personne, presque jusqu'à la mort?

Partager cet article

Repost 0
Published by VIOLENCE A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens