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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:22

Pour avoir eu un peu affaire à la psychiatrie, je témoigne qu'il s'agit bien de la pseudo-science la plus grossière et dangereuse qui soit, d'autant plus qu'elle est institutionnalisée comme médecine de sorte que ceux qui ont le malheur d'avoir l'obligation de demander ses services et de suivre ses traitements (pour des motifs de problèmes sentimentaux par exemple), se trouvent statutairement obligés d'être victimes de sa barbarie (je n'exagère pas). En effet, j'ai été obligé de prendre ce congé car n'étant pas titularisé, je n'avais pas le droit de prendre un congé sans solde, sauf à démissionner, ce que tout le monde autour de moi trouvait insensé et qu'il m'était donc socialement impossible de demander; mais je ne vois nullement en quoi perdre mon statut et les graces de continuer à me faire gérer par cette administration débile et totalitaire, aurait été plus regrettable que cela n'a été de suivre les traitements barbares que j'ai suivis heureusement beaucoup moins que ce que j'étais censé suivre, et dont il me reste des séquelles longtemps après. En effet j'avais dû signer l'obligation de suivre les traitements qui me seraient prescrits soi-disant pour mon bien. C'est donc bien de l'institutionnalisation de la barbarie qu'il s'agit ici.

Voici quelques caractères de cette barbarie pseudo-scientifique dont je témoigne (j'ai vu principalement deux psychiatres, et ai été orienté vers le deuxième en entendant dire qu'il avait bonne réputation, de fait il avait l'air sympatique mais... ça me suffit !):
- Diagnostics de schizophrénie à tort et à travers; barbarie des traitements en ce sens. J'ai eu beau tenter d'expliquer à mon premier psy pourquoi j'estime n'être pas schizophrène, il ne voulait rien entendre mais s'est contenté d'argument d'autorité, en me renvoyant à la la consultation d'un de deux autres psys experts de son choix à l'université de Rouen pour qu'ils me confirment son diagnostic. Par ailleurs j'ai entendu parler de quelqu'un qui eut le malheur d'avoir affaire à la psychiatrie, et qui n'avait pas tant de problèmes que cela mais ayant été étiqueté schizophrène a été amené à suivre des traitement qui ont fait de lui un légume: il a grossi et sa famille ne le reconnaît plus, ils trouvent que ce n'est plus lui, sa vie est complètement anéantie, et il doit continuer à suivre les traitements parce qu'il en est désormais dépendant.
- Absence de transparence dans l'établissement de diagnostics et l'objectif des traitements prescrits. Il m'était en effet très difficile d'obtenir de mes psys des explications sur leurs diagnostics et ce qu'ils espéraient soigner ainsi. Ils se contentaient en effet de me dire que j'en avais besoin, que ce serait bon pour moi, mais ils ne cherchaient pas à me l'expliquer pour savoir si je suis d'accord. Ils m'ont fait avaler leurs poisons par ruse, mensonge et obscurité, sans mon consentement éclairé. J'appelle ça une violation de liberté (il me semble d'ailleurs avoir vu passer la notion de consentement éclairé dans la législation, mais je n'ai guère d'espoir de faire valoir cela dans le présent cas, vue la situation).
- Toute marque d'intelligence originale et d'indépendance d'esprit est regardée par les psychiatres comme pathologique. A la fin de mon aventure, comme j'ai protesté par écrit contre mon dernier psychiatre, il m'a répondu en se justifiant, en expliquant de quoi, d'après lui, je souffais: "du sentiment ne pas être accepté par la société". Non non et non, je souffre bien moins de ma différence avec la société (qui n'est pas une non-acceptation, ne serait-ce que du fait que par le succès de mon site j'en ai une sorte de reconnaissance très importante finalement, seulement qui n'est pas du type de reconnaissance que les institutions voudraient me faire rechercher), que du fait de la barbarie des institutions qui cherchent à tout prix à me conformer à leur débilité et à leur barbarie, et qui trouvent pathologique de ma part que ce ne soit pas mon rêve le plus cher que de la supplier de m'intégrer à elle. J'ai souffert du fait que le monde n'ait pas voulu me foutre la paix; à part ça je souffre de n'avoir pas trouvé une femme, mais me faire accepter une femme que je n'aimerais pas, ou encore soit-disant compenser par d'autres relations sociales, ne saurait de toute manière en être la solution. Mais la revendication de la différence comme un avantage, et le besoin que la société nous foute la paix, n'est pas une chose que les psys sont capables de concevoir.
- Mensonge sur l'interprétation des "effets secondaires" (en réalité principaux), prétendument expression de pathologies latentes qui viennent à s'exprimer, alors qu'elles ne s'étaient absolument jamais produit jusque-là: palpitations cardiaques, tremblements...
- Incapacité de s'excuser. Quels que soient les désastres qui résultent de leurs traitements, les psys ne seront jamais désolés, ils chercheront seulement à se justifier, en faisant valoir leurs diplômes et autres...
- Mépris du patient, abus de pouvoir sur personne vulnérable: sous prétexte qu'ils ont leurs super diplômes et que les gens qui viennent les voir ont des problèmes, ils ne cherchent même pas à comprendre pourquoi on vient les voir, du moment qu'on est là ils se croient permis de nous prendre pour des moins que rien, des cobayes, des débiles mentaux, des irresponsables etc. Même le fait que j'aie un doctorat en maths ne semblait pas leur inspirer la moindre présomption de crédit envers la pertinence de mes appréciations.
- Ce mépris est également adopté par les secrétaires et concierges des établissements. En effet, au centre Pierre Janet du Havre où j'avais vu mon premier psy, j'ai tenté de discuter du problème avec la personne de l'accueil. Son mépris envers moi fut total. Mon expérience ne valait rien à ses yeux, n'étant guère que "ce que vous pensez", du pipi de chien, une marque de débilité, et surtout je devais absolument me taire dans les couloirs, pour que personne n'entende mon témoignage. Bref, on se croirait vraiment sous Staline. Eh bien non, je ne me tairai pas. Allo ? La France d'aujourd'hui est-elle vraiment un pays de liberté ? Y a-t-il quelqu'un pour élever la voix contre le totalitarisme barbare ? Finalement, j'obtins de voir une assistante sociale, et je lui exposait le problème. Elle semblait tomber des nues, n'ayant jamais entendu de telles choses. Sans doute les gens déprimés n'ont-ils pas suffisamment confiance en leur propre jugement (réellement difficile à former et à affirmer en de telles circonstances il est vrai) pour protester jusque-là ? Surtout, la loi du silence s'impose dans ces milieux.
- Enfin, je mentionnerai l'affaire du dernier "médicament" que j'ai pris, qui m'a été prescrit alors que je venais justement de mettre en garde mon psychiatre sur le fait que j'en avais marre de ces traitements absurdes et néfastes pour la schizophrénie que je n'ai pas, et que je refusais absolument de prendre toute substance qui risquerait de porter des effets néfastes à long terme. Résultat, il me prescrivit du SEMAP en me disant d'en prendre une demie-pilule par semaine en commençant tout de suite et si cela aurait un effet néfaste je m'en apercevrais le jour même, et il me prescrirait autre chose. Résultat, avec une seule demie-pilule (évidemment que je n'en ai pas repris ensuite !) cela eut des effets dévastateurs qui ont commencé au bout de quelques jours, ont demeuré plusieurs mois et dont il me reste des traces d'effets sensibles au bout d'un an.

J'en ai discuté avec le pharmacien. Il était d'accord avec moi sur toute la ligne, la différence étant sa résignation: il est tenu de l'obligation légale de vendre les "médicaments" qui lui sont demandés, alors même qu'ils sait qu'ils sont de toute manière néfastes. D'après lui, on ne peut toute façon rien faire, car la psychiatrie est une institution.

L'ultime justification de cette barbarie que j'ai pu entendre: que soi-disant je suis libre, je ne suis pas obligé de voir un psy particulier, je peux en changer, je n'aurais donc dans ces conditions aucun motif de me plaindre. Objections: comme je disais, par leurs mensonges les psys m'ont empoisonné en l'absence de mon consentement éclairé. Je ne suis donc pas libre. D'autre part, je ne suis pas libre de prendre n'importe quel psy puisque la plupart ont leurs carnets de rendez-vous complets pour plusieurs mois à l'avance. Ensuite, il est inadmissible que les listes de psys respectables d'une part, ceux barbares à éviter d'autre part, ne soient pas rendues publiques: comme j'expliquais sur la dictature du hasard, cette absence des informations nécessaires condamne totalitairement les gens à subir les traitements des barbares, en les empêchant de les éviter. Autrement dit, ça n'a aucun sens de dire que les bons psy "existent" abstraitement, la seule chose intéressante serait de les indiquer nommément pour permettre enfin aux gens de les trouver en pratique, et vérifier si c'est vrai (si ceux qu'on dit bons le sont effectivement, et n'en donnent pas seulement l'illusion sur un coup de chance). Enfin, il est inadmissible que les psys commettant ces actes barbares que je mentionne plus haut ne soient pas immédiatement démis de leurs fonctions, si ce n'est condamnés à la prison à vie pour empoisonnement. Je ne vois en effet aucun sens à essayer encore un autre psy tant que la psychiatrie dans son ensemble maintient son statut d'activité totalitaire irresponsable, cautionnant ces barbaries en permettant à ceux qui les commettent de continuer à exercer. Qu'est-ce que c'est que ce jeu de la roulette qui fait tourner indefiniment les patients d'un psy barbare a un autre psy barbare pour les obliger à continuer a s'empoisonner avec des psys toujours differents sans espoir raisonnable d'arriver à quelque chose d'acceptable ?

Ouvrir des espaces de discussion entièrement libres et publics permettant aux patients de témoigner nominativement sur les psychiatres qu'ils ont consulté, serait un minimum démocratique, n'en déplaise aux tenants d'une certaine pseudo-déontologie du respect de la vie privée, du secret et de l'antinotationisme.

Dernières nouvelles sur mes derniers contacts avec la psychiatrie: mon dernier rendez-vous avec l'expert, automne 2009, pour valider ma retraite invalidité. Comme d'habitude, le temps était très court environ 5 minutes, ce que je savais d'avance et j'avais donc médité d'avance mes propos, au sujet de mes démêlés avec la psychiatrie. 

Suite à cela, il a rédigé un rapport "confidentiel" à destination des comités médicaux, que j'ai pu avoir en main. Je constate qu'il y a retranscrit l'ensemble de mes propos, ceci incluant sans vergogne des convictions profondes à connotation personnelle que je ne citerai pas ici. Voici quelques extraits de son rapport, incluant la faute d'orthographe :

"... Il ne présente pas de déficience intellectuelle, pas de désorientation ni de confusion. Le discours de monsier Poirier reste toujours complètement inchangé: il continue à se plaindre encore des effets secondaires des neuroleptiques reçus il y a maintenant plusieurs années (asténie, petits tremblements, petites contractions musculaires). il trouve même que ces effets s'aggravent très progressivement.

Ces éléments subjectifs n'ont toujours aucun fondement clinique réel, mais sont des interprétations délirantes d'un ressenti subjectif. Son discours a un peu évolué vis-à-vis du psychiatre qui lui avait prescrit ces neuroleptiques (...) Il continue donc de l'accuser de "l'avoir empoisonné par la ruse et le mensonge", "traité comme un rat de laboratoire alors qu'en fait il aurait dû le regarder comme un partenaire" (...)
Il reste toujours très vindicatif vis-à-vis de la psychiatrie et de l'industrie pharmaceutique, mais il se focalise uniquement sur un seul psychiatre alors même qu'il a été suivi et traité par au moins 3 psychiatres différents (...) Sa pensée reste diffluente et le syndrome dissociatif présent même s'il n'est pas majeur. Le contenu de son discours est toujours emprunt d'éléments délirants et de convictions délirantes, avec cette fois une note plus persécutive dirigée sur le dernier psychiatre qui l'a suivi et qu'il tend à rendre responsable de son état.
Nous avions noté lors de la dernière expertise: "Son délire semble même avoir réussi à s'organiser autour d'un axe central qu'il nomme "le système" (évocation de l'organisation sociale semble-t-il) qu'il tente à sa manière de réorganiser(...) tout en se sentant persécuter par ledit système... Cette thématique délirante reste malgré tout peu structurée". Il en est toujours de même, avec sans doute un délire s'aggravant très progressivement au cours des années.
(...) Il est toujours dans une méconnaissance complète de ses troubles"

Correction: j'ai été traité par seulement 2 psychiatres. Avant de revenir au Havre, j'ai vu seulement une fois un psychiatre à la Réunion, qui ne m'a pas traité mais a seulement rédigé un rapport qui lui a été transmis, et que j'avais à peine regardé. Qu'y aurait-il d'anormal de n'évoquer, dans le bref temps qui m'est imparti, que le cas de celui qui a réussi à me faire prendre la pilule dont je subis toujours les effets. Ca ne veut pas dire que le précédent avait une attitude plus défendable, seulement cela ne me concerne guère plus que celle de tous les autres psychiatres de France que je n'ai pas consulté, au sujet desquels j'ai exprimé mes larges soupçons par ailleurs. Or il devrait bien aller de soi que je n'en pense pas moins au sujet de celui qui m'avait traité en premier, par le fait que je l'ai quitté définitivement.

Ensuite, encore une fois: au cours de mes voyages les années passées notamment en pologne où j'ai exposé mes idées de changement politique par des logiciels, en majorité auprès d'étudiants en économie ou autres sciences sociales, la plupart du temps au bout d'une à deux heures d'exposé-débat, tout le monde est ressorti convaincu et enthousiaste. Délirent-ils tous également ? Faut-il rappeler la règle de bon sens à savoir que chacun ressent naturellement en première impression sa propre pensée comme plus claire et structurée que celle d'autrui - et donc doit normalement se méfier de cette impression pour espérer à un minimum d'objectivité ? et que mes idées étant le fruit d'une recherche théorique de plusieurs années, et nécessiteraient évidemment plusieurs heures d'exposé et débat pour être expliquées, une entrevue de quelques minutes dans un tel contexte ne permet naturellement pas d'en juger ?

Clairement, la pensée psychiatrique est marquée par une complète immaturité vis-à-vis du monde normal ou scientifique des débats d'idées, classant automatiquement comme "délirante" ou "schizophrène" toute conviction contraire à ses présupposés. Si tout le monde pensait comme les psychiatres, les gens de droite s'empresseraient d'interner les gens de gauche, les gens de gauche d'interner les gens de droite, les athées d'interner les religieux, les adeptes de chaque religion d'interner les adeptes de chaque autre religion, et il ne resterait plus personne en liberté.

C'est le principe même de l'infalsifiabilité absolue. Dès lors, en tout état de cause, la psychiatrie n'a rien de scientifique.

Et dire que les administrations de l'Etat (système de congés...) ont impérativement besoin de se baser sur des torchons pareils pour pouvoir fonctionner !!
En conclusion, j'estime qu'il est immoral de payer des impôts à un Etat qui forme et institue une telle mafia. 

Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de mon propos: une idée souvent associée à l'antipsychiatrie serait de dire qu'il n'y a pas de maladie mentale. De mon côté je ne m'aventurerais pas à une telle affirmation. Je dirais même au contraire, il me semble clair qu'il y a effectivement dans la sociéte de dangereux psychopathes, irresponsables de leurs actes, qu'il y aurait grand besoin d'enfermer et de soumettre à des traitements de choc pour les empêcher de nuire. Je veux parler des psychiatres bien entendu.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
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