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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 20:44
Par Christine Werlé.

Aux Etats-Unis, un médicament sensé soigner la dépression est pointé du doigt après la fusillade de Newtown. A la suite du drame de Daillon et à l'heure du procès du forcené de Bienne, la question se pose aussi en Suisse.

 Une marche silencieuse a été organisée samedi dans le village de Daillon en hommage aux victimes. (5 janvier 2013)
Image: Keystone

   


Retour en images sur les tueries les plus marquantes de ces vingt dernières années.

Les médicaments jouent-ils un rôle dans le passage à l'acte des tireurs fous? La question peut se poser à l'heure où le drame de Daillon (VS) et le procès du forcené de Bienne rappellent que les fusillades ne se produisent pas seulement qu'aux Etats-Unis. Outre-Atlantique justement, un médicament sensé soigner la dépression est pointé du doigt après la fusillade de Newtown.

D'après le site Atlantico.fr, Adam Lanza, le jeune homme de 20 ans qui a tué de sang froid 26 personnes, dont 20 enfants âgés de 6 à 10 ans, à l'école Sandy Hook le 14 décembre 2012, prenait du Fanapt, un médicament antipsychotique controversé.

Controversé car, selon que l'agence américaine de la nourriture et des médicaments (FDA), le Fanapt, commercialisé par Novartis, aurait des effets secondaires indésirables tels que «l'hostilité, la chute de la libido, la paranoïa, l'état de confusion, la manie, la catatonie, les changements d'humeur, les attaques de panique, les troubles obsessionnels compulsifs, la boulimie, le délire, l'anorgasmie, la polydipsie, ou encore de très graves dépressions».

Pour le Pr. Chinbin Eap, de la Faculté de biologie et de médecine à l'Université de Lausanne (UNIL), ce n'est toutefois pas le médicament en lui-même qui provoque la violence, cette dernière dépendant essentiellement de la personnalité de chacun. «Certains médicaments, comme les benzodiazépines, à savoir tous les tranquillisants, peuvent avoir des effets paradoxaux», dit-il. «Ils provoquent une désinhibition. Et si le patient prend de l'alcool pendant son traitement, il peut devenir agité, agressif et délirant», poursuit le médecin.

Le tireur souffrirait de schizophrénie

Le tireur de Daillon (VS), qui a tué trois femmes et blessé deux hommes en tirant des coups de feu depuis son appartement le 2 janvier, a affirmé aux enquêteurs suivre un traitement psychiatrique. Ce Valaisan de 33 ans, au bénéfice d'une rente AI, souffrirait de schizophrénie. Il avait été interné dans un établissement psychiatrique en 2005.

Impossible d'en savoir plus pour l'instant. «J'ai demandé des informations aux différents établissements médicaux que le tireur a fréquentés, mais je n'ai pas encore eu de retour», indique Catherine Seppey, la procureure en charge du dossier à l'Office du Valais central.

Quant au forcené de Bienne, dont le procès s'est ouvert lundi, il n'était pas en thérapie au moment des faits. Mais d'après Nicolas Gessler, porte-parole de la police bernoise, «Peter K. souffrait d'importants troubles délirants lorsqu'il a ouvert le feu sur la police venue le déloger en septembre 2010». Déterminer s'il prenait des médicaments ou non, c'est tout l'objet du procès. (Newsnet)

 

 

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La rédaction


Les médicaments dont il est question dans cet article sont vendus sur prescription médicale. S'ils favorisent un passage à l'acte, peut-on demander aux médecins qui les ont prescrits de, au moins, se justifier ? Eux ne sont pas schizophrènes. Qu'ils assument alors les effets secondaires du traimennt qu'ils ont prescrit eux-mêmes. Répondre

 

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
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