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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:45

L'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille explique cette situation par le manque de structures adaptées dans la région.

Educ en colère

Tout le monde réagit comme si, si cet enfant avait eu une place en pédopsy, il aurait eu droit à meilleur traitement...

Mais il faut savoir qu'en pédopsychiatrie aussi il existe des chambres d'isolement ! J'ai eu l'occasion d'en voir une dans un service de pédopsy : une pièce assez sombre d'environ 8m². Les murs ne sont pas capitonnés, ils sont en béton brut. La porte comporte un hublot de façon à ce que l'équipe puisse voir l'enfant isolé. La pudeur de l'enfant n'est pas prise en compte, le hublot de la porte n'est pas obturé de l'extérieur. Il y est impossible de voir la lumière du jour, une unique petite lucarne très haute donne sur une chambre. L'enfant y est enfermé avec un simple matelas de plastique au sol, sans drap. Il n'y a pas de points de repères temporels. Il n'y a pas de toilettes ni de sceau hygiénique, de ce fait il arrive régulièrement que les enfants qui y sont enfermés urinent ou défèquent sur eux... Même si cette salle est nettoyée par les agents de services hospitaliers (ASH), il y règne une odeur épouvantable.
C'est scandaleux et ça se produit très fréquemment qu'un enfant y soit enfermé... Comment justifier de telles pratiques?
Les équipes n'ont pas assez de moyens pour faire face à la pathologie mentale, elles sont dépassées et font ce qu'elles peuvent... C'est le système qui est à revoir ! Plus de moyens devraient être débloqués pour le prise en charge de ces enfants !

soignant ulcéré le 30/05/2011 

N'importe quoi...

Bonjour,
Franchement interner un enfant juste parce qu'il est un peu agité sur un brancard où en plus, on l'a attaché. N'est ce pas n'importe quoi ?... A ce compte là, on risque fort d'interner toute la France... Mais les fonctionnaires ont besoin de justifier leurs demandes d'effectifs alors tout est bon...
Le commentaire de zware est tout à fait approprié. Au fait vérifie t'on les facultés mentales de ceux qui prennent ces décisions ?

Michel le 29/05/2011 à 17:44

Pas pire qu'ailleurs

En Guyane, où il n’existe pas de lits de pédopsychiatrie, et où les enfants sotn nombreux, il arrive régulièrement que des mineurs (40 par an) et même quelques enfants (autour de 10 ans) soient hospitalisés puis "oubliés" dans le service de psychiatrie générale.
Le dernier (10 ans) l'a été pendant 6 mois et pour le faire transférer hors du département il a fallu faire intervenir la Défenseur des Enfants.
Ne tirez pas sur la psychiatrie publique qui fait ce qu'elle peut avec les moyens qu'elle a.

zware le 29/05/2011 à 16:56

Crise où pas...

Un enfant de cet âge (9ans) aurait dû être admis dans l'unité enfant, sous la responsabilité d'un pédopsychiatre il aurait reçu la protection réelle adapté ainsi que les soins...
Le fait qu'il se soit retrouver parmi les adultes de l'unité psychiatrique prouve d'une part "que ces grands malades ont quand même du cœur et avant tout son humain" avec le danger... Que cela représente.
D'autre part on peut constater la négligence des services de transports des malades qui aurait pu (dû) s'opposer à l'admission de cet enfant dans cette unité, ne serait-ce que pour le respect de considération à l'égard de l'enfant et de son âge, aussi on a le sentiment depuis la récente réforme en matière d'internement que nos gouvernants, ne font plus de différence et les acteurs principaux, maire, gendarme et police, pompier et ambulancier privée, administration font état de négligence, d'indifférence où plutôt "d'en-foutisme" total...

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Published by violences à l'hôpital - dans PSYCHIATRIE
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