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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 19:51

 

 

Il est intéressant de lire cet article car à part les deux lignes qui relatent à peine le suicide par pendaison d’une jeune fille, tout le reste se perd dans des « Ce n’est pas de notre faute mais celle de l’Etat français ».
Ce que j’aimerais savoir c’est ce que les psychiatres donnaient comme médicaments à cette jeune ado et comment elle était logée dans l’établissement psychiatrique.
De tout cela on n’en parle pas mais quand on voit que dans ce service les psy ont enfermé pendant un an un garçonnet de 10 ans pour qu’il ne se fasse pas violer par les autres patients, on peut se demander avec juste raison à quoi sert la psychiatrie, vous ne trouvez pas ?

 

Suicide d’une ado en psychiatrie : Taubira écrit au ministre de la Santé

Vendredi après-midi, une adolescente de 16 ans s’est suicidée, à l’hôpital psychiatrique de Cayenne

- Depuis plus d’un an, de multiples voix dénoncent l’hospitalisation d’enfants dans cette unité pour adultes.

Le drame que tout le monde redoutait s’est produit. Vendredi, vers 15 heures, une adolescente de 16 ans, s’est pendue à l’hôpital psychiatrique de Cayenne. Elle avait été admise dans ce service, alors même qu’il n’est pas fait pour accueillir des mineurs. Selon une source à l’hôpital, un autre mineur, âgé de 12 ou 13 ans, y aurait été pris en charge, il y a quelques semaines. Il ne se trouve plus dans ce service.

20 janvier. « On court à la catastrophe »

Depuis plus d’un an, la députée Christiane Taubira tire la sonnette d’alarme et relance les responsables de la politique de santé à ce sujet. Se disant « saisie d’une tristesse sans fond », la députée de la première circonscription a écrit, ce matin, au ministre de la Santé Xavier Bertrand. Elle lui rappelle qu’elle lui a proposé « avec insistance eu égard à l’urgence, deux alternatives qui auraient permis de répondre aux besoins immédiats en attendant les aménagements que vous annonciez pour 2013 » : s’entendre avec les cliniques Saint-Paul et Véronique, dont tous les locaux ne sont pas utilisés, pour installer des lits réservés aux mineurs.

Le 20 janvier, des membres du personnel dénoncent dans France-Guyane l’admission fréquente de mineurs. « On en voit défiler souvent » , disent-ils. Certains restent plusieurs mois. « Le problème, c’est que même s’il existe au sein du service des gens compétents, on n’a pas les moyens de s’occuper sérieusement des jeunes. »
Au même moment, Marie-Rose Gober, de l’UTG, défend la même position : « Un service d’adultes n’est effectivement pas adapté pour les mineurs, et cela crée des problèmes aussi bien pour les patients que pour le personnel. » Le directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse, Jean-Michel Boulègue, embraye : « Si on ne fait pas quelque chose maintenant, on court à la catastrophe. » Les solutions ne sont pas arrivées, la catastrophe si.

26 janvier. « C’est ingérable »

Une semaine plus tard, Michel Desvilles, chef du service, admet que la situation devient parfois « ingérable » .
Il regrette que sa spécialité n’ait pas été retenue parmi les priorités du plan régional de santé et dit attendre la création de douze lits d’hospitalisation pour les 12-16 ans pour 2013. La promesse, émanant du ministère de la Santé, date de février 2007 24 mars. « Ces enfants courent un danger »
En mars, c’est Dominique Versini, la Défenseure des enfants, qui met les pieds dans le plat Elle révèle qu’en quatre ans, « près de 120 mineurs » ont été hospitalisés avec des adultes en psychiatrie, à Cayenne. Elle poursuit : « Le dévouement exemplaire des médecins psychiatres et du personnel soignant ne peut pallier le danger que courent ces enfants durant leur hospitalisation. Nul doute que si le jeune B. (un garçon de 10 ans admis dans le service il y a un an) devait être victime d’atteintes sexuelles ou de violences durant son hospitalisation, la responsabilité des pouvoirs publics serait directement engagée. »

1er juin. « Agressions sexuelles »

Ces agressions sexuelles, évoquées sous couvert d’anonymat par des salariés dans nos colonnes, sont confirmées en mai par l’Inspection générale des affaires sociales Les auteurs déplorent « le sort d’un jeune garçon autiste de 11 ans, placé sous contrôle de l’Aide sociale à l’enfance, hospitalisé en unité fermée dans un service de psychiatrie adulte, faute d’autre solution. Ce garçon a été victime de violences, puis d’agressions sexuelles de la part d’autres patients.
Pour le protéger, les personnels l’ont enfermé en chambre sécurisée, en réalité une cage grillagée qui a été construite au milieu de l’unité pour le protéger des autres malades.
Au bout d’un an, une place a été trouvée en pédopsychiatrie dans un autre département et la cage a été détruite. »

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans PSYCHIATRIE
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