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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:11

Le sans-domicile fixe dormait à l'hôpital faute d'abri. Âgé de 24 ans, il est accusé d'avoir violé une octogénanre souffrant d'Alzheimer, l'année dernière, alors que celle-ci était hospitalisée pour dégradation de son état de santé. Aujourd'hui âgée de 85 ans, la victime avait été admise aux urgences de l'hôpital Edouard Herriot de Lyon, le 5 mai, en raison d'une dégradation de son état de santé. Le lendemain, au petit jour, elle était agressée par un jeune SDF, habitué des lieux, où il venait parfois se mettre à l'abri du froid.

Pénétration sexuelle

C'est un infirmier, au cours de sa ronde, qui a surpris le jeune homme, pantalon baissé, à genoux sur la victime. Un examen médical pratiqué le jour même sur la victime mettait en évidence de nombreuses blessures et ecchymoses, accréditant la thèse d'une pénétration sexuelle. L'ADN du violeur présumé était également retrouvé sous les ongles de l'octogénaire.
Le jeune SDF, au parcours familial chaotique, venait parfois s'abriter du froid dans le hall des urgences, où le personnel l'autorisait à s'allonger avec une couverture sur un brancard. Devant la police, le suspect commençait par nier la contrainte avant d'admettre le viol. Des déclarations sur lesquelles il reviendra devant le magistrat instructeur.

Alcoolique, sans travail

L'enquête a révélé que le jeune SDF venait de consommer de l'alcool et du cannabis avant les faits. Alcoolique, sans travail ni domicile, il était en rupture avec sa famille et a été interné une vingtaine de fois dans un établissement psychiatrique. Un expert psychiatrique a relevé chez lui des « carences affectives précoces » et affirmé qu'au moment des faits il était atteint d'un « trouble ayant altéré son discernement ou le contrôle de ses actes ».

Une institution défaillante

« L'institution hospitalière - pas les personnels - a été défaillante », a réagi vendredi devant la presse Me Jean Sannier, avocat des enfants de la victime, qui se sont constitués partie civile. Toutefois, « sur le plan pénal, il n'y a pas d'action possible contre l'hôpital », a ajouté l'avocat. Des compensations financières sont en revanche négociées avec la famille de la victime. Jugé pour viol commis sur une personne vulnérable, l'accusé, en détention provisoire, encourt vingt ans de réclusion criminelle.

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    Published by violence à l'hôpital - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
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