Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 12:21

Dans sa rubrique consacrée aux dangers des antidépresseurs, le site internet Doctissimo a publié l’information selon laquelle, aux États-Unis, les laboratoires Wyeth adressaient en août 2003 une mise en garde aux médecins américains sur la venlafaxine (commercialisée en France sous le nom d’Effexor). Ce produit s’est révélé inefficace dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs ou les troubles de l’anxiété chez les enfants de 6 à 17 ans.
Le 29 septembre 2003, l’AFSSAPS publiait un communiqué de presse reprenant la teneur de la lettre américaine. « Selon ce courrier, déclare l’agence, ces études ne démontrent pas l’efficacité de la venlafaxine dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs (EDM) et du trouble d’anxiété généralisée (TAG) dans cette population ; [et] suggèrent une augmentation de l’incidence des idées suicidaires ainsi que des gestes auto-agressifs chez les patients traités par la venlafaxine comparativement aux patients recevant le placebo. Aucun suicide n’a été rapporté durant ces études. » Il est utile de mentionner que ces études sont toujours réalisées sur des périodes assez courtes et qu’un pourcentage indéterminé des personnes qui ont présenté ces pulsions suicidaires et ne sont pas passés à l’acte pendant la durée de l’étude ont pu le faire plus tard. Ces suicides n’entrent pas dans les statistiques des laboratoires.

Tueries dans les écoles : un rapport direct avec les psychotropes prescrits aux enfants

Les conséquences dramatiques sont encore plus graves qu’on l’imagine. Les meurtres inexpliqués qui sont perpétrés sporadiquement dans des écoles américaines et européennes par des adolescents auraient un rapport direct avec la généralisation des drogues psychiatriques parmi les élèves. Le Washington Times, par exemple, n’a pas hésité à établir un rapport de cause à effet entre « les récents phénomènes de tueries dans les écoles et les psychotropes comme la Ritaline.» Le journal révèle dans son édition du 25 mars 2005 « que l’adolescent d’un collège du Minnesota qui a ouvert le feu lundi dernier était sous Prozac, […] rejoignant ainsi la liste des jeunes impliqués dans des crimes similaires qui prenaient des antidépresseurs ou d’autres médicaments altérant le caractère. » « Quand vous regardez ces tireurs dans les écoles, déclarait un psychologue au journal, certains étaient sous Luvox, Prozac, Ritaline et Paxil. » Il serait intéressant de rechercher l’existence d’une éventuelle corrélation entre ce qui se passe dans les écoles de notre pays et l’usage de la Ritaline chez nos adolescents.

D’innombrables mises en garde sur les accidents dus aux drogues psy

  • Décembre 2003 – Doctissimo indiquait que les autorités sanitaires britanniques du MHRA étendaient la contre-indication chez les enfants à tous les antidépresseurs de la famille des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine). « Tous se retrouvent ainsi taxés d’inefficacité et, pour la plupart, d’augmenter les risques suicidaires chez les enfants. Outre la paroxétine (Deroxat) et la venlafaxine (Effexor), se retrouvent sur la sellette la sertraline (Zoloft), le citalopram (Seropram), l’escitalopram (Seroplex) et la fluvoxamine (Floxyfral). » Rappelons que le Zoloft est un des antidépresseurs ISRS le plus souvent prescrit en France chez les adolescents par les médecins généralistes. Ceux-ci ont en effet pris l’habitude d’instaurer ce traitement en attendant que leurs jeunes patients puissent être reçus chez un psychiatre dont les délais d’attente sont toujours très longs.

  • 2004 – La FDA, l’agence gouvernementale américaine de contrôle sanitaire a exigé des laboratoires pharmaceutiques l’impression sur les boîtes d’emballage de certains antidépresseurs dont l’emploi entraîne des pulsions suicidaires une mise en garde publique sous forme d’un rectangle noir.

  • Le ministère de la Santé canadien ajoutait le Bupropion (commercialisé en France sous le nom de Zyban) à sa liste des mises en garde de pharmacovigilance.

  • 22 février 2005 – En France, le site Caducee.net, un portail internet qui publie en permanence des actualités scientifiques à l’intention des professionnels de la santé, a publié deux dépêches consécutives. Le titre de la première était : « Les antidépresseurs pourraient être associés à une augmentation du risque suicidaire, particulièrement dans les premières phases du traitement, d’après de nouveaux résultats publiés dans le British Medical Journal, revue anglaise de communication médicale.

  • Toujours d’après Caducee.net, une autre étude analysait le risque de suicide chez plus de 146 000 patients sous inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou sous antidépresseurs tricycliques. « Le risque de tentative de suicide ou de suicide n’était pas différent chez les patients sous ISRS comparés à ceux sous antidépresseurs tricycliques. Cependant, les ISRS prescrits aux moins de 18 ans semblaient associés à un risque plus élevé de tentative de suicide. » Il est donc notoire que les antidépresseurs comme le Deroxat, le Paxil, le Prozac et le Zoloft, pour ne citer qu’eux, peuvent entraîner ou renforcer les pensées suicidaires dans les premières phases du traitement chez les adultes, les enfants et les adolescents.

  • Selon la revue médicale anglaise, une méta-analyse a rassemblé les informations issues de 702 essais cliniques regroupant plus de 87 000 patients pour rechercher l’existence possible d’un rapport entre les ISRS et les tentatives de suicide. « Ils ont trouvé que le risque de tentative de suicide était deux fois plus probable chez les patients sous ISRS comparé à un placebo. […] Les auteurs de cette analyse expliquent que des lacunes majeures dans des essais cliniques publiés ont pu conduire à sous-estimer le risque de ce genre. » En clair : dans la publication des résultats des essais effectués par les laboratoires pharmaceutiques, ce genre de risque majeur était partiellement occulté.

  • Le comité consultatif d’experts de la FDA a achevé l’examen de 24 études conduites sur un total de 4 000 enfants et adolescents, concernant neuf molécules appartenant pour la majorité à la nouvelle génération des antidépresseurs. Il a conclu que le rapport bénéfice/ risque des antidépresseurs destinés à cette tranche de la population était négatif.

Partager cet article

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans LES PILULES DU MALHEUR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens