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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:02

Philippe V. (46 ans), mort sur ordonnances et avec maltraitances à l'Hôpital Henri Ey à Paris (13ème), structure dépendante de l’Etablissement Public de Santé Perray-Vaucluse (91), qui ose réclamer à la famille le remboursement des frais de procédures judiciaires.

Le mardi 19 février 2008 au matin, Philippe V. agonisait attaché sur son lit dans la chambre d’isolement du service fermé, de l’hôpital Henri Ey.

Quinze jours plus tôt, le 4 février 2008, Mr Philippe V. se présentait pour demander à être admis dans cet hôpital, car il ne pouvait plus dormir depuis plusieurs jours, suite à un changement de prescription médicale, et réclamait une cure de sommeil. Il s’agissait donc d’une admission en service libre. Un traitement neuroleptique fut alors entrepris sur lui alors qu’il était notoire qu’il ne répondait pas aux neuroleptiques, comme l’indiquait tout son dossier médical. Le 12 février 2008, après que sa psychiatre hospitalière traitant ait fait pression sur les parents de Mr V., une Hospitalisation à la Demande d’un Tiers (HDT) était entreprise sur Mr Philippe V., qui est alors placé en chambre d’isolement et sous contention avec une très forte hausse des doses des traitements déjà entrepris sans succès. Voyant son état s’aggraver, et coupé, sur décision médicale, de tout contact avec l’extérieur et avec sa famille, il décidait alors de quitter cet établissement en parlant d’une épreuve de survie aux médecins qui ne l’écoutèrent pas. Il se retrouva alors ligoté de force pendant près de 48 heures sur son lit sans anticoagulant en chambre d’isolement et décèdera dans d’atroces souffrances à 46 ans le 19 février 2008.

 

Les "soins intensifs" qui lui furent prodigués l’étaient contre sa volonté et contre celle de sa famille. A 12h la famille est informée qu’il a eu un arrêt cardiaque. Le SAMU étant appelé le transporte à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ou ils ne peuvent que constater le décès. Le certificat de décès du Dr N.B. porte la mention « mort naturelle ». L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière demande alors à sa famille l’autorisation de prélever ses reins.

Après un temps d’abattement, la famille demande le dossier médical de Philippe V. et, après avoir longuement réfléchi, dépose plainte pour homicide involontaire avec maltraitances auprès du Procureur de la République sous le numéro 0817890092 contre l’hôpital Henri EY le 16 juin 2008. >>Cliquez ici pour plus d'informations sur cette mort scandaleusement qualifiée de "naturelle"<<

Les conditions de cette hospitalisation ont été indignes et en contradiction avec la loi sur les droits des patients du 4 mars 2002: ses droits humains fondamentaux , tels que le libre consentement au traitement, les libertés de déplacement et de communication ont tous été bafoués, sans aucun respect pour sa dignité humaine. >>Cliquez ici pour en savoir plus sur la violation de tous ses droits humains<<

Suite à la plainte de la famille pour homicide involontaire avec maltraitances, une instruction judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes et responsabilités de cette mort suspecte.

Afin de donner un sens à cette mort prématurée, un Comité de Soutien à Philippe V. a été crée (adresse mail: soutienphilippe) pour éviter que de tels drames se reproduisent. Le cas de Philippe est malheureusement loin d’être isolé : les présidents de l’AAAVAM et du Groupe Information Asile nous ont en effet signalé des nombreux autres décès prématurés en France chaque année liés aux psychotropes. Pour essayer d’alerter et de faire réagir les autorités médicales face à cette situation, le comité de soutien fait circuler une pétition sur internet qui regroupe plus de 500 signataires dont :

Alain Michel CERETTI (Fondateur, Président honoraire de l'Association Le Lien) "Monsieur Santé" auprès du Médiateur de la République. (Affaire des maladies nosocomiales à la Clinique du Sport),

 

Violaine Vanoyeke auteur de "Homicides, même l'Hôpital peut tuer !",

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Published by violence à l'hôpital - dans TEMOIGNAGES
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