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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:58

 

Pourquoi la société parle le plus souvent de perversion ?

Par méconnaissance du mot perversion. Déjà, il faut savoir qu'un fantasme n'en est pas une. On peut donc être sado-maso, aimer les bas en résille ou se masturber dans une chaussette et ne pas être pervers. Faire l'amour de façon bizarre et inhabituelle n'est pas synonyme de déviance.  La nuance est de taille. Une perversion sexuelle résulte en ne pouvoir faire l'amour que d'une seule façon. C'est quand le plaisir ne s’atteint que d'une façon unique. Effectivement, si le sujet n'est excité que par l'acte sexuel avec des personnes âgées, ça devient problématique. On parle de trouble de la sexualité, mais le plus souvent même de la personnalité.

Comment se soigne ce genre de pathologie?

En général, c'est la dépression qui se cache derrière des addictions sexuelles. On ne parle pas de perversion mais plutôt de paraphilie, à savoir de sexualité autre qui peut être jugée anormale suivant sa fréquence. Dans ces cas là , on est souvent face à des personnes en proie à des difficultés psychologiques. Les personnes ont souvent du mal à donner sa place à l'autre et la prise en charge se situe d'abord au niveau moral, puis ensuite sexuel, avec une réorientation de la sexualité.

Comment aider les personnes âgées ayant subi des actes sexuels non-consentis, victimes justement des addicts de la gérontophilie?

On les aide comme toute personne ayant subi une agression sexuelle, avec peut-être la difficulté supplémentaire que sexe et personne âgée sont antinomiques dans la tête de la société et ce, même en cas de délit. Pour autant, il ne faut pas généraliser ce genre de faits-divers car ils restent rares. Le vrai problème, c'est l'interdiction de la sexualité dans les maisons de retraites. Les personnes âgées subissent de plein fouet ce tabou. Le personnel soignant est très perturbé par l'idée, donc préfère l'interdire. Du coup, elles sont dépossédées de leur intimité, de leur sexualité. La plupart du temps, on les empêche de se rejoindre. La masturbation - qui est la pratique la plus courantes dans ces institutions- n'est pas tolérée. Quand on les surprend, on leur dit qu'ils sont sales. Ils sont souvent humiliés et rudoyés par la faute de ce tabou.

Propos recueillis par Valérie Meret

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
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