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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:54

 

L'auteur Roger Lenglet explique comment les lobbies s'infiltrent dans notre quotidien. Extrait de "24h sous influences, comment on nous tue jour après jour" (2/2).

Publié le 21 avril 2013

 
Les firmes pharmaceutiques occupent une place centrale dans le dispositif de formation du corps médical.

Les firmes pharmaceutiques occupent une place centrale dans le dispositif de formation du corps médical. Crédit Flickr/kellyhogaboom

Max, le mari de Cécile, qui dort à ses côtés, ne rêve pas. Son sommeil est profond. Il se croit insomniaque et prend chaque soir un somnifère. Sans lui, pense-t-il, impossible de faire une « nuit normale ». Son médecin ne l’a pas contredit et lui renouvelle régulièrement sa prescription, bien que la notice signale que ce médicament n’est pas à prendre au-delà de quelques semaines. Cela dure depuis trois ans. Même le pharmacien ne semble pas s’en inquiéter.

Max ne sait pas que le laboratoire qui fabrique le produit offre régulièrement des petits cadeaux à son prescripteur, et même parfois une villégiature exotique ou des dîners-spectacles. La loi "anti-cadeau" ne change rien à l’affaire, les dons des laboratoires sont nombreux et les rémunérations pour le suivi des essais des nouveaux médicaments sur leurs patients restent autorisées. Les médecins qui les acceptent n’y voient pas de mal et quand on les interroge à ce sujet, certains reconnaissent qu’avec tous les produits qu’ils prescrivent, les firmes « peuvent bien faire des gestes de remerciement 24 » !

Le médecin de Cécile, comme la plupart de ses confrères, feuillette tous les jours Le Quotidien du médecin où les publicités pour ses médicaments préférés fleurissent dans chaque numéro pour financer le journal et entretenir les bonnes habitudes des prescripteurs. Le journal lui est envoyé gratuitement, comme à tous les médecins. Il ne prend pas le temps de le lire, survole les titres des articles et, parfois, s’arrête sur un chapeau en caractères gras. Il ne songe pas que l’industrie du médicament qui finance le journal et pèse sur son contenu en a fait un instrument de lobbying et de marketing pour modeler son jugement. Il ne réfléchit pas non plus à la raison pour laquelle les Français sont les plus gros consommateurs de médicaments en Europe et pourquoi ils avalent en moyenne deux fois à trois plus de psychotropes (antidépresseurs, tranquillisants, somnifères…). Les Français dormiraient-ils plus mal que les autres ou souffriraient-ils plus de troubles psychiques ?

Cette question, il ne se la pose pas, à l’aune de son journal. Peut-être lui viendrait-elle à l’esprit s’il assistait à l’un des cours de neurologie où d’éminents professeurs rappellent aux étudiants que la première question qu’ils devront se poser en voyant arriver un patient est de savoir quels médicaments il a consommés, particulièrement quels psychotropes, car toutes les affections neurologiques peuvent être causées par ces derniers. S’il retournait ainsi sur les bancs de la fac pour suivre cette spécialité, il songerait à approfondir son petit colloque standard avec ses patients consommant des médicaments à risque neurologique. Par exemple pour savoir s’ils ne souffrent pas de nouveaux troubles tels que des tremblements, des pertes de mémoire plus fréquentes… Un syndrome parkinsonien, notamment, apparaît souvent lorsque l’on consomme des psychotropes. Il aurait alors relevé que Max éprouve quelquefois des sensations de ralentissement de ses gestes qui l’auraient conduit à changer son traitement…

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:44

Sauveur BOUKRIS La Fabrique de malades Ces maladies qu'on nous invente Collection Santé 17 janvier 2013 ISBN : 978-2-7491-2800-9 14,99 € ttc

 

Cholestérol, hypertension, cancer, dépression,
ostéoporose, ménopause, etc.
Et si l'on en faisait un peu trop ?
L'excès de médecine nuirait-il à la santé ?


« Tout bien portant est un malade qui s'ignore », disait le docteur Knock. Aujourd'hui, « tout bien portant est quelqu'un qui n'a pas eu de dépistage ». Des centaines de milliers de Français consultent à l'hôpital ou en cabinet pour pratiquer un bilan médical, radiologique ou biologique. Inquiets et prudents, ils pensent qu'il vaut mieux prévenir que guérir et comptent ainsi éviter une maladie silencieuse.

Dans ce livre, le docteur Boukris évoque la « médecine marketing » et montre comment on manipule médecins et malades en jouant sur les peurs, comment on médicalise nos vies pour pratiquer davantage d'examens biologiques, de radiographies et faire consommer toujours plus de médicaments.
Transformer des sujets bien portants en malades potentiels, tel est l'objectif de certains secteurs médicaux, privés ou publics, qui transmettent un message trompeur, lequel engendre de l'anxiété et génère un gâchis financier.
Surmédicalisation, sur-diagnostic, sur-traitement, ce document nous ouvre les yeux sur des pratiques du monde médico-industriel qui peuvent être nuisibles pour la santé et bouleverse de nombreuses idées reçues.



L'auteur
Sauveur BOUKRIS

Sauveur Boukris est médecin généraliste, enseignant à la faculté Bichat et Lariboisière et collabore à plusieurs revues médicales. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Mieux vivre après 60 ans, L’Adolescence, l’âge des tempêtes (Hachette), Souffrances d’adolescents et L’Adolescence de A à Z (J. Grancher).

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:39

Levée de boucliers des spécialistes devant le fait que la tristesse consécutive au décès d'un proche puisse être assimilée à une dépression.

La solitude rend le deuil encore plus douloureux et difficile à surmonter. La solitude rend le deuil encore plus douloureux et difficile à surmonter. © GIRAULT MATHILDE / SIPA

Par Anne Jeanblanc

 

Dans l'éditorial accompagnant son dernier numéro, la revue scientifique The Lancet soulève un lièvre de taille : le futur DSM-V (Diagnostic & Statistical Manual of Mental Disorders, la "bible" élaborée par l'American Psychiatric Association et utilisée dans de nombreux pays) considérerait que le chagrin après un deuil est une forme de dépression. Bref que le sentiment de tristesse, de perte, le manque de sommeil, les pleurs, l'incapacité à se concentrer, la fatigue et le manque d'appétit souvent observés en pareilles circonstances mériteraient bien un traitement médicamenteux...

Interrogée à ce sujet, la psychiatre parisienne Sylvie Angel est formelle : "Le deuil n'est pas une maladie.Cette spécialiste rappelle qu'il dure en moyenne trois mois, avec des fluctuations en fonction de l'âge du défunt ainsi que des circonstances de son décès, et que, enfin, il ne peut être considéré comme une pathologie qu'au-delà de six mois. "Auparavant, et dans un passé encore récent, le deuil était accompagné", remarque-t-elle. "Et le partage de la souffrance avec la famille, les amis, les voisins permettait de verbaliser sa souffrance et de mieux la supporter. Certains rituels religieux existent encore pour accompagner le deuil. Mais le pire, c'est la solitude.

Individualisme de nos sociétés

Faut-il donc prescrire des médicaments pour compenser les effets de l'individualisme caractéristique de nos sociétés ? "On peut proposer une aide médicamenteuse brève, ponctuelle, par exemple donner un anxiolytique pour aider quelqu'un à supporter la cérémonie des obsèques, répond le Dr Angel. En revanche, il n'est pas question de prescrire des antidépresseurs, sauf évidemment en cas de deuil pathologique.Et elle insiste sur l'intérêt des groupes de partage de deuil et des ritualisations religieuses pour aider ceux qui souffrent.

Les auteurs de l'édito du Lancet ne préconisent pas autre chose : "Médicaliser le chagrin, de façon à légitimer l'administration régulière d'un traitement antidépresseur par exemple, est non seulement dangereusement simpliste, mais aussi faux", écrivent-ils. Selon eux, il n'existe aucune preuve d'effets bénéfiques des traitements antidépresseurs chez les individus ayant récemment subi le décès d'un proche. De plus, "chez de nombreuses personnes, le chagrin peut constituer une réponse nécessaire au deuil qui ne devrait pas être supprimée ou éliminée".

Intérêts économiques

Et pourtant, en pratique, il n'est pas rare que le deuil soit médicalisé. "Ce ne sont pas les psychiatres qui donnent le plus d'antidépresseurs aux personnes victimes d'un aléa de la vie, mais les médecins généralistes, remarque Sylvie Angel. Ils n'ont pas le temps d'écouter longuement leurs patients, ils ne sont pas formés pour cela et ils estiment que les médicaments vont aider ceux qui vont mal." Or les psychiatres insistent sur la nécessité de proposer un accompagnement psychologique, en même temps que tout traitement antidépresseur.

La prochaine édition du DSM est prévue en mai 2013. Et, compte tenu des réactions des spécialistes, rien ne dit que le chagrin lié au deuil sera alors présenté comme une forme de dépression. Mais, pour Antoine Vial, membre du collectif Europe et Médicaments, cette tentative de modification montre, une fois de plus, "le poids de l'industrie pharmaceutique, qui cherche à créer des maladies pour recycler ses médicaments". Comme il l'avait déjà fait dans le documentaire Maladies à vendre, diffusé en novembre dernier sur Arte, il espère que les intérêts économiques ne primeront pas sur ceux des patients.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:14


“Tout est faux parce que tout est biaisé par les intérêts de l’industrie pharmaceutique”.

“En médecine, comme dans toute action humaine, il faut garder à l’esprit ce premier principe que tout ce que fait l’homme, tout est toujours soumis à la notion de conflits d’intérêt. On trouve toujours, toujours cette notion de conflits d’intérêt dans toutes les activités humaines. On parle de médecine maintenant, mais ça peut être en politique, ça peut être en religion, ça peut être en science.

Toujours, toujours, il faut garder à l’esprit cette évidence que le conflit d’intérêt domine absolument toute activité humaine. Alors ça revient à dire que les études de médecine – quand un jeune-homme s’intéresse à la médecine, il se lance dans des études de médecine ; il est de bonne foi, il est animé par un idéal, une vocation, une tradition, n’importe quoi, mais il n’a absolument pas présent à l’esprit qu’il va entrer dans une immense machine dont il ne connaît aucun mécanisme

Il ne se doute pas un instant que tout ce qu’il va apprendre pendant ces 13 semestres d’études de médecine, tout cet enseignement a été formaté par ceux à qui l’enseignement profite.

On pourrait penser qu’en médecine, celui qui retire profit de l’enseignement c’est la malade. En principe, le malade veut être soigné et guéri. Mais non, le malade c’est un des aspects du conflit. L’intérêt du malade, c’est un intérêt, mais il est dérisoire face à l’intérêt de ceux qui vont mettre en œuvre les moyens pour soit disant le guérir ; c'est-à-dire surtout pas le guérir, mais le soigner et le soigner le plus longtemps possible jusqu’à ce que mort s’ensuive.

La plupart des malades qui confient leur santé à la médecine actuelle sont soignés à vie sans aucun espoir de guérison, sans aucun espoir d’autonomie qu’ils seraient en droit d’obtenir, parce que ce qu’on veut tous, c’est vivre en bonne santé et ne plus avoir besoin du corps médical pour rester en bonne santé.

Or, avec cette notion de conflits d’intérêt, tous les moyens que l’on a mis dans les mains du médecin après ses longues études de médecine pour qu’il puisse pratiquer son métier ; tous ces moyens vont dévier, comment dire, vont empêcher au malade de recouvrer la santé.

Le drame de la médecine c’est qu’elle se veut scientifique, ça c’est le mot utilisé actuellement ; tout le monde prétend exercer une activité scientifique.

Cette médecine est soutenue par les gouvernements en place. Ce sont des lobbies qui formatent les études du médecin. Jamais, jamais dans le courant des études de médecine, le jeune médecin n’a entendu parler des forces d’auto-guérison du malade…

Tout est biaisé par les intérêts de l’industrie pharmaceutique.

Je prétends que tout repose sur cette notion primordiale : la notion de conflit d’intérêt. Dans toutes mes conférences, dans tous mes séminaires, je dis toujours : “tout ce qu’on vous dit en médecine, tout est faux. C’est le premier principe que devraient se mettre en tête tous les étudiants en médecine ; tout ce qu’ils vont apprendre, tout est faux parce que tout est biaisé par les intérêts de l’industrie pharmaceutique.”

Dr Jean Elmiger
16 04 2013

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:54

Très attendu, le procès des implants mammaires PIP se tiendra pendant un mois à Marseille. Des milliers de femmes sont concernées par cette affaire de gel non homologué.

Le procès des prothèses mammaires PIP s'ouvre ce 17 avril 2013 à Marseille. Au cœur du scandale, des implants mammaires dont le gel utilisé n'est pas conforme à la loi. Pendant un mois, le tribunal correctionnel va se pencher sur cette affaire qui concerne environ 30 000 femmes en France. Le fondateur de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), Jean-Claude Mas sera confronté aux plaignantes, soit environ 5 250 personnes.

L'affaire a commencé le 30 mars 2010. La société PIP est placée en liquidation judiciaire après une alerte de l'Agence des produits médicaux (ANSM). Les implants mammaires qu'il produit sont retirés du marché à cause d'un taux anormal de ruptures et de l'utilisation d'un gel douteux.

En avril de la même année, le parquet de Marseille ouvre une enquête préliminaire pour "tromperie aggravée et mise en danger de la vie d'autrui". Quelques mois plus tard, le 28 septembre, l'Afssaps (Agence nationale de sécurité du médicament) recommande le retrait des prothèses en cas de risque de rupture.

L'année suivante, en octobre 2011, Jean-Claude Mas est placé en garde à vue. Il avoue, face aux enquêteurs, avoir utilisé un gel non homologué, sans regrets. “Je l'ai sciemment fait car il était moins cher, et de bien meilleure qualité", a-t-il affirmé, assurant qu’il était sans danger pour la santé.

Un mois plus tard, le 21 novembre 2011, une femme décède à Marseille après avoir développé un cancer suite à la rupture de ses prothèses PIP.

A la suite de ce décès, une information judiciaire contre X pour "homicide et blessures involontaires" et une enquête préliminaire pour tromperie aggravée sont ouvertes parallèlement, le 8 décembre 2011.

En janvier 2012, les événements s'enchaînent : le distributeur de produits chimiques Brenntag admet avoir fourni du silicone industriel à la société PIP. Quelques jours plus tard, le Figaro révèle que l'entreprise de Jean-Claude Mas aurait fourni des prothèses mammaires à des centres anticancéreux français.

A la fin du mois, le 27 janvier 2012, Jean-Claude Mas est mis en examen à Marseille pour "blessures involontaires". Le 5 juillet de la même année, il est mis de nouveau en examen, à propos de l'aspect financier de l'affaire.

Finalement, le 11 avril 2013, la justice française ouvre la voie à l'indemnisation des victimes, plusieurs milliers de femmes, moins d'une semaine avant l'ouverture du procès.

Auteur : Elena Bizzotto

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:52

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - Le procès de cinq anciens cadres de Poly Implant Prothèse (PIP), au coeur d'un scandale mondial d'implants mammaires non conformes, s'est ouvert mercredi à Marseille, où le fondateur de la société a pour la première fois fait face à ses victimes

Les prévenus, poursuivis pour des faits présumés de tromperie aggravée et d'escroquerie commis entre le 1er avril 2001 et le 29 mars 2010, encourent une peine maximale de cinq années de détention et de fortes amendes.

Chemise blanche sous un blouson bleu, Jean-Claude Mas a pris place dans la salle près d'une heure avant l'ouverture des débats. Face au mur de micros et de caméras, le fondateur de PIP n'a d'abord pas dit un mot.

"Il est hagard. Il porte sur ses épaules le poids énorme de ce procès", a dit son avocat, Yves Haddad.

A une quarantaine de mètres de lui, les victimes avaient été regroupées au fond d'une salle spécialement aménagée pour ce procès hors normes, dans un centre des congrès de la ville.

Une requête en suspicion légitime réclamant le dépaysement du procès a été introduite par une prévenue devant la chambre criminelle de la cour de cassation, qui s'est déclarée incompétente peu avant l'ouverture des débats.

Outre Jean-Claude Mas, fondateur de PIP, le président du directoire de la société varoise, Claude Couty, le directeur de la production, Loïc Gossart, le directeur technique, Thierry Brinon et la directrice qualité et affaires réglementaires, Hannelore Font, sont les protagonistes de ce procès prévu pour durer jusqu'au 17 mai.

"Cela fait 30 ans que je fais des prothèses", a dit Jean-Claude Mas à quelques journalistes à sa sortie de l'audience.

"Je fais de mon mieux pour les protéger", a-t-il ajouté dans une référence apparente aux porteuses de ses implants. "Il y a des mots qu'il vaut mieux que je ne prononce pas parce qu'ils pourraient être mal interprétés".

GEL NON CONFORME

Jean-Claude Mas, dont la société a vendu au moins 300.000 prothèses dans le monde, a admis avoir utilisé un "gel maison" non conforme pour la fabrication de ses prothèses mais a nié que celles-ci soient plus dangereuses que celles de la concurrence.

Plus de 5.200 plaintes ont été déposées à ce jour, dont 220 provenant de l'étranger.

Quelque 300 victimes étaient dans la salle pour le premier jour de débats. Pour les accueillir, elles, leurs 300 avocats et autant de journalistes, un des centres de congrès de Marseille a été réquisitionné pour devenir une annexe du tribunal correctionnel.

Le tribunal a donc commencé à purger les différentes procédures présentées par les avocats des prévenus pour obtenir le report du procès en raison notamment de la complexité du dossier, de l'importance des enjeux pénaux et civils des circonstances exceptionnelles qui en font, pour la défense, un "procès inique et ingérable".

"On n'a jamais eu dans une procédure pénale autant de parties civiles déjà constituées. On a jamais eu à affronter cela", a dit Me Jean Boudot, l'avocat d'Hannelore Font.

"A défaut de vertige, c'est plutôt la nausée qui nous vient. Plutôt que de faire figure basse, on vient salir les murs de ce tribunal", a rétorqué Laurent Gaudon, l'avocat marseillais de plusieurs porteuses de prothèses.

Souvent perdues dans les méandres juridiques des questions prioritaires de constitutionnalité, enjeux de cette première passe d'armes entre avocats, les victimes ont effectivement eu bien du mal à suivre le cours d'une justice en laquelle elles veulent garder confiance.

"Ce n'est pas un simulacre de justice. Il y a peut-être des ratés mais l'importance est que le procès ait lieu et que les coupables soient jugés", a dit en marge de l'audience la présidente de l'association de défense des porteuses de prothèses PIP, Alexandra Blachère, qui revendique 2.300 adhérentes.

"La présence des victimes montre leur solidarité et leur soif de justice", a-t-elle ajouté.

Avec Chine Labbé à Paris, édité par Patrick Vignal

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 20:02

PARIS (AFP) - 16.04.2013 Par Olivier THIBAULT

Le scandale des prothèses PIP a provoqué une vague d'explantations et semé l'inquiétude chez des milliers de femmes mais n'a pas fondamentalement changé la donne en matière de sécurité des implants malgré une volonté française de durcir la réglementation européenne.

voir le zoom : Un chirurgien s'apprête à retirer des prothèses mammaires PIP à une patiente à Medellin, en Colombie, le 5 avril 2013Un chirurgien s'apprête à retirer des prothèses mammaires PIP à une patiente à Medellin, en Colombie, le 5 avril 2013
AFP - Raul Arboleda
voir le zoom : Une prothèse mammaire PIPUne prothèse mammaire PIP
AFP/Archives - Gerard Julien
voir le zoom : Fiche descriptive des risques et de l'intervention pour le retrait d'implant mammaire PIPFiche descriptive des risques et de l'intervention pour le retrait d'implant mammaire PIP
AFP -

Le scandale des prothèses PIP a provoqué une vague d'explantations et semé l'inquiétude chez des milliers de femmes mais n'a pas fondamentalement changé la donne en matière de sécurité des implants malgré une volonté française de durcir la réglementation européenne.

Au plus fort du scandale, début 2012, le ministre de la Santé Xavier Bertrand, du précédent gouvernement Fillon, affirmait que le simple marquage CE pour les "dispositifs médicaux implantables" devait "évoluer en profondeur" pour se "rapprocher" du strict système d'autorisation de mise sur le marché (AMM) en vigueur pour les médicaments.

Mais in fine, la Commission européenne a opté en septembre pour un simple système de "contrôles renforcés" a posteriori, écartant l'option d'une autorisation préalable comparable à celle dont bénéficient les médicaments, pourtant également réclamée par le Parlement européen.

De même, l'idée d'une entité indépendante chargée d'évaluer les dispositifs médicaux de type implants, sous la tutelle éventuelle de l'Agence européenne du médicament (EMA), a été abandonnée par Bruxelles.

"Jamais" la chirurgie des implants mammaires "n'a été aussi sûre", assure de son côté Bruno Alfandari, président du syndicat des chirurgiens esthétiques (SNCPRE - Syndicat national de chirurgie plastique, reconstructive et esthétique).

Il n'est d'ailleurs pas certain qu'un système renforcé, avec des autorisations préalables de mise sur le marché, aurait permis d'éviter la fraude de la société du Var Poly Implant Prothèse (PIP), plaide ce chirurgien bordelais, pour lequel soumettre les implants à des AMM préalables serait "trop lourd".

Sa spécialité a pourtant payé le prix des dissimulations de PIP et de son fondateur, Jean-Claude Mas, sur la qualité du gel de silicone utilisé (non conforme pour un usage médical).

"Il y a eu des amalgames entre les poseurs d'implant et le fabricant", témoigne le Dr Alfandari. "Les patientes sont devenues inquiètes et ne se font plus opérer. Cela génère une perte d'activité importante", ajoute-t-il, chiffrant à près de 20% la baisse d'activité suscitée par le scandale en France.

Pas de risque accru de cancer

Pourtant la fraude n'a pas eu des conséquences sanitaires aussi funestes que le scandale du Mediator avec ses centaines de morts (on évalue entre 500 et 2.000 le nombre de morts imputables au médicament de Servier en France).

Le dernier point de l'Agence du médicament (ANSM) confirme d'ailleurs qu'il "n'existe pas de données à ce jour pour conclure à un sur-risque d'adénocarcinome mammaire (à savoir de cancer du sein) spécifique à la prothèse PIP en comparaison aux autres implants".

D'après ce bilan diffusé en décembre, 57 cas de cancer du sein ont été déclarés (à fin octobre 2012) chez les quelque 30.000 femmes porteuses de PIP en France, ce qui est dans la norme, selon les autorités sanitaires.

Le Comité scientifique mis en place par la Commission européenne ne disait pas autre chose en février 2012: "Il n'y a pas de données permettant d'apprécier un sur-risque de lymphome (cancer du système lymphatique, ndlr) ou de cancer du sein chez les porteuses de prothèses PIP".

La mauvaise qualité des implants et le caractère irritant du gel non médical sont toutefois confirmés par les bilans, avec (à fin octobre) 3.290 ruptures constatées pour l'enveloppe externe des implants PIP et 1.957 réactions inflammatoires.

Une grande étude épidémiologique doit être lancée en France pour suivre pendant dix ans 40.000 femmes porteuses d'implants mammaires, afin d'évaluer les éventuels effets "graves" liés aux prothèses, essentiellement l'apparition de cancers.

Selon le dernier bilan de l'ANSM, 14.327 femmes avaient choisi à fin octobre de se faire retirer leurs implants PIP, dont 10.042 à titre préventif.

D'après le Dr Alfandari, l'immense majorité de ces femmes a choisi de remettre des prothèses. "Moins de 5% de patientes n'en ont pas remis", assure-t-il.

© 2013 AFP

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 20:00

A quelques jours de l’ouverture du procès de l’affaire PIP à Marseille, un nouveau bilan de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rapporte qu’un quart de ces prothèses étaient défectueuses.

prothèse pip

Un chirurgien plastique tient dans ces mains un implant PIP après l'avoir retiré d'une patiente dans une clinique de Caracas (Venezuela).

Les prothèses mammaires PIP avaient été suspendues de commercialisation en septembre 2010 suite à la découverte de graves défaillances lors d’une visite de contrôle des locaux de la société Poly Implant Prothèses (PIP). Fin 2011, le ministre de la Santé avait recommandé que soit proposé le retrait des prothèses PIP "à titre préventif et sans caractère d'urgence" aux femmes qui les portent, et ce même en l'absence de signes de détérioration de l'implant. Aujourd’hui, un nouveau bilan permet de faire le point.

Près de 15 000 femmes ont fait retirer leurs prothèses PIP

Fin décembre 2012, 14 990 femmes se sont faits retirés leur(s) prothèse(s) mammaire PIP. Mais selon l’ANSM, ce chiffre pourrait être supérieur du fait d’une sous-notification des incidents rapportés dans le cadre du suivi de matériovigilance. Ces explantations peuvent résulter de la détection d’un dysfonctionnement de l’implant (rupture ou transsudation), d’un signe clinique ou d’une décision de la patiente à titre préventif. Lors de ces cas d’explantation préventive, un dysfonctionnement de la prothèse ou un autre événement indésirable a été découvert fortuitement dans 21 % des cas. Au total, 5048 femmes ont constaté un dysfonctionnement de leurs implants et 2 697 un effet indésirable.

Un taux d’implants défaillants de 25,9 %

Les dysfonctionnements concernent 6 644 implants (pour 5 048 femmes) et représentent 7 042 dysfonctionnements, une même prothèse pouvant en cumuler plusieurs. Les plus fréquents sont les ruptures (59 % des dysfonctionnements pour 63 % d’implants) et les perspirations de l’implant (25 % des dysfonctionnements pour 26 % d’implants). Ces deux typologies représentent 85 % des dysfonctionnements des implants PIP.

Bien que non spécifiques aux implants PIP (tous les implants mammaires peuvent être concernés par ces anomalies), ces dysfonctionnement sont plus importants par leur fréquence et leur précocité dans le cas des implants mammaires PIP. Les autres défaillances regroupent : les plis, « vagues », retournements de l’implant ; les changements de couleur de l’implant ; les coupures ou les trous ; les désagrégations et les défauts visibles.

Le taux d’implants PIP défaillants est à ce jour de 25.9 % (6 644/25 644).

Un total de 64 cancers du sein ont été découverts chez les femmes porteuses de prothèses PIP (contre 57 lors du dernier bilan). Mais l’ANSM s’appuie de nouveau sur les avis formulés par l’institut national du cancer (INCa) et les experts de la Commission européenne, selon lesquels les tumeurs déclarées ne sont pas reliées aux caractéristiques des prothèses PIP.

Le procès de cette affaire doit s’ouvrir le 16 avril 2013 au tribunal correctionnel de Marseille, mais l’avocat du fondateur de la société Jean Claude Mas et certains représentants des parties civiles demandent son report ou le dessaisissement de la juridiction marseillaise.

David Bême

Sources :

"Les prothèses mammaires implantables PIP : état des lieux un an après les dernières recommandations" - Point d'information - ANSM - 11 avril 2013

"Les prothèses mammaires implantables PIP : état des lieux" - avril 2013 - (document accessible en ligne)

Photo : Ariana Cubillos/AP/SIPA

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:44

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 12/04/2013

Les conclusions des experts mandatés par les juges en charge du dossier du Mediator pointent du doigt la responsabilité de Servier et les décès imputables à l'antidiabétique utilisé comme coupe-faim. 

Mediator: ce que dit le rapport d'experts

Commandé en juillet 2011, ce rapport rendu ce vendredi confirme de précédentes estimations de mortalité et met en avant la volonté de Servier de masquer le caractère anorexigène du médicament.

REUTERS/Charles Platiau

 

Les conclusions du rapport d'experts ordonné par les juges enquêtant sur le Mediator sont sans appel. Le document évalue entre 1300 et 1800 le nombre de décès à long terme en France liés à une pathologie cardiaque imputable à ce médicament et pointe la stratégie de dissimulation de son fabricant, le laboratoire Servier.  

Commandé en juillet 2011, ce rapport rendu ce vendredi confirme de précédentes estimations de mortalité et met en avant la volonté de Servier de masquer le caractère anorexigène du médicament, selon les conclusions présentées par le parquet de Paris.  

Le Mediator a provoqué des valvulopathies ...

Les trois experts estiment que la molécule du Mediator, le benfluorex, est à l'origine du développement de valvulopathies (déformation des valves cardiaques) et d'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), qui est une pathologie rare mais actuellement incurable.  

"Pour les valvulopathies, les experts estiment les décès à court terme, donc à deux ans et demi, entre 220 et 300. Ils estiment les décès à long terme entre 1300 et 1800 et les hospitalisations pour insuffisance valvaire entre 3100 et 4200", selon les experts cités par le parquet.  

Par ailleurs, il n'existe aucune évaluation du nombre de décès dus à des hypertensions artérielles pulmonaires (HTAP), ajoutent-ils.  

... et serait à l'origine de plus de 1300 décès

La commercialisation du médicament, dont les "propriétés anorexigènes puissantes" sont confirmées, aurait dû être suspendue entre 1998 et 2003 par Servier ou par les autorités au vu des premiers signalements de maladies, selon ces conclusions.  

Or, le Mediator a été suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010.  

Une étude publiée en février 2012 par le journal spécialisé Pharmacoepidemiology & Drug Safety avait estimé que le Mediator avait "probablement" causé 3100 hospitalisations et au moins 1300 morts par valvulopathie entre 1976 et 2009 en France.  

Une étude de l'agence française du médicament de 2010 estimait ces décès entre 500 et 2000.  

Servier a usé d'une stratégie de dissimulation

 

"L'effet anorexigène a été systématiquement écarté de la stratégie d'information des laboratoires Servier", estiment les experts.

"L'effet anorexigène a été systématiquement écarté de la stratégie d'information des laboratoires Servier", estiment les experts.

REUTERS/Pascal Rossignol

 

Sur la stratégie d'information de Servier, les experts établissent une volonté d'éviter toute référence aux caractéristiques de coupe-faim de son médicament.  

"Le rôle voire la participation de la norfenfluramine (le métabolite actif du benfluorex) ont été minimisés ou occultés des documents scientifiques des laboratoires Servier pendant toute la vie commerciale du Mediator, alors même que cette norfenfluramine constituait la raison principale de l'activité du benfluorex et son facteur de nuisance principal", indiquent-ils.  

"Le positionnement du médicament sur le marché a été principalement celui du diabète", ajoutent les experts, qui estiment que "l'effet anorexigène a été systématiquement écarté de la stratégie d'information des laboratoires Servier".  

L'antidiabétique a été retiré trop tard du marché

Sur la date de retrait, ils jugent qu'après 1994, le Mediator n'apportait "rien de nouveau" par rapport à deux autres anorexigènes de Servier, l'Isoméride et le Pondéral, retirés du marché au milieu des années 90.  

Le retard pris dans le retrait, qui selon les experts aurait pu venir de Servier mais aussi des autorités sanitaires, a déjà été pointé dans le rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) rendu en janvier 2011.  

Ce rapport avait mis en avant de "graves défaillances de pharmacovigilance" dans la surveillance de la dangerosité potentielle du benfluorex à partir de mai 1995. "Le benfluorex était sous enquête officieuse depuis mai 1995 puis officielle en mai 1998, compte tenu de sa dangerosité potentielle", écrivait l'Igas.  

Les médecins ont mal été informés

Sur ce point, le rapport judiciaire estime que "l'absence d'informations lisibles concernant le métabolisme du benfluorex et sa parenté avec les anorexigènes n'a pas permis aux praticiens d'exercer une surveillance adéquate des patients sur le plan cardiovasculaire et pulmonaire".  

Ce rapport a été versé à l'instruction en cours pour tromperie, prise illégale d'intérêt, participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise contrôlée. Servier a indiqué ne pouvoir réagir, assurant n'avoir pas encore eu communication de ce rapport.  

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 15:48

LE MONDE | 11.04.2013

Laetitia Clavreul


 Voilà de quoi réjouir les médecins. L'assurance-maladie va verser en moyenne aux généralistes qui suivent plus de 200 patients 5 365 euros bruts (soit 3 % de leurs gains) au titre de la première année de fonctionnement de la rémunération à la performance. Instauré au 1er janvier 2012, ce nouveau système de rémunération "sur objectifs de santé publique" devait inciter les généralistes à améliorer leurs pratiques. Les 10 % atteignant le mieux les critères toucheront autour de 9 000 euros. Ce premier bilan a été présenté jeudi 11 avril par l'assurance-maladie, et depuis lundi, les versements commencent. Dans le détail cependant, les progrès sont plus flagrants en matière de modernisation des cabinets (plus faciles à mettre en oeuvre), que de prévention des pathologies.

Lire Les médecins devront soigner mieux pour gagner plus

Une liste de 29 indicateurs à améliorer a été dressée, qui permet aux praticiens de gagner des points. Si, au départ, le principe d'une rémunération à la performance, en sus du sacro-saint paiement à l'acte, avait été contesté par les syndicats et l'Ordre des médecins, et l'est encore par certains qui critiquent le rôle pris par l'assurance-maladie, seuls 6 % des généralistes ont refusé de participer.

DISPARITÉS GÉOGRAPHIQUES

Le volet concernant l'organisation de la prise en charge des patients satisfait la caisse nationale de l'assurance-maladie (CNAM) : 73 % des médecins justifient d'un équipement pour tenir des dossiers informatisés, ce qui permet un meilleur suivi individuel, et 87 % affichent leurs horaires de consultation. En outre, un fort développement des logiciels d'aide à la prescription est noté.

"Pour la prévention, c'est plus contrasté ", reconnaît Frédéric van Roekeghem, le directeur général de l'assurance-maladie. Quelques progrès sont relevés, comme la nécessaire réalisation pour les diabétiques de 3 à 4 dosages de l'hémoglobine glyquée par an (+ 6 %). Depuis les premiers essais de paiement à la performance en 2009, ce sont 300 000 personnes de plus qui en bénéficient. Autre exemple, la prescription d'antibiotiques chez les 16 à 65 ans sans affection de longue durée a baissé de 3 %.

Mais il y a encore beaucoup à faire en matière de dépistage des cancers du sein, dont l'indicateur est resté stable, et du col de l'utérus, en baisse. Ou encore concernant la durée de traitement par benzodiazépines des personnes âgées, ces psychotropes qui leur sont trop prescrits. Pour la vaccination antigrippale aussi, le résultat n'est pas au rendez-vous, les indicateurs s'affichant en baisse. Il y a là certainement un "impact H1N1".

Surtout, la CNAM relève de fortes disparités géographiques dans la réalisation des objectifs, comme elle en constatait déjà dans les pratiques, et donc dans le respect des recommandations de la Haute Autorité de santé, sur lesquels elle s'est notamment appuyée pour définir ses indicateurs. Ainsi, la Corse-du-Sud a diminué les prescriptions d'antibiotiques de 9 % – le record –, quand la Guyane les augmentait de 12 %. L'objectif est de 37 prescriptions pour 100 patients, mais la moyenne par département s'étale de 22 à... 72.

Déjà, les médecins peuvent aller consulter leurs résultats sur Internet. Puis les délégués des caisses primaires devraient leur présenter une comparaison avec ceux de leurs confrères afin de les pousser à faire mieux en 2013. Ils sont jusque-là 10 % à avoir rempli au moins les deux tiers des critères – ceux qui atteignent les 100 % sont rares.

Lire Les médecins se convertissent au paiement à la performance

Personne ne s'attendait à un changement radical de comportement, qui prendra du temps. Mais la CNAM se dit néanmoins satisfaite, relevant qu'une amélioration globale de 1 % d'un indicateur signifie que 30 000 patients sont mieux suivis.

Laetitia Clavreul

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