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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:39

LE SCANDALE DES MEDICAMENTS GENERIQUE


C'est vrai que depuis 1999, les pharmaciens substituent, comme on dit dans notre jargon, à qui mieux mieux, les prescriptions des médecins, soi-disant pour faire gagner de l'argent à l'Assurance-Maladie. Il faut le savoir, l'État et les comptes de l'Assurance-Maladie ne sont pas le seuls bénéficiaires de cette pratique. Un article du Canard Enchaîné datant de 2008 nous apprend le fond de l'affaire : les fameuses « marges arrières », les rabais accordés aux pharmaciens distributeurs par les laboratoires génériqueurs, permettant aux officines d'augmenter leur profit.


BUISINESS ET AFFIRMATIONS MENSONGERES

Si tout ceci n'était que du « business », cela ne serait pas bien grave. Le véritable problème des génériques c'est que leur principe repose sur une véritable malhonnêteté intellectuelle. En effet, dire comme le fait l'Assurance-Maladie (ou les pharmaciens qui relaient ce message auprès des patients) qu'un médicament générique est la copie exacte d’un médicament de marque, qu'il contient le même principe actif et a par conséquent le même effet thérapeutique, n'est rien d'autre qu'une affirmation mensongère !

En effet un médicament est un ensemble complexe qui associe une ou plusieurs molécules actives destinées à traiter, et d'autres substances appelées excipients, destinés en quelque sorte à « véhiculer » le principe actif, à garantir sa bonne absorption par le tube digestif et à maintenir son taux constant dans l'organisme entre deux prises du médicament. Les médicaments actuels sont des produits extrêmement techniques, administrés la plupart du temps en une prise quotidienne, ce qui signifie que leur taux plasmatique doit rester constant pendant 24 heures ! Tout ceci est rendu possible grâce à la galénique, une véritable science qui concerne la préparation des médicaments et notamment l'utilisation de ces fameux excipients ! Tous les laboratoires pharmaceutiques industriels possèdent d'ailleurs des départements de recherche en galénique qui travaillent à mettre au point les formes médicamenteuses les plus efficaces possibles par rapport à l'effet recherché.

En France, une spécialité générique est, par rapport à une spécialité de référence "celle qui a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique et dont la bioéquivalence avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées". Le problème c'est qu'un fabricant de médicament générique n'est tenu de respecter le principe actif mais pas les excipients qui composent le médicament d'origine. Ainsi, l’effet thérapeutique soi-disant « à l’identique » n’est absolument pas assuré. De plus, la logique d'un fabricant de générique étant purement économique, on se doute qu'il ne fait pas entrer dans la composition de ses produits les excipients les plus coûteux... Certains patients m'ont d'ailleurs rapporté des intolérances ou des allergies avec certains génériques alors qu'ils supportaient très bien le médicament d'origine.


DES COPIES NON CONFORMES !

Là encore, l'affirmation selon laquelle un médicament générique « 
est soumis aux mêmes normes de qualité et de sécurité » est inexact puisque tous les génériques ne sont pas la copie exacte des médicaments d'origine.

Inexact car, s'ils sont soumis aux contrôles de bioéquivalence, seul le principe actif est soumis à ces contrôles, pas les excipients.


Inexact encore car
cette notion même de bioéquivalence tolère une certaine différence entre les produits : pour être bioéquivalent, on doit retrouver dans l’organisme, avec le médicament générique, une quantité de principe actif similaire à celle retrouvée avec le médicament de marque, avec un intervalle d’acceptation de 80 à 125 % ! On est donc bien loin d’atteindre « les mêmes normes de qualité » ! D'ailleurs des études indépendantes corroborent ces affirmations  

Voici ce que répondait en février 2008, le Pr Philippe Lechat, de la Direction de l’Evaluation des Médicaments et des Produits Biologiques à l'AFASSAPS, interpellé sur la question de l'équivalence entre générique et médicaments d'origine dits « médicaments princeps » : « Aucune définition réglementaire ou technique n’exige une identité de la composition excipiendaire entre la spécialité générique et la spécialité de référence. Toutefois, lorsqu’une spécialité renferme un excipient à effet notoire défini dans l’article R. 5143-8 du CSP comme « tout excipient dont la présence peut nécessiter des précautions d’emploi pour certaines catégories particulières de patients », la présence de cet excipient figure sur la notice et l’étiquetage du médicament ainsi que sur le répertoire des génériques, En conséquence, il appartient au médecin lors de la prescription et au pharmacien en cas de substitution de prendre en compte la présence dans la spécialité choisie (médicament princeps ou générique) des excipients à effet notoire et de juger de l’opportunité de prescrire ou de délivrer une telle spécialité, notamment en fonction de la situation clinique du patient (allergies éventuelles). À cet égard, je vous précise que l’utilisation de ces excipients à effets notoires n’est pas une particularité des seuls médicaments génériques puisque ces excipients peuvent se trouver aussi dans les médicaments princeps ».

DES PRESCRIPTEURS QUI NE SAVENT PLUS CE QU'ILS PRESCRIVENT

Facile en effet pour le prescripteur qui ne sait même pas quel générique sera donné à son patient ! Car si je prescris, le pharmacien pourra délivrer un générique qui sera la copie conforme du médicament princeps (certains grands laboratoires sont en effet leur propres génériqueurs, génériques et princeps sortant des mêmes chaînes de fabrication), mais il pourra tout aussi bien délivrer un générique fabriqué en Inde ou au Pakistan, en fonction de son stock à écouler ou des rabais qui lui sont octroyés par le grossiste !

Par ailleurs, un patient à qui l'ont délivre des génériques pourra se voir proposer par son pharmacien à chaque renouvellement une marque différente, avec emballage, forme ou couleur de comprimé différents, autant de sources de confusion et d'erreurs de prise, en particulier chez les patients les plus âgés.

Comme le déclare le Professeur David Elia, autre pourfendeur des médicaments génériques : « L’information dispensée par l’Assurance Maladie pèche par manque de précision. Elle pourrait sans doute même, dans le cadre d’un procès, être présentée comme une information mensongère ayant causé un préjudice à un patient. Alors, cessera-t-on bientôt de mystifier et les patients, les médecins et les pharmaciens et leur dira- t-on un jour vraiment la vérité ? Est-t-il réellement utopique de militer pour :
- Exiger des laboratoires génériqueurs qu’ils fabriquent exclusivement des produits réellement « à l’identique » du princeps ?
- De privilégier la substitution par des médicaments génériques de composition et de présentation identiques à celles du médicament princeps ?
- D’espérer des génériques dépourvus d’excipients à effet notoire ?
- D’interdire les génériques à « marges thérapeutiques étroites (trop peu dosés, ils n’ont pas d’effet, trop ils deviennent toxiques comme par exemple les génériques des antiépileptiques ? ».

Non, vraiment, les médicaments génériques ne sont pas « la même chose » que les médicaments d'origine, et il est scandaleux de le faire croire aux patients !

Et si l'on avance l'argument du prix pour justifier l'existence des génériques et la substitution systématique, il faut aussi savoir que certains médicaments originaux sont aujourd'hui moins chers que leurs génériques, grâce aux efforts des laboratoires pharmaceutiques. Alors soyons clairs, ces derniers ne sont pas non plus des philanthropes, mais au moins, ils consacrent une grande partie de leurs bénéfices en recherche et développement, ce que ne font pas les fabricants de génériques. Et puis d'ailleurs qui fixe le prix des médicaments soi-disant « trop chers » par rapport aux génériques ? Ce n'est ni le patient, ni le pharmacien, ni le médecin prescripteur. Le prix du médicament est le fruit d'une véritable négociation de marchand de tapis entre l'État et le fabricant qui prend parfois des mois, voire des années, et qui fait que l'on est souvent en France le dernier pays d'Europe à disposer d'une nouveauté pour soigner nos patients !

Non, décidément, la logique purement économique s'accommode très mal des contraintes de qualité de soins que nous devons à nos patients.

Alors, la prochaine fois que votre pharmacien vous dira que le générique, « c'est la même chose », vous saurez quoi lui répondre !

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 18:32
le 26/11/2010
Depuis 2004, le nombre d'«événements indésirables graves» dans les établissements de soins français - de la prescription erronée à l'incident chirugical - n'a pas diminué. Près d'un incident sur deux serait pourtant évitable.

Rien n'a changé depuis 2004. Tel est le constat amer de la deuxième enquête officielle sur les événements indésirables graves liés aux soins (Eneis) effectuée en 2009 et dont les résultats ont été rendus publics mercredi. En extrapolant les données recueillies auprès de 114 établissements de soins, privés ou publics, et plus de 8000 patients, les auteurs estiment que le nombre «d'événements indésirables graves» est compris entre 275.000 et 395.000 chaque année. Comprendre derrière cet euphémisme jargonneux qu'il y aurait chaque jour en France environ 750 et 1080 accidents médicaux dans les cliniques et les hôpitaux (environ 900 en moyenne). Un chiffre désespérément stable depuis 2004 puisque près de 45% de ces imprévus seraient «évitables».

Un EIG est qualifié d'évitable quand on peut juger qu'il n'aurait «pas eu lieu si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante au moment de sa survenue.» Ainsi, tous les EIG liés à des traitements appropriés mais risqués par définition (chimiothérapies, anesthésie, etc) ne rentrent pas dans cette catégorie. Les conséquences des accidents «évitables» ne sont pas moins graves: ils peuvent aller d'une prolongation de l'hospitalisation jusqu'au décès.

 «Ce n'est pas brillant»

Une grande partie est liée à une mauvaise prescription médicamenteuse (20% des cas) ou à des gestes chirurgicaux manqués. Un mauvais suivi du patient peut également en être la cause. Comme en 2004, l'étude pointe d'ailleurs les «défaillances humaines des professionnels», moins souvent en lien avec des défauts de connaissance qu'avec des conditions de travail dégradées, «une supervision insuffisante des collaborateurs», une «mauvaise organisation» ou encore un «déficit de communication entre professionnels».

Ces résultats alarmants ne doivent pas masquer pour autant «les progrès qui ont été faits, par exemple en anesthésie-réanimation ou contre les infections contractées à l'hôpital», tempère Philippe Michel, directeur du Comité de coordination de l'évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine (CCECQA) et co-auteur de l'étude réalisée avec la Drees (évaluation et statistique). Le rapport souligne en revanche, «une augmentation des hospitalisations pour infections du site opératoire». Deux hypothèses: soit l'infection contractée en milieu hospitalier n'est découverte qu'au domicile du patient, soit les plaies ont été mal prises en charge après la sortie du patient.

Au final, Philippe Michel juge assez durement la situation. «Globalement ce n'est pas brillant», constate-t-il. Aux accidents survenus en clinique ou en milieu hospitalier s'ajoutent en effet «330.000 à 490.000 admissions causées par un EIG, dont 160.000 à 290.000 peuvent être considérés comme évitables», explique-t-il. Cela fait, en moyenne 600 accidents médicaux hors établissements (médecin traitant, SOS médecins, etc) conduisant chaque jour à autant d'hospitalisations, et 60% d'entre elles qui pourraient être évitées. Un autre chiffre inquiétant.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 21:00

 

Le scandale du Médiator est juste un point de départ, un épiphénomène de défaillances structurelles à tous les niveaux. Quelques jours après l’annonce du projet de loi d u ministre Xavier Bertrand, qui n’apporte aucune réponse structurelle, juridique et législative, donc ne changera rien à un système intégralement pharma-amical, j’ai voulu faire une description des grandes lignes du système français de santé et de soins. Montrant comment il est pourri entièrement par les conflits d’intérêts, depuis la tête de l’Etat (Nicolas Sarkozy) jusqu’aux acteurs individuels (professionnels de santé disposant d’un lobby très puissant qui influence les décisions, patients suivistes et sans esprit critique…).

Le texte est écrit pour des lecteurs nord-amérciains, en particulier des Etats-Unis, donc à l’aide de certains exemples et comparaisons des deux systèmes, avec aussi quelques exemples européens, surtout sur le plan des dispositifs législatifs et juridiques, qui seraient essentiels pour réprimer et dissuader les abus de toute sorte. Lors de nombreux échanges avec des professionnels de santé étrangers, de plusieurs pays, j’ai constaté à quel point ils se faisaient des illusions sur le système français de santé, tenu par beaucoup pour un modèle de « médecine socialisée ». L’existence d’une couverture-maladie (régime publique de Sécurité sociale et CMU) fait illusion et empêche une analyse approfondie, qui montrerait que la logique néolibérale et ses outils, la logique de compétition et de marché, l’emporte largement. Généralement, on ne la perçoit même pas, peut-être à cause des apparences républicaines et de protection étatique. Ou alors on la nie ou passe sous silence, par intérêt ou par passivité. Alors comment la contrecarrer ?

Or la couverture financière n’est en rien garantie de qualité des soins et de médecine socialisée. Le système français de santé et de soins, sans coordination, sans évaluation de la qualité, avec une influence extrême du lobby médico-industriel, etc. allie le pire de la logique de marché et de la médecine socialisée, sans en avoir les avantages.


En particulier, l’influence de la médecine organisée (ordre des médecins, syndicats…) maintient la désorganisation et organise une corruption quotidienne et banalisée. Elle rend impossible toute évaluation et toute réforme structurelle. La logique de surmédicalisation et de surmédicamentation a des conséquences multiples et est entretenue, dans un cercle vicieux sans issue, par le consumérisme de patients sans éducation à la santé et sans esprit critique.


Forcément, ce système extrêmement coûteux pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur, ne peut pas tenir. Les industriels et autres groupes d’intérêts le casseront, en particulier au profit des assurances et autres cliniques et organisations privées, en disant qu’il est bien la preuve que la médecine socialisée ne peut pas fonctionner... Mais un tel terme n’est pas approprié pour définir ce qui se passe en France. Il faudrait des analyses structurelles et dépourvues de complaisance et d’intérêts pour le comprendre ; à quelques exceptions près – et le Pr Claude Béraud en est une –, de telles analyses systémiques ne me semblent pas pouvoir venir des médecins et autres professionnels de santé, trop désinformés, mais aussi intéressés et privilégiés par un système qui n'a de républicain que quelques apparences induisant en erreur. Et encore moins des organisations médicales.

Comme le disait le Dr Roy Poses dans son introduction, on voit que la problématique est globale, à quelques différences spécifiques près. Les solutions ne peuvent être que globales, et il me semble que la démystification des illusions et l’incitation à une réflexion sans complaisance, à une exterritorialisation et à un recul critique pour porter un jugement (ce qui est d’ailleurs le sens du mot « critique »), devrait être parmi les premiers pas à faire en ce sens. Je n'ai pas de telles prétentions, loin de là. Mais peut-être que l'exterritorialisation, la connaissance d'autres structures, les échanges internationaux, l'absence de conflits d'intérêts et de corporatisme et... les principes républicains m'ont permis d'avoir un regard un peu différent sur les (auto)mystifications des médecins comme des patients. Et les réactions majoritaires des médecins français, sous des prétextes détournés, me font penser que je vise plutôt dans la bonne direction.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:26


  1. En 1879, le psychologue allemand Wilhelm Wundt déclare que l’Homme est un animal sans âme. Il établit ainsi la fondation de la psychologie et de la psychiatrie modernes.
  2. Aux États-Unis comme ailleurs, les méthodes pédagogiques classiques furent remises en question malgré leur efficacité. Le psychologue Edward Lee Thorndike disait que la phonétique, les tables de multiplication et l’écriture étaient «inutiles ».
  3. Dans les années 40, les psychiatres G. Brock Chisholm (Canada) et John Rawlings Rees (Grande-Bretagne), cofondateurs de la Fédération mondiale de la santé mentale, déclarèrent que les psychiatres avaient mené «une attaque utile » dans la «profession de l’enseignement » et que le but d’une thérapie «efficace », était l’élimination du concept du «bien et du mal ».
  4. Dans les années 60 (et depuis lors), les programmes psychologiques furent introduits dans les écoles. Les psychiatres prétendaient qu’il y avait trois causes au stress que l’on devait éliminer dans les écoles : 1) l’échec scolaire, 2) un cursus centré sur les connaissances générales, 3) les procédures  disciplinaires.
  5. Les psychologues et les psychiatres se sont infiltrés aux postes clés au sein des écoles et ont presque réussi à s’emparer du système éducatif, changeant ainsi les écoles en «cliniques psychosociales ».
  6. En 1952, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de l’Association américaine de psychiatrie (APA) ne contenait que trois «troubles » de l’enfance. En 1980, il y en avait à peu près dix fois plus. En 1987, le «trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention » (THADA) vit le jour suite à un vote des membres de l’APA et fut inséré dans le DSM. En un an, plus de 500 000 enfants, en Amérique uniquement, ont été diagnostiqués comme tels. Dans le monde entier, 17 millions d’enfants scolarisés ont été diagnostiqués pour ces troubles et se sont vus prescrire des stimulants avec des effets semblables à la cocaïne et de puissants antidépresseurs en guise de traitement.
  7. Les psychiatres se basent sur la théorie que les problèmes mentaux proviennent de « déséquilibres chimiques » dans le cerveau ou sont le résultat de « troubles neurologiques » afin de justifier l’administration de puissants médicaments psychotropes.
  8. De nombreux enfants ont reçu un diagnostic de «déséquilibre chimique », en dépit du fait qu’aucun test n’existe pour soutenir une telle affirmation et qu’il n’existe aucune conception réelle de ce que peut être un véritable équilibre chimique.
  9. Avec des millions d’enfants étiquetés frauduleusement comme ayant un «TDAH », la psychiatrie est en train de créer une génération de toxicomanes. Le fabricant d’un stimulant prescrit contre le «TDAH » admet que c’est un médicament provoquant une dépendance.
  10. Des millions d’enfants et d’adolescents prennent des antidépresseurs que les agences de réglementation pharmaceutique du Royaume-Uni, de l’Australie,  D’Europe et des États-Unis ont dénoncé comme pouvant favoriser les suicides.
  11. La montée de la violence gratuite et meurtrière parmi les jeunes est liée à l’introduction et à l’augmentation des prescriptions de médicaments rendant violents.
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:24

Un examen attentif des programmes psychiatriques et psychologiques poussés dans les écoles depuis plus de 40 ans montre une intention claire: transformer les écoles en cliniques de santé mentale et d’ajustement social. Ces programmes ont directement causé l’effondrement des normes d’éducation et des résultats aux tests d’aptitude scolaire partout dans le monde occidental.

  1. Suite à l’intervention des psychiatres et des psychologues dans les écoles, certains programmes comportementalistes néfastes tels que les classes de «clarification des valeurs», «l’éducation basée sur le résultat», «l’apprentissage de la maîtrise», «l’estime personnelle», et les drogues psychotropes y ont semé la confusion et l’échec.
  2. Selon certains éducateurs, «les programmes académiques, basés sur la connaissance» ont été jeté par-dessus bord au profit de la psychologie qui « place les émotions et les systèmes de croyance au-dessus » des résultats scolaires et des connaissances.
  3. Frank Furedi, professeur de sociologie à l’université du Kent, au Royaume-Uni, explique : «Le système d’éducation thérapeutique est basé sur une forme de modification du comportement qui vise non seulement la conduite, mais tente également d’altérer certaines formes de sentiments et d’émotions.»
  4. Le cheval de bataille psychiatrique actuel, le «dépistage des maladies mentales» de tous les écoliers, serait inspiré par la doctrine nazie. C’est un fait que ni les gouvernements, ni les éducateurs ni les parents ne peuvent se permettre d’ignorer.
  5. Les programmes psychologiques vont à l’encontre des droits et du rôle des parents. De plus, ils ont favorisé des taux de suicides, d’abus de drogues et de crimes en hausse constante.
  6. Certains programmes de santé mentale dans les écoles ont été développés afin de canaliser la vie des enfants en fonction d’objectifs idéologiques spécifiques, et cela au détriment non seulement de l’équilibre et du bien être des enfants mais aussi des parents et de la société elle-même.
  7. Au lieu d’inciter les enfants à réaliser des choses et à acquérir une compétence dont ils pourront être fiers à juste titre, le concept psychiatrique « d’estime personnelle » indique à l’enfant qu’il a bien fait quelque chose, que cela soit vrai ou non.
  8. Les psychiatres proclament que « le dépistage de la dépression » a une vraie valeur scientifique. Mais la plupart d’entre eux disent que les questionnaires sont d’une subjectivité flagrante.
  9. Les questionnaires psychologiques posent aux jeunes étudiants des questions très personnelles, embarrassantes, et des questions sur leur moralité tout aussi gênantes.
  10. Les drogues et certains programmes psychiatriques sont impliqués dans l’augmentation de la violence chez les enfants. Dans le sillage des programmes psychiatriques pour enfants, on constate un taux de suicide particulièrement élevé. Ces programmes comprennent le plus souvent des drogues.
  11. Les agences gouvernementales en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en Europe ont averti les docteurs du risque de suicides lié à l’administration de certains antidépresseurs aux jeunes âgés de moins de 18 ans.
  12. « L’éducation sur la mort », dispensée dans de nombreux pays depuis les années soixante-dix, demande aux étudiants de parler du suicide et d’écrire leurs propres testaments et épitaphes. Certains élèves du lycée Columbine ont participé à un cours « d’éducation sur la mort » au cours duquel on leur a demandé « d’imaginer leur propre mort. » Peu après, ils massacrèrent
    plusieurs de leurs camarades avant de se donner la mort.
  13. L’analyste Diane Alden déclarait, « Pendant des années, nous avons eu recours à du conseil, à des thérapies, à des médicaments et à d’autres bizarreries non-académiques et tout ce que nous avons obtenu en échange, ce sont des enfants abrutis qui se sentent bien avec le fait d’être abrutis et violents ».
  14. Les parents ont le droit constitutionnel d’élever leurs enfants en les protégeant contre toute intervention psychiatrique dans leur vie.
  15. Les parents doivent savoir que les psychiatres ou les psychologues utilisent l’école pour tester ou pour évaluer leurs enfants ; ils ont le droit de le refuser et de s’opposer à ce que leurs enfants prennent des psychotropes.
  16. Les conditions physiques, non traitées ou mal diagnostiquées, sont souvent interprétées à tort comme des troubles mentaux ou comportementaux. Le mercure, les toxines et les allergies, par exemple, peuvent affecter le comportement et les performances scolaires, et peuvent créer des symptômes similaires au « trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention ». Les parents doivent faire examiner leurs enfants par un médecin compétent non-psychiatre.
  17. Si un enfant a du mal à apprendre, présente un retard scolaire, n’apprécie pas sa classe ou ne semble pas se concentrer, on devrait essayer de lui faire donner des leçons particulières par un professeur compétent.
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:13

 

La psychiatrie nous montre dans cet article comment elle arnaque les gens.

Sous un phrasé compliqué, pour faire savant, elle explique que… que rien de précis puisqu’elle ne donne aucun nom, aucune statistique. Elle parle d’étude réalisée, mais quelle étude ?

Elle explique que « un projet de sciences médicales à grande échelle composé d’un consortium de 18 partenaires originaires de Belgique, de Bulgarie, d’Allemagne, d’Irlande, de France, d’Italie, des Pays-Bas, d’Autriche, de Suède et du Royaume-Uni ». Wouaaah ! Ça sonne bien mais ça ne donne rien de précis.
Où sont les tests faits, comme il se doit, sur des milliers de sujets ? Quels sont les résultats obtenus ? Nada bien sûr car jamais depuis plus de cent ans elle n’a donné de résultats dignes de scientifiques. 
Ce que je trouve « bizarre » c’est que cette découverte sort après l’affaire du Médiator. Tiens tiens, on dirait bien que la psychiatrie sent que certains antidépresseurs vont passer à la trappe et nous annonce tambour battant qu’il existe maintenant une nouvelle « race de médicaments ». Chassez la psychiatrie par la porte elle revient par la fenêtre.

Le Webmaster

Le fonctionnement des antidépresseurs: de nouvelles découvertes pourraient améliorer le traitement de la dépression

Des chercheurs financés par l’UE de l’Institut de psychiatrie du King’s College London au Royaume-Uni ont découvert pour la première fois dans un modèle humain comment les antidépresseurs participent à la création de nouveaux neurones, ce qui signifie que les chercheurs peuvent désormais mieux développer des médicaments plus efficaces pour combattre la dépression. 

L’étude a été menée dans le cadre du projet MOODINFLAME, financé au titre du domaine thématique «Santé» du septième programme-cadre (7e PC). 

Tandis que les études antérieures ont montré que les antidépresseurs produisaient de nouveaux neurones, le fonctionnement de ce processus n’avait jamais été établi. 

L’étude, publiée dans la revue Molecular Psychiatry, montre que les antidépresseurs régulent le récepteur de glucocorticoïde (GR), une protéine clé impliquée dans la réponse au stress. L’étude a également montré que tous les types d’antidépresseurs dépendent du GR pour créer de nouveaux neurones car il active les gènes particuliers qui transforment les cellules «souches» immatures en neurones adultes. 

L’auteur principal de l’étude, Christoph Anacker, explique: «Pour la première fois dans un modèle cliniquement pertinent, nous avons pu démontrer comment les antidépresseurs produisent de nouvelles cellules souches et accélèrent leur développement pour former des neurones adultes. De plus, nous avons démontré pour la première fois que les hormones de stress, généralement en quantités élevées chez les patients en dépression, avaient un effet contraire. En augmentant le nombre de nouvelles cellules dans le cerveau humain adulte, les antidépresseurs contrebalancent les effets négatifs des hormones de stress et peuvent empêcher des anomalies cérébrales qui entraîneraient des modifications d’humeur et une mauvaise mémoire communs à la dépression.» 

Cette recherche est la dernière dans une succession de projets relatifs au rôle de la protéine GR dans la dépression menée par le laboratoire de stress, de psychiatrie et d’immunologie (SPI-lab) du King’s College London. Pour cette recherche, l’équipe a utilisé les cellules souches humaines hippocampales (la source des nouvelles cellules du cerveau humain) pour tester dans une éprouvette les effets des antidépresseurs sur les neurones cérébrales. 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la dépression touche près de 121 millions d’individus dans le monde entier et constitue l’une des principales causes d’incapacité. Moins de 25% des personnes souffrant de dépression ont accès à des traitements efficaces. 

Des études récentes ont démontré que les patients dépressifs présentent une neurogenèse affaiblie, ce qui signifie qu’ils subissent un développement moindre de nouveaux neurones. Une neurogenèse plus faible contribuerait à l’apparition de symptômes psychologiques affaiblissants typiques à la dépression, tels que des troubles de l’humeur et de la mémoire. 

Près de la moitié des patients ne parviennent pas à surmonter la dépression avec les traitements actuels, ainsi est-il impératif de concevoir de nouveaux antidépresseurs plus efficaces. Bien que cela constitue un réel défi, l’identification de nouveaux mécanismes à cibler est un pas dans la bonne direction. 

MOODINFLAME est un projet de sciences médicales à grande échelle composé d’un consortium de 18 partenaires originaires de Belgique, de Bulgarie, d’Allemagne, d’Irlande, de France, d’Italie, des Pays-Bas, d’Autriche, de Suède et du Royaume-Uni. 

Les principaux objectifs sont de développer des tests sanguins et des balayages cérébraux pour identifier l’inflammation chronique modérée chez les patients souffrant de troubles de l’humeur et chez les individus risquant de souffrir d’un trouble de l’humeur, tels que les enfants, ainsi que pour traiter les patients et individus à risque pour les principaux troubles de l’humeur à l’aide de médicaments anti-inflammatoires. 

Le projet explorera également des modèles animaux (notamment les souris et rats) des principaux troubles de l’humeur, dont les animaux présentant des degrés d’inflammation faible, et étudiera tout mécanisme cérébral anormal en profondeur avant de mettre à l’essai les différentes possibilités de correction avec des médicaments. 

Christoph Anacker conclut: «Après l’identification du récepteur glucocorticoïde en tant que principal acteur dans le développement de nouveaux neurones, nous serons en mesure d’utiliser ce nouveau système de cellules souches pour modéliser des maladies psychiatriques en laboratoire, mettre à essai de nouveaux composés et développer des antidépresseurs ciblés plus efficaces. Toutefois, il est important que les prochaines études examinent tous les effets possibles d’une neurogenèse renforcée sur le comportement humain.»

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:07

Plume de presse – 9 septembre 2011

 

Alors que les députés de droite sont en train de voter le plan de rigueur de François Fillon, relayons à nouveau le discours de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie*, dénonçant en mai 2010 dans Le Monde la volonté de l’Union européenne de mettre en place « un plan coordonné d’austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n’est pas ce qu’il faut faire », et aussi : « il faut soutenir l’économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur ». C’est exactement ce que font nos zélés sarkozystes. Exemple de cette démarche aussi inique que suicidaire livré par La dépêche : «L’idée de créer un impôt sur la santé, c’est une blague ?» La phrase anonyme est un slogan qui désigne un impôt déguisé. C’est le cri de la Mutualité Française qui a décidé de mobiliser ses adhérents après l’annonce du Premier ministre François Fillon d’augmenter la Taxe sur les contrats d’assurance (TCA) censée rapporter 1,1 milliard d’euros. Le secteur des complémentaires santé n’échappera pas aux mesures du plan d’austérité décrété par le gouvernement qui souhaite faire passer la TCA de 3,5% à 7% et gagner ainsi 100 millions d’euros. La mesure a été votée hier soir à l’Assemblée nationale. Dénoncée comme «injuste» et «pénalisante pour les classes populaires et moyennes» par l’opposition, elle a été adoptée par 130 voix pour, 84 contre. » L’expression d’ « impôt sur la santé » nous rappelle l’ignominie des franchises médicales, faisant payer les cancéreux pour les « responsabiliser »… En ce qui concerne l’alourdissement de la fiscalité sur les contrats d’assurances, « la taxe va probablement se traduire, selon les mutualistes, par une majoration de tarifs de 5 à 10% pour les assurés », précise La tribune. Dans un contexte où 23% des Français déclarent avoir renoncé à des soins en 2010. Merci la droite antisociale, crevez donc, les pauvres !

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:05

 

 Médecins : vers la fin des gardes de nuit ?

Sud-ouest dimanche 18 septembre 2011
Déjà supprimées dans plusieurs régions de France, les astreintes de nuit profonde des généralistes sont amenées à disparaître en ville comme à la campagne
En dépit de la suppression du financement des astreintes de nuit profonde, le médecin Pierre Duporté reste disponible pour ses patients 24 h sur 24 dans le canton de Bazas (33). photo stéphane Lartigue
C’est dans les cartons… Au grand dam de certains médecins et patients. Les Agences régionales de santé (1) envisagent de généraliser la suppression des astreintes de nuit profonde, comprises entre minuit et 8 heures, pour tous les généralistes.
Si c’est déjà le cas dans plusieurs départements de France comme en Gironde (sauf Bordeaux et CUB), dans le Lot-et-Garonne, en Charente, en Charente-Maritime (lire ci-dessous) et dans certains secteurs de la Dordogne (2), les ARS souhaitent étendre le dispositif à l’ensemble du territoire. « Un cahier des charges régional sera arrêté fin 2011, début 2012, mais rien n’est encore décidé », tempère Patrice Richard, directeur de l’offre de soins à l’ARS Aquitaine. Économies obligent. Les médecins ne se déplaceront plus chez leurs patients, qui seront renvoyés vers le centre 15, à l’hôpital, où un médecin régulateur réalisera un diagnostic par téléphone.
La colère de SOS Médecins
Si cette décision est adoptée, ce sont près de 30 000 patients dans l’agglomération bordelaise qui s’orienteront chaque année vers les hôpitaux déjà surchargés. Et la mesure commence déjà à irriter certains professionnels. Notamment au sein de l’association SOS Médecins, où les praticiens réalisent bon nombre de leurs actes en visites de nuit à domicile. Ces médecins généralistes ont même tiré la sonnette d’alarme en lançant une pétition en ligne. « C’est une mesure strictement comptable qui remet notre travail en question et qui risque de surcharger encore un peu plus les urgences des hôpitaux », lâche Frédéric Chemin, président de l’association.
Un avis partagé par le docteur Vincent Maisonnave, urgentiste sur la côte basco-landaise : « Si ce système est généralisé, je pense que l’ARS devra augmenter le nombre de médecins régulateurs dans les hôpitaux qui vont recevoir davantage d’appels téléphoniques. »
Également médecin, la députée socialiste bordelaise Michèle Delaunay est montée au créneau à l’Assemblée nationale en interpellant la secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra : « Cette mesure de suppression des astreintes de nuit est honteuse ! Réductrice ! Elle prive les Français de leur médecin pendant la nuit, alors qu’il s’agit d’un service public. C’est pourtant pendant la nuit profonde que les patients souffrent et broient du noir. Je ne pense pas que le médecin régulateur du 15 chargé de faire un diagnostic téléphonique leur accordera la même écoute », s’agace l’élue.
Mais si les ARS décident de supprimer le financement des astreintes des généralistes, cela n’empêchera pas les médecins qui le souhaitent d’assurer des permanences de soins au domicile des patients, en empochant une simple visite. C’est le cas du docteur Pierre Duporté, médecin généraliste à Bernos, dans le canton de Bazas (33), disponible 24 heures sur 24 et qui ne compte pas les heures avec ses patients. Mais les professionnels de la santé sont loin d’avoir tous la même opinion. C’est le cas de nombreux généralistes. Selon le médecin bordelais Bernard Plédran, du syndicat MG France, si de telles mesures sont prises, c’est aussi parce que les patients ont abusé du système.
« Pas magicien »
« Une visite à domicile la nuit ne sert pas à grand-chose, car un généraliste n’est pas un magicien. Si le malade est dans un état grave, il faut contacter le centre 15 ou les pompiers. Souvent, les patients appellent alors qu’ils pourraient très bien attendre le lendemain. » Pourtant, il n’est guère aisé de réaliser un bilan clinique par téléphone… « Mais lorsqu’un médecin généraliste travaille de jour et qu’il doit en plus assurer des astreintes de nuit auprès des malades, il ne dort pas. Et à ce moment-là aussi, il peut se tromper de diagnostic », insiste-t-il.
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:01
Carnet de notes de Yann Savidan - 23 septembre 2011
 
C’est une énorme colère qui m’anime ce matin.
En effet,  avec le plan antidéficit du gouvernement les personnes malades  vont devoir subir  la double peine infligée par le gouvernement Sarkozy.
L’augmentation de 100 euros par an des mutuelles est une décision scandaleuse.
La taxe sur les mutuelles  complémentaires santé va doubler et passer de 3,5%  à 7% au 1er octobre prochain. Cette fois encore le gouvernement fait preuve d’une très grande injustice, visant les personnes qui ont le plus besoin de traitement et de soins médicaux.
Etienne Caniard, président de la Fédération nationale de la Mutualité française, s’indigne lui aussi ce matin dans les colonnes du Télégramme de Brest Ce sont nos concitoyens qui vont contribuer à cet impôt, non pas en fonction de leur revenu, mais de leur besoin de santé, les classes moyennes et populaires, ainsi que les familles, étant ainsi les plus touchées. Puis de rajouter Pour accéder aux soins, les Français devront payer 1,1milliard d’euros par an pendant que les hauts revenus ne contribueront que, et provisoirement, à hauteur de 200millions d’euros. Cela est d’autant plus incohérent que le gouvernement est revenu sur la taxe relative aux parcs d’attractions et a atténué les dispositions relatives aux plus-values immobilières.
L’UFC que choisir, lance un autre  cri d’alarme. Encore un ! Les assureurs pourraient être tentés de sélectionner leurs clients en fonction de leur état de santé, puisqu’ils en ont la possibilité, contrairement aux mutuelles. Ces dérives nous conduisent tout droit vers un système de santé à la mode américaine.
Au Comptoir de sa Comète, Nicolas évoquait lundi dernier,  la décision du gouvernement d’arrêter le remboursement de 600 médicaments.
Parmi ceux-là, la baisse du remboursement des traitements de la maladie d’Alzheimer. Je me souvient des discours grandiloquents du monarque Sarkozy pour lutter contre cette maladie et de son fameux plan Alzheimer. Une fois de plus, il manque à sa parole. Ces annonces et gesticulations n’ont d’égales que son incompétence à gérer une politique, à garder un cap pour la nation et dans ce cas présent à tenir ses engagements en matière de santé publique.
En cette Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, la Haute Autorité de la Santé, donc des gugusses qui savent de quoi ils parlent, doivent annoncer que les quatre principaux médicaments utilisés pour lutter contre cette maladie, ne seront plus remboursés à 100% par l’assurance-maladie. Je me demande si ces cols blancs imaginent l’impact de leurs décisions. Pour faire court ce seront environ 800.000 familles qui vont être concernées et qui devront débourser en moyenne 90 à 95 euros de traitement par mois.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:57
Nouvel Obs – 17/09/11
Des ouvrages sont parfois majeurs, tellement ils impactent une façon de vivre de nos sociétés. Ainsi, chez Actes Sud, un ouvrage « vérité » vient faire bouger les lignes : « Menace sur nos neurones ».
Il prend aux tripes et montre combien la société doit rester vigilante pour faire les bons choix en matière de santé. Marie Grosmann et Roger Langlet abordent dans le détail plusieurs sujets concernant le large spectre des maladies mentales. On trouve un panel d’information touchant le calvaire des Alzheimer, des Parkinson et des dépendants en général. Un leitmotiv : l’enjeu majeur de la santé publique est oublié. Exit la prévention… Au lieu de cela, on note les liaisons dangereuses entre recherche « à but lucratif » et organes financiers, voire spéculatifs. On voit que plus un pool de malade est grand moins la prévention est appliquée. Pourtant que ce soit pour les peintures aux plombs comme l’usage d’additifs ou la mal bouffe, les solutions de prévention coûteraient moins cher à la société que de continuer à exposer les gens en promettant de trouver des thérapeutiques adaptées…  
Mais les autres descriptions du livre montrent combien le système devient le pire ennemi du patient. En ligne de mire, les politiques de recherche. Ici, on aura un directeur de l’INSERM qui démontrera que pour un euro donné à la recherche, il en découlait 0,39 euro de dividende à vie… bel esprit pour développer des produits peu efficace et souvent dénoncé comme créant le trou béant de la sécurité sociale. L’idée est de faire de l’argent avec tous les cerveaux, un peu comme on avait inventé le syndrome métabolique qui se résumait en la bedaine des quadras… On sait aujourd’hui que le résultat de ces idées délirantes a conduit massivement à un scandale comme celui de Mediator. Les coupes faims étant devenu une sorte de saint Graal pour éviter les surpoids, on devait vendre du médicament coûte que coûte et jusqu’à ce que 2000 personnes en trépassent.
Pour les maladies mentales et Alzheimer, l’ouvrage décrit le marché qui déchaîne les appétits. On ira jusqu’à créer une société privée pour compiler les données des patients Alzheimer ce qui correspond à une mine pour de futures recherches à destination d’actionnaires gloutons.
Logiquement ces informations devraient rester dans le giron de l’état, mais là encore, une forme de lobbying du pire semble s’exercer pour privatiser la maladie et en tirer le plus de fric.
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